‹ Histoire de la puissance pontificaleChapitre 102 sur 150 · Simplic.^ EpUi, V · texte numérisé non relu

Simplic.^ EpUi, V

céda, mais ce ne fut point à Tévêque de Rome, c'est à la peur de Zenon qui revenait sur Gonstantinople à la tête d'une armée. Pour fléchir Acace, qui soulevait le peuple en faveur de l'Isaurien, il rétracta sa circulaire, il condamna les hérétiques dont il avait protégé les violences, il fit reconnaître et recopier les actes de Ghalcédoine; et le patriarche Acace ne manqua point d'y maintenir le canon que repoussait le pontife qui Tavait nommé son légat. La révolution fut complète, Zenon reprit sa couronne et Acace triompha de ses ennemis. Le pape Simplicius informé de cet événement les félicita Fun et l'autre, et provoqua la déposition, le châtiment de Timothée Élure, de Pierre le Foulon, de tous ceux qui avaient pris part à ces désordres. Les historiens du saintsiége,et Fleury après eux, n'ont pas manqué de dire que l'empereur Zenon exécuta ce qu'avait désiré le pape ^ Ce serait un triomphe assez triste pour le saint-siége. Zenon n'avait pas besoin d'être excité par lui à châtier ces hérétiques. Il avait dans Acace un conseiller aussi impatient de se venger que Simplicius pouvait Têtre. Il fit tout ce que voulait son patriarche ; et l'on vit encore une fois les mêmes évêques rétracter leurs signatures et revenir à la doctrine que Basilisque leur avait fait renier. L'ambitieux Acace, délivré de ses ennemis, reprit tout le caractère d'un métropolitain d'Orient. Il avait invoqué, flatté le saint-siége, comme un auxiliaire utile à ses intérêts. Dès que Rome leur devint contraire, il se joua de ses prescriptions et de ses défenses. Pendant l'usurpa-

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