‹ Histoire de la question coloniale en FranceChapitre 35 sur 51 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

L'INTÉRÊT

Mémoires et publications.

L'opinion, au dix-huitième siècle, s'est préoccupée de préférence, comme on sait, des questions politiques et sociales. Elle s'est manifestée, grâce à Montesquieu, Voltaire, Rousseau, à Y Encyclopédie, aux pamphlets, aux gazettes, plus librement et plus vivement qu'à aucune autre époque, et surtoutqu'au siècle précédent. La question coloniale a bénéficié de ce progrès des esprits et des mœurs. Elle apparaît mieux étudiée, plus approfondie dans son ensemble et dans ses détails.

Comment d'abord et jusqu'à quel point s'est-on intéressé aux choses des colonies? Y a-t-il eu, comme au temps de Richelieu et de Colbert, profusion de mémoires, de projets, de publications? Le public a-t-il manifesté quelque émotion devant les événements si graves qui s'accomplissaient?

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