‹ Histoire de la puissance pontificaleChapitre 38 sur 150 · Preicrip. Juli ad orient. , apud Afkeneuni · texte numérisé non relu

Preicrip. Juli ad orient. , apud Afkeneuni

encore supérieur à ces assemblées d'évéques. Il ne fit même cette convocation qu'après avoir pris Tavis de ceux d'Italie \ et il invita Athanase à s y rendre.

Ce digne évêque ne s'était pas borné cependant à l'envoi d'une députation au siège de Rome. Il savait que ses juges naturels étaient en Orient. Avant de connaître ce que ferait le pape Jules, il avait assemblé un concile dans Alexandrie pour empêcher l'intronisation de Piste ; et la décision de ce concile, qui l'avait maintenu dans son siège, la lettre synodale qui l'annonçait au monde catholique étaient signées par cent évêques d'Egypte, de la Thébaïde, de la Lybieet de la Pentapole. Mais l'opiniâtre Euscba n'était pas resté oisif en face du synode d'Alexandrie. La faveur de l'empereur Constance soutenait toujours son audace; et cette faveur venait de se manifester par la déposition de l'évêque Paul que les orthodoxes avaient naguère élevé sur le siège de Constantinople. Eusèbe, qui avait provoqué ce coup d État, témoignage authentique de la puissance impériale, ne voulut point que cette métropole passât à quelque autre ennemi de l'arianisme; et violant encore une fois les règles de l'Église pour se rapprocher de la cour et de son maître, il se fit transférer du siège de Nicomédie sur celui de la nouvelle capitale de l'Orient. Fier de l'autorité que lui donnait cette translation, il se hâta d'opposer un concile à celui d'Alexandrie, afin de détruire l'effet de la lettre synodale que cent évêques avaient souscrite pour annoncer le maintien d' Athanase^ et de prévenir en même

Page 1