Œuv. Eedég., p
1 r.ll, p. 623.
Le nouveau pontife romain était un esprit altier, ambitieux, prêt à saisir toutes les occasions d'accroître ses privilèges. Il ne se hâta point cependant de démasquer ses prétentions, et il reçut les délégués comme Teùt fait le plus humble de ses prédécesseurs, sans y voir autre chose qu'une déférence commune à tous les évêques. Mais Athanase avait connu le départ de cette députation, deux de ses prêtres l'avaient suivie pour expliquer les faits à son frère de Rome; et Jules, dont l'orgueil transformait cette démarche en appel, conçut alors le dessein de la faire tournera l'avantage de son siège. L'émissaire des Eusébiens pénétra-t-ij ses intentions secrètes, ou craignit-il de se mesurer avec les envoyés d' Athanase? c'est ce qu'il est difficile de décider. Mais il sentit que sa mission changeait de caractère, et il s'échappa de Rome pendant la nuit pour se dérober à la nécessité de débattre ce qui n*était plus en question, devant un tribunal dont aucun prêtre d'Orient n'avait encore reconnu la compétence. Il laissa seulement ses deux diacres, moins pour assister aux débats que pour observer la conduite de ses adversaires; et quand Jules voulut les attirer dans une conférence publique, ces deux diacres n'y parurent que pour réclamer la convocation d'un concile. Toute version contraire à cette interprétation des textes est fondée sur un document apocryphe *, dont la supposition a été reconnue par les savants éditeurs des Pères de l'Église. La demande d'un concile est seule incontestable ; et Jules lui-même s'arrêta devant cet appel. Il ne se croyait pas