‹ Histoire de la puissance pontificale (volume 4)Chapitre 95 sur 112 · Wil!. Mdlm., p. 181; Orderic Vital, p. 919 et siiiv · texte numérisé non relu

Wil!. Mdlm., p. 181; Orderic Vital, p. 919 et siiiv

çaiéni d'eii appeler à Rome. Le roi né voulait point céder, et les évéques n'osaient aller jusqu'à l'anathème. Les comteii commençaient à tirer leurs glaives. Cette rivalité épiscopale les importunait, et le concile se sépara de lui-même àans rien c^onclure. Mais les prélats s'en vengèrent bientôt^ quand l'impératrice Mathilde, la fille de Henri I", l'héritière légitime de la couronne, vint la disputer à l'usurpateur. L'évéque de Winchester, plus légat que frère, se rangea du côté de Mathilde et la fit proclamer reine d'Angleterre en répétant ce qu'il avait déjà dit dans le concile : qu'au clergé seul appartenait le droit d'élire et de sacrer les rois ^ Ainsi Papes et prélats étaient imbus de ces principes; et les souverains les acci*éditaient par leur faiblesse. « Ainsi, dit Hume dans > son histoire d'Angleterre^, tandis que Rome était » déchirée par les schismes et par les factions, la puisf sance de l'Église faisait chaque jour des progrès en » Europe. L'ignorance et la superstition des peuples, f qui faisaient sa force, étaient un ressort si commun, 1 d'une efficacité si générale, qu'il pouvait réussir dans » les mains lés plus maladroites. »

C'est là ce qu'attaquait Arnaud deBrescia dont les p^sécutions de saint Bernard n'arrêtaient point les prédications, c Cet homme, dit Othon de Frissingeh^ ne » manquait ni d'adresse ni d'éloqu<^iîce. Il aimait à se f distinguer par une conduite extrao'rdiiiaire, côtttrefai- » sait admirablement l'homme sage^ et cachait soas une

i. Malm., p. 187.

î. Trad. Guizot, 1. 1, p. 409.

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