‹ Histoire de la Raison d'EtatChapitre 88 sur 112 · INFLUENCE UE L'ITALIE · texte numérisé non relu

INFLUENCE UE L'ITALIE

narque. Madelainc traite de V Office du roi; Say, de sa dignité ; Constant, de son excellence; Coulomby, de son autorité; Ménard, de V Académie des princes; Pagan, du prince parfait ; Iteausobre, de scs éludes; d'autres parlent de son éducation , et d’autres encore du prince qui failles délices des cours. Toute cette littérature reçoit sa première impulsion du terrible massacre de la Saint-Barthélemy; son progrès, considéré chez ses écrivains les plus importants, suit pas à pas les progrès du despotisme. Ainsi Belleforest, qui écrit l'année même de la grande tragédie, accuse les révolutions de perdre les États, et représente Charles IX comme le sauveur des multitudes , le recours des peuples affligés. Je laisse de côté Dubois, Senault, Lancre, Hervard; mais que dit Delamare en 1018? 11 fait encore l'apologie de l'unité, de la monarchie, de la Saint-Barthélemy, de Charles IX, qui, suivant lui, « a mérité le titre « magnifique et glorieux d'être appelé décorateur et or- « nateur du royaume. » Castaneus démontre, en 1021, que jamais on ne fondera une république en France, et l’an même aù Richelieu achève l'œuvre de Charles IX en prenant la Rochelle, Balzac célèbre encore la monarchie absolue dans son style académique et brillanlé. « Voilà les re- « belles abattus, s’écric-t-il, les grands humiliés ; on ne « parle plus de conférences ni de traités de paix ; on obéit « à une simple lettre de cachet. Ceux qui sont en liberté « sont aussi peu it craindre que les prisonniers; dans peu « île temps la rigueur des lois ne sera plus nécessaire parmi « nous. » Et, plus loin, il conclut que « les habitants même « des villes rasées se trouvant plus heureux, adorent leur « destructeur, et que la France serait ingrate, si elle n’était « pas passionnée pour sou roi. » Fortin, qui fonde sa poli-

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