Ilisi» des Conciles, t. i
par saint Paul à saint Pierre, ajoute que dans tous les cas on ne pouvait leur contester d'avoir été réunis dans le martyre *, et comme personne ne saurait nier celui de saint Paul à Rome^ celui de saint Pierre résultait nécessairement des paroles de Tertuilien. Presque en même temps, sous le règne de Caracalla et pendant le pontificat de Zéphirin, un auteur du nom de Caïus dit que les tombeaux des deux apôtres étaient élevés sur la route d'Ostie. Ce prêtre est un disciple de saint Irénée; il est loué par saint Jérôme, par Théodoret, par beaucoup d'autres, mais il serait peut-être permis de demander à quelle époque les chrétiens de Rome auraient osé élever ces deux tombeaux, puisqu'ils étaient réduits à se cacher et à se faire enterrer dans les catacombes. De Néron à Caracalla la persécution ne cessa point. Tous les prédécesseurs du pape Zéphirin subirent le martyre. Les empereurs, au nom desquels on les mettait à mort, auraient-ils souffert l'érection des deux tombeaux? Où est le livre dans lequel Caïus affirme qu'il les a vus? Quoi qu'il en soit, les paroles de saint Irénée et de Tertuilien suffisent déjà pour prouver que les voyages de saint Pierre à Rome étaient une tradition reçue de leur temps, soit qu'elle vint du livre de Papias ou de tout autre document qui nous est inconnu. J'ai voulu, j'ai dû montrer comment cette croyance s'était établie. J'ai acquis ainsi le droit de reconnaître la vertu, le savoir, la sainteté des Papes dont je vais exposer la politique et la vie. Ainsi, cent ans après Caïus, Lactance ne craint