‹ Histoire de la race française aux États-Unis [microforme]Chapitre 27 sur 73 · UN PORTAGE · texte numérisé non relu

UN PORTAGE

promontoire du Fort Adams, sur la rivière Rouge (affluent du Mississipi), la mission des Yasous, dite « La Roche à Davion », et le P. Saint-Côme, une autre chez les Natchez (1).

Toricicis. evénement le plus important de cette période qui & lait bientôt trio former l'Amérique septentrionale en un contient presqu'esclusivement francais, fut la colonisation de la ouisiane, L'honneur de ect établissement revient à notre heros canaten, le célèbre d'Iberville, qui, non content des exploits légendaires qui ont immortalisé son nom, voulut joindre à ses lauriers cueillis sur les champs de bataille et sur les mers, la gloire moins éclatante mais plus solide d'un Jondateur d'empire.

« Depuis les découvertes de La Salle, du côté du Mississipi, le pays qu'il avait découvert était nommé Louisiane, La tenlative infructueuse pour reconnaitre par mer l'embouchure du grand fleuve avait éloigné les autres de tenter ce projet. Cependant, en 1697, d'Iberville, après son expédition sur la baie d'Hudson, rappela ce point à l'attention des ministres et suggéra à M. de Pontchartrain l'idée de bâtie un fort près de l'entrée du Mississipi. D'Iberville se proposait d’aller en chercher l'embouchure et espérait avoir plus de succès que de La Salle. Pour tenter une entreprise si importante, le ministre tit armer deux vaisseaux à Rochefort, le Francais et la lienommée. Le marquis de Chateaumorand et d'Iberville, tous deux capitaines de vaisseaux, furent chargés du commandement : ils mirent à la voile le 17 octobre 1698. En passant à Léogane, ils s'abouchèrent avec M. Ducasse. gouverneur de Saint-Domingue, qui avait déjà entendu parler des exploits de d'Iberville, et qui approuva ses plans. »

« Le 27 janvier 1699, ils aperçurent les côtes de la Floride... Le 31, d'Iberville, qui avait pris les devants, mouilla au large de la Mobile, rivière qui coule parallèlement au Mississipi; le 2 février, il débarqua dans une ile qu'il nomma l'ile au Massacre, parce qu'il ÿ ‘rouva les ossements d’une soixantaine de personnes, qu'il jugea y avoir été massacrees, »

« De l'île Massacre, qui fut ensuite appelée ile Dauphine, il

QG) Maurix's : Louisiâäna, vol. I, P. 148-152.

passa à la rivière des Payagoulas: il y rencontra beaucoup de sauvages, qui lui parlèrent de la grande rivière, qu’ils nommaient Malbouche : c'était le Mississipi, dans lequel il entra, le > mars 1699 (1) », avec son frère, de Bienville, un enseigne de vaisseau du nom de Sauvole, un Père récollet et 48 hommes. Après avoir remonté le fleuve, il visita le village indien des Bayagoulas et, un peu plus haut, celui des Oumas, où il acquit la certitude qu'il était dans le fleuve que de La Salle et, plus tard, le chevalier de Tonti avaient suivi jusqu'à la mer; car, à cet endroit, un chef sauvage remit à M. de Bienville une lettre laissée en ce lieu par le chevalier de Tonti : elle portait la date du 0 avril 1685 et était adressée à M. de La Salle, &ouverneur de la Louisiane. à qui cet officier rendait compte du voyage qu'il avait fait pour le trouver et exprimait son regret de ne l'avoir Pas rencontré.

« Rassuré Par celle lettre, M. d'Iberville retourna dans la baie de Biloxi, située entre le Mississipi et la rivière Mobile. Y bâtit un fort, où il laissa de Sauvole comme commandant et «e Bienville comme lieutenant, et retourna en France (2). »

A son retour au Biloxi, l’année suivante, afin de se mettre à l'abri contre les Anglais qui commencaient à inquiéter la colonie naissante, il fit construire sur les bords du Mississipi Un lort qu'il arma de quatre canons. Pendant qu'on y travaillait, le chevalier de Tonti arriva avec 20 Canadiens établis aux Illinois,

Ayant achevé son fort, d'Iberville remonta le fleuve jusqu'aux Natchez, où il se proposait de fonder une ville : mais n'avant pas les moyens de s'occuper de cette entreprise, il retourna au Biloxi, où il établit le quartier général de la colonie, puis reprit de nouveau la route de France,

En 1501, un établissement fut commencé sur la rivière Mobile : on y bâtit un fort où de Bienville, devenu commandant en chef de toute la colonie par la mort de Sauvole, transporta celui de Biloxi.

En 1209, d'Iberville, de retour pour la quatrième ‘is, fit construire des magasins et des casernes « dans l'ile « à Mas-

Q) FeRLAND, vol, I, pp. 340 et 341.

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