Comte Marcellin, Chron,; Fleary, lir. XXXII. cb. y
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portable au rai des Gûtha. Mais ee malheureux, dont le pontifical ne dura point deux an», n'avait pas eu le temps de fatiguer Théodoric ; et le voyage de Constantinople attesterait a^ contraire sa docilité. Gibbon suppose que le roi punit c(»nme un crime la vénération qu'on avait témoignée au premier pape qui eût visité cette capital 4. Mais ce crime éfait celui de l'empereur et de son peuple, et une pareille jalousie n'était pas soutenable. Je crains que Baronius n'ait approché de la vérité, esi disant qu'au Heu de plaider la cause des Ariens, le pape avait excité Tempereur à persévérer dans le dessin de les détruire s. Un Damase, un Gelase n'y aurais! point manqué. Mais Jean «vAit obtenu grftce peiH* les Ari^f^, et en l'accusait d'une pieuse perfidie^ l'auteur des Annales ecclésiastiquea le calomniait peut-être avec Tintention de le louer. Pour admettre cette raison, il faudrait supposer, il ^t vrai, que le pape ei l'en^ereur se seraient concertés pour }ouer une affreuse comédie, mais ïe» circonstances donnent quelque vraisemblance à cette hypothèse. Quoi qu'U en soit, le sénat et le peuple Romain firent jostemmt alarmés de cet acte de tyrannie, car Théodorîc venait de donner un terrible exemple ^ son iniexibiUté par le supplice du célèbre Boëçe^ qui, apFès avoir provoqué et soutenu une velléité d'indépei>dance de la part du sénat romain, vit ce même sénat se hfâter d^paiser la colève du roi des GoAhs pap la cour damnation du philosophe qui avait e$pévé le retever de sf dégiadcalion.