‹ Histoire de la puissance pontificaleChapitre 56 sur 150 · Basile à Âm · texte numérisé non relu

Basile à Âm

ouvertement leur métropolitain, se déclarèrent pour Mélèce, le protégé de Basile , et firent voir que, tout en reconnaissant Tévéque de Rome pour leur supérieur, ils n'entendaient pas se soumettre aveuglément à toutes ses décisions. C'était le cas en effet de les assembler en concile et de prendre leur avis. Damase avait cru pouvoir s'en passer ; et cet oubli des devoirs que lui imposaient les canons de Sardique avait provoqué sans doute leur mécontentement et leur réponse à saint Basile. Les Orientaux furent encore plus sévères, et nous verrons bientôt quelles furent à Constantinople les représailles de cette maladroite entreprise de Damase.

Sa seconde tentative ne fut pas plus heureuse. «Il y montra le même orgueil, et s'attira des reproches plus amers. Ëusèbe de Samosate, ami particulier de saint Basile, ayant été chassé de son évêché par les Ariens, Damase, trompé par de faux rapports, avait approuvé sa déposition. Basile y vit un nouvel outrage et prit énergiquement la défense de son ami. II lui écrivit * pour le venger de Tinsolence et de l'ignorance de l'évêque de Rome, c qui , disait-il, ne savait point la vérité et ne voulait point 4a connaître, qui prenait l'orgueil pour la dignité et favorisait les progrès de l'hérésie en donnant ainsi raison aux adversaires de la foi de Nicée. i On ne conçoit pas que l'abbé Fleury ait pu dire après cela que saint Basile avait soutenu le siège de Rome ^ et la nécessité d'y avoir recours. Damase n'a obtenu de lui que le

i. Bas.» Epist, X.

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