‹ Histoire de la puissance pontificaleChapitre 6 sur 150 · Tillemont, 1. 1, p · texte numérisé non relu

Tillemont, 1. 1, p

derna* a*flat borné à dire qu'il y avait seulement établi une sorte de résidence. L'épiscopat de saint Pierre ne résulte pas du texte de saint Irénée. {1 dit bien que le siège de Rome conserve la tradition de la foi des apôr* très, que, vu l'importance, la puissante autorité de cettô Église, il est nécessaire que tous les fidèles de la chrétienté la considèrent comme la dépositaire de la doctrine apostolique; mais il ne dit pas que saint Pierre en eût été le premier évêque. Il affirme au contraire que les deux fondateurs et instituteurs de cette Église en doa* nèrent l'administration à saint Lin ^. Je reviendrai à (a fin de ce chapitre sur cette puissante autorité dont parle le prêtre de Lyon. Je ne m'occupe en ce moment que du prétendu épiseopat de saint Pierre. Ëqsèbe est à cet égard plus affirmatif qulrénée. Il parl^d'Evodius, comme étant le premier évéque d'Antioche, et de saint Lin, comme le premier des évéques de Rome. Il ne laisse à saint Pierre que l'honneur de les avoir consacrés. Lac-r tance enfin, que nous venons de voir attester le martyre, ne parle point du pontificat. Il faut descendre à la fin du quatrième siècle pour trouver une assertion positive. C'est saint Jérôme qui la donne, tant pour l'épiscopat d'Antioehe que pour celui de Rome. C'est lui qui fixe à vingt-cinq ans la durée du dernier, et qui le fait ainsi remonter jusqu'à la q|[iaranteruni.ème année ^ de Jésus-Christ, c'est-à-dire à l'empire de Claude, sans voir que cela contrarie un peu les Afites des Apôtres,

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