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tention des avocats du siège de Rome; et pour l'attester plus encore, le Père Labbe a consigné en marge de son recueil que le troisième canon, celui qui réglait le rang et les droits des métropoles, n'avait jamais été reconnu par rËglise romaine.
Je relèverai plus tard Terreur de Thistorien Socrate, qui a dès cette époque attaché le titre de patriarche à révéque de Constantinople. Je suis la lutte des deux Églises. L'Occident protesta en effet, mais non par la voix de Damase. La protestation partit d'un synode à la tenue duquel Févêque de Rome fut entièrement étranger, quoiqu'il fût assemblé en Italie, dès cette même année 381, par l'ordre immédiat de l'empereur Gratien, et sur la demande d'un autre prélat que Damase, toutes circonstances que j'accumule à dessein pour prouver de plus en plus tout ce qu'il y a de hasardé dans les assertions de Baronius et de l'obscur historien dont il adopte le témoignage. Ce synode fut provoqué par un pontife plus puissant que celui de Rome. Un nouveau Père de TÉglise venait de surgir en Occident, qui allait continuer la tradition des Cyprien, des Athanase et des Basile. C'était Ambroise, évêque de Milan, que Gratien appelait son père, et qui, fort de cette protection respectueuse, se montrait dans cette occasion mêmeassez indépendant du siège de Rome, Il avait accompagné l'empereur en Ilfyrie ; et tenant fort peu de compte du vicaire que Damase y avait établi dans la personne d'Aschole de Thessalonique, Ambroise y avait fait acte de métropolitain en instituant et sacrant un évéque de Sirmium , quand deux autres prélats de cette même province lui furent signalés
comme suspects d'arianisme. D'autres disent que, pressés par les scrupules de leur conscience, ils étaient venus se dénoncer eux-mêmes à Gratien, en le priant de les faire examiner par un concile; et s'il en était ainsi, la fiction du vicariat établi par Damase aurait peine à se soutenir. Quoi qu'il en soit, Ambroise fit observer à l'empereur que c'était trop d'un concile pour juger ces deux hérétiques, qu'il suffisait de rassembler quelques évêques*. Il se chargea de les convoquer lui-même; et Gratien désigna la ville d'Aquilée pour la tenue de ce synode. Il s'ouvrit en eflet sous la présidence de Valérien,'évêque de cette ville, mais sous la direction d'Ambroise qui en dirigea les délibérations. Trente-trois évêques s'y rendirent. Il en vint de rillyrie, de la Gaule, de la Dalmatie, de l'Afrique même. L'Italie supérieure en envoya une vingtaine, notamment ceux de Bologne et de Plaisance, mais personne ne vint de l'Italie méridionale, pas même un légat de celui qu'on veut présenter comme étant dès lors l'arbitre suprême de ces assemblées. Les deux coupables, Secondien et Pallade, furent interrogés par Ambroise, convaincus d'arianisme et déposés par le synode, qui enveloppa dans le même anathème un prêtre du nom d'Attale, et un Julius Valens, qui, après avoir été sacré évêque de Petaw, avait abandonné son diocèse pour faire la guerre.
C'est après ce jugement, c'est en rendant compte de ces condamnations à l'empereur Théodose pour qu'il eût à les faire connaître aux Orientaux, que les Pères du