‹ Histoire de la puissance pontificaleChapitre 18 sur 150 · Epist · texte numérisé non relu

Epist

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cQ)te aupnimatie n'eiit paii évigée m droit. La dignitt) do métropoUiain , de patriarobe at les privilèges attachés à qe» titreii ne «eponl reconnus que quatre-vingts aii9 après? par te ooneile de Nieée ; et nous verrons que le n^étropolitain d§ Rome ne Ait pas mieux traité que les

autres* Après œs témoignages irrécusables, que dire de toutes

les fraudes historiques, de ces altérations de textes, qui dans le moyen âge et même de nos jours, n'ont pas d* autre but que d'établir la suprématie de Rome dès les premiers temps de TÉglise? Voyez le jésuite Labbe, qui dans son HUlom des Coneiht^ ramasse tous les documents vrais ou apocryphes d'où peut résulter cette suprématie et qui en invmite au besoin. Vous n'y trouvères pas un chapitre qui ne porte ce titre : Concile tenu sQus tel pape; et pela dès les premiers siècles, en Italie, en Espagne, en Orient, quand ces conciles s'assemblaient tous d'eux-ménies ou sur la convocation d'un titulaire du siège apostolique, sans que l'évéque de Rome se dou* tât de leur existence. Ces suscriptions sont donc souverainement absurdes, surtout en ce qui touche l'Orient. La vraisemblance ne commence à Tégard de l'Occident qu'aux lettres de Faustin de Lyon et de saint Gyprien, c'esH-dire k l'an 253 de l'ère chrétienne; et il est Acheux que la suite de cette affaire nous soit inconnue. On ne trouve nulle part la réponse d'Etienne à Tévêque de Cartbage, Nul ne sait si les prélats de la Gaule furent convoqués, et si Martien fut déposé et remplacé par eux ^

h Tillem., t. IV, p. 64.

La Gallia Christiana offre ici une lacune de soixante ans dans la nomenclature des évêques d* Arles; et elle commence précisément à cet épisode de Tépiscopat de Martien, dont la mort même n'est pas racontée. Il faut donc s'en tenir à la lettre de saint Cyprien ; et l'autorité de l'évéque de Rome sur la province de Gaule y est en quelque sorte établie, mais avec toutes les restrictions qui découlent de l'opinion de ce même prélat sur l'unité de l'Église et sur l'indépendance des évêques! Nous rencontrerons en effet des témoignages assez vifs de cette indépendance dans l'histoire même de TOccid^nt, quand nous en serons au concile d'Arles assemblé en 314 par l'empereur Constantin, au schisme d'Antiocbe, à l'exconimuoication lancée en 358 contre le pape Libère par un simple évêque de Poitiers, et enfin à l'épiscopat de saint Ambroise. Mais malgré ces o^emples du réveil de l'égalité épiscopale, il faut convenir que, vers la fin du troisième siècle, il y avait une dé^ férenca marquée pour le pape de Rome de la part des évêques de la Gaule et de l'Italie, soit que les paroles prêtées à saint Irénée eussent fait reconnaître sa prééminence, soit que le titre de siège apostolique, dont Rome seule jouissait en Occident, lui ait attiré les respects des évêques. Cette déférence se changea naturellement et sans effort en obédience'; mais nous distinguerons l'Église d'Espagne, que nous avons vu résister aux protestations d'Etienne, et qui, cinquante ans plus tard, régla la première un grand nonibre de points de discipline, sgns que le clergé de Rome, pendant une vacance du siège, songeât à lui en contester la faculté.

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