DOCTRINE DE ROBESPIERRE ET DES JACOBINS
Le but de foite association politi(iue est le maintien des droits naturels et imprescriptibles de l'homme et le développement de toutes ses facultés.
Les principaux droits de riiommc sont celui de pourvoir à la conservation de son existence et la liberté.
Ces droits appartiennent également Èi tous les hommes, quelle que soit la diflérence de leurs forces physiques et morales.
L'égalité des droits est établie par la nature : la société, loin d'y porter atteinte, ne fait que la garantir contre la force, qui la rend dlusoire.
La liberté est le pouvoir qui appartient à l'homme d'exercer à son gré toutes ses facultés. Elle a la justice pour règle, les droits d'autrui pour bornes, la nature pour principe, et la loi pour sauvegarde. •
Le droit de s'assembler paisiblement, le droit de manifester ses opinions, soit par la voie de l'impression, soit de toute autre manière,sont des conséquences si évidentes de la liberté de l'homme, que la nécessité de les énoncer suppose ou la présence ou le souvenir récent tlu despotisme.
La loi doit être égale pour tous.
. La loi ne peut défendre que ce qui est nuisible à la société : elle ne peut ordonner que ce qui lui est utile.
Tout citoyen doit obéir religieusement aux magistrats et aux agents du gouvernement, lorsqu'ils sont les organes et les exécuteurs de la loi.
Mais tout acte contre la liberté, contre la sûreté ou contre la propriété d un homme, exercé par qui que ce soit, même au nom de la loi, hors des cas détermmés par elle et des formes qu'elle prescrit, est arbitraire et nul ; le respect même de la loi défeiKl de s'y soumettre, et si on veut l'exécuter par violence, il est permis de le repousser par la force.
La loi est l'expression libre et solennelle de la volonté du peuple.
La propriété est le droit qu'a chaque citoyen de jouir et de disposer de la portion des biens qui lui est garantie par la loi.
Le droit de propriété est borné, comme tous les autres, par l'obligation de respecter les droits d'autrui.
Il ne peut préjudicier m à la sûreté, ni à la liberté, ni à l'existence, ni à la propriété de nos semblables.
Toute possession, tout trafic qui viole ce principe , est essentiellement illicite et immoral.
La société est obligée de pourvoir à la subsistance de tous ses membres, soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens d'exister à ceux qui sont hors d'état de travailler.
Les secours nécessa res à l'indigence sont une detle sacrée du riche envers le pauvre ; il appartient à la loi de déterminer de quelle manière elle doit être acquittée.
Les citoyens dont les revenus n'excèdent pas ce qui est nécessaire à leur subsistance sont dispensés de contribiuîraux dépenses publiques. Les autres doivent les supporter progressivement, selon l'étendue de leur fortune.