Traité deg ProMcnptions, ch. xiii
plus d'être contredit, lorsque dès le début de son livre sur la Mort des persécuteurs^ et dans le quatrième de ses Insiitittiom divines^ il parle des prédications et du martyre des deux apôtres dans la ville impériale. Eusèbe adopte enfin la tradition, et c'est désormais un article de foi sur lequel va s'appuyer l'autorité des évêques de Rome.
Mais il reste un dernier point b débattre. Si le séjour de l'apôtre est admis, Tépiscopat ne Test point encore. Qu'on ne s'étaye point du titre d'Apostolique donné au riége de Rome pour admettre cet épiscopat. Tertullien donne d'abord ce titre à toutes les Eglises fondées par les apôtres, à celles de Jérusalem, de Smyrne, d'Èphèse, de Thessalonique, de Corinthe, et va même jusqu'à le conférer à toutes celles qui en sont dérivées. Il nomme la capitale de l'empire sans la distinguer des autres, et nous remarquerons qu'à l'exception de saint Jacques, évêque de Jérusalem, aucun apôtre n'est positivement cité pour avoir siégé dans la chaire qu'il a fondée *. Saint Jean l'Évangéliste passe pour en avoir fondé six en Asie, et il se fixe dans celle d'Éphèse, dont saint Paul est le fondateur. Il n'était pas même bien établi, avant saint Jérôme, que saint Pierre eût siégé dans Antioche. On a disputé longtemps sur le nombre d'années qu'il y a passées. On ne sait au juste à quelle époque il laisse ce siège à son disciple Ëvodius. Ce serait d'ailleurs le premier* exemple d'un évêque qui de son vivant aurait cédé son sié^e à un autre; et un auteur mo-