‹ Histoire de la Raison d'EtatChapitre 21 sur 112 · RÉVOLUTIONS H ANS LES RÉIH HUCH ES · texte numérisé non relu

RÉVOLUTIONS H ANS LES RÉIH HUCH ES

miers empereurs francs, italiens el allemands, qui semblent à chaque moment sur le point de transformer la demeure impériale en une résidence royale, et le couronnement fédéral en un symbole de domination unitaire. Plus lard encore, la frêle Florence el ses misérables alliés résistent aux Gibelins de Vérone, aux Guelfes de Naples, aux quasi-Gibelins de .Vilan,aux néo-Guelfes de Venise, qui revendiquent le rêle du roi de Pnvie contre la ligue italienne. Par un phénomène analogue, c’est le plus insignifiant de ses princes que l'Allemagne primitive choisit pourson chef, et, pour qu'il reste impuissant, jaloux, condamné à surveiller avec une haineuse vigilance les ducs qui sont les princes les plus forts, elle l'oblige à renoncer à son duché elàdevenir un seigneur sans terre, un roi sans Etat. Plus tard, la fédération germanique oppose Vienne aux empereurs de Prague, Berlin à ceux de Vienne, pendant que ses ligues intérieures, reproduisant la même jalousie contre les villes prépondérantes, s'efforcent de contenir, en Suisse, Zurich par Schwitz, en Hollande, Amsterdam par les Frisons, dans les Flandres, Garni par Bruges. Sur le IUlin, chez les villes hanséatiques, partout les ligues se méfient des puissants, en sorte que les villes chétives ou dégradées, comme Pavieen Lombardie, Lucques en Toscane, ou Léon en Espagne, se chargent du rôle odieux et patriotique de Sparte contre Athènes.

Or les révolutions dans les corps fédérés commencent quand Athènes déborde enfin sur la Grèce; quand les Milanais des Visconli menacent de submerger l'Italie, quand Vérone, Naples ou Venise, en général les grands centres, chefs d'une minorité opposante, semblent sur le point de subjuguer tous les centres secondaires ; quand les Velfes

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