‹ Histoire de la Raison d'EtatChapitre 40 sur 112 · LES PONTIFES · texte numérisé non relu

LES PONTIFES

Les pontifes de Rome d’nbord suppliants, — ensuite serviteurs, — plu-* lnr»l propagateurs, — et entin restaurateurs de l'empire. — Ixîs sages de la Mecque commencent à leur tour à gémir sous le joug des Abyssin?. — Mahomet est serviteur à la Mecque comme S. Grégoire à Rome, — ses successeurs propagent In foi en même temps que les missionnaires du saint-siège, — cl l'avénement des Abasside? répond enfin à l’empire restauré de Charlemagne. — Mêmes phases à Byzance sous Justinien, — sous lléraclius, — sous l’hérésie des mnnothéliles, — et sous le schisme de Pholius. — Les pontifes dans l'Inde, — et à la Chine, — où trois religions font une bonne religion.

Après l'avénement des rédempteurs, le premier synchronisme qui se fait remarquer dans tous les États détermine l’élévation des pontifes. En ôflO, l'Eglise romaine foulée aux pieds des Gotlis se pose ce problème : Comment la république des hommes désarmés pourrait-elle tenir télé à toutes les puissances guerrières dont elle fait profession de respecter les lois? En d'autres termes, de quelle manière, par la force seule de l’esprit, exercerait-elle le tribunal de la fraternité universelle au milieu des nations qui la nient? Grèce à l'un de ces mouvements qu'aucun homme n'invente, qu’aucun chef ne décide cl que les sociétés ne doivent qu à la logique des idées, 1 Eglise d’Occident marcha à la conquête du pouvoir à force d'humiliation, et elle s’éleva en s'abaissant de propos délibéré. L’impuissance temporelle était sa propre donnée. Elle commença donc par faire appel à César pour qu il voulût

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