‹ Histoire de la puissance pontificaleChapitre 27 sur 150 · Tillemont, t. I, p · texte numérisé non relu

Tillemont, t. I, p

soumise à Tautorité impériale, qui domine dans toute cette affaire : et les actes des conciles d*Ancyre et de Néocésarée, qui se tenaient en même temps en Orient, n'y sont reçus que sous le bon plaisir de la puissance temporelle.

Cette puissance reçoit un nouvel éclat d'un second appel que l'opiniâtreté des Donatistes ose faire encore à la justice de Constantin lui-même; et cet appel prouve qu'Heidegger a eu tort d'avancer dans son histoire du papisme *, que Constantin avait présidé le concile d'Arles. Il en a approuvé les décisions sans doute : mais s'il l'eût présidé, il est possible que l'impudence des Donatistes n'eût pas été poussée plus loin. Je ne sais ce qu'il faut croire cependant de l'horreur que Tillemont lui fait éprouver, sur le témoignage d'Optat % àla lecture de ce second appel. Cette horreur ne fut pas aussi opiniâtre que la rébellion des Donatistes. Il accepta l'arbitrage; et après avoir traîné les appelants à sa suite pendant une année entière de Trêves à Rome et de Naïssus à Milan, il prononça enfin comme arbitre suprême de la foi, comme chef de l'Église, sans qu'aucun évêque, pas même celui de Rome, osât protester contre un acte d'autorité qui aurait soulevé toute l'Église du douzième siècle. Nous ne l'oublierons pas quand nous en serons à raconter les luttes du pontificat contre l'Empire. Douât et ses adhérents furent condamnés pour la troisième fois; et le bras séculier qu'ils avaient invoqué, s'appe-

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