OpL, liv. II
%, Amm. Mvc, liv. XXYII, ch. ui.
le traite de lâ Virginité que saint Jérôme fait la satire des scandales blâmés par Ammien Marcellin. C'est dans un fragment de préface sur un livre de Didyme qu'il traite le clergé de Rome de sénat de Pharisiens, de faction d'ignorants. On ne saurait trop se mettre en garde, et surtout dans un ouvrage comme le nôtre, contre les altérations de textes, les citations et les rapprochements que se. permettent les historiens et les critiques de la catholicité. Mais quand il s'agit du faste des évéques de ce temps, le doute n'est pas plus permis que l'atténuation. Les déclamations de Grégoire de Nazianze sont un témoignage irrécusable d'une dégradation si rapide S puisque nous en sommes encore 'dans le premier siècle de l'émancipation de l'Église : et la preuve la plus évidente en est dans l'édit de Yalentinien qui s'efforce de réprimer ces scandales en interdisant aux ecclésiastiques de recevoir par donation, substitution ou testament, les libéralités des veuves et des orphelines qu'ils fréquentaient sous prétexte de religion.
L'empereur maintenait ainsi son autorité comme chef suprême des Églises, comme gardien de la discipline ecclésiastique, quoiqu'il eût modestement rejeté le titre de souverain pontife comme un lambeau du paganisme. Mais il n'avait abandonné que le titre, et ne tenait aucun compte des paroles rapportées ou supposées par saint Athanase, qui auraient dénié à la puissance civile le droit de toucher à cette discipline. Nous devons d'autant
plus insister sur ces documents historiques, que les que-