INFLUENCE DE L'ITALIE
si liant le défi à la vertu, (|û'on ne sait plus si c'est l’é- ^oïsme ou le dévouement qui fonde la prospérité des nations.
Cé n’est donc pas la raison «l'État qui a disparu, c’est la naïve espérance quelles préceptes de Machiavel ou de Bottero pussent commander aux événements et former une sorte de nécromancie sociale pour produire de grands hommes à volonté ou des révolutions à loisir. On a senti le vide de tant de systèmes inconsistants; on a éprouvé un insurmontable ennui en présence de tant de. constitutions, d'aphorismes, de conseils, de commentaires variés à l'infini. Cn insurmontable dégoût pour celte fastidieuse scolastique enseigne enfin confusément que, loin d’éclairer le chaos de la politique, les vieilles théories, conçues au point de vue de l’État isolé, ne font qu’en confirmer la confusion, en reproduisant pèle-méle ses partis opposés, ses variations incessantes, scs pitoyables monomanics et ses échecs multipliés. Mais la raison des Étals réclame elleinèmc contre cette vulgaire logomachie, et on ne saurait avancer d'un pas sans l’écarter, en la livi-ant aux caprices «les romanciers, à qui revient désormais le droit exclusif de tracer les portraits du prince, du ministre, du courtisan, de la république, de la monarchie, abstraction faite des termes corrélatifs qu’ils combattent ou qui provoquent leur apparition.