Hist. de PArianitme, lir. I, p
deux évêquesqui siégeaient comme juges, quoiqu'ils eussent ouvertement soutenu son hérésie, et parmi lesquels figuraient au premier rang les deux Eusèbe de Nicomédie et de Gésarée. L'hérésiarque expliqua sa doctrine, fut condamné par les Pères du concile, et Constantin crut devoir y ajouter la peine du bannissement. On a beaucoup disserté sur cette sentence impériale, qui serait d'une révoltante iniquité, si, comme l'ont prétendu saint Jérôme * et Baronius, l'hérésiarque avait souscrit à sa condamnation et mérité par son repentir de rentrer dans le sein de l'Église. Cette erreur d'un grand écrivain qui n'était pas né à l'époque de ce concile, a été victorieusement démontrée. La lettre synodale qui explique la condamnation en' est la première preuve. Le témoignage de Sozomène la fortifie ^ et l'arrêt de Constantin dépose évidemment de l'opiniâtreté d'Arius. Ce ne fut pas un simple arrêt de bannissement. L'empereur ordonna en même temps de brûler ses livres et menaça du dernier supplice ceux qui auraient la témérité de les cacher 3. Bayle a raison de remarquer cette énorme disproportion entre les fautes et Les peines, puisque Ârius était moins maltraité que ses livres, et surtout que ses lecteurs. Mais Constantin ne parut pas tenir à la rigoureuse exécution de son arrêt, puisque, trdis mois plus tard, suivant Philostorge, il se borne à exiler comme Ariens les évêques de Nicée et de Nicomédie.
Cependant une aussi grande réunion de prélats ne