CHAPITRE XXIII
duel resté tristement célèbre. Nous allons le retrouver tout à l'heure.
Armand de Clermont, seigneur de Piles, près Bergerac, capitaine d'une bravoure éclatante.
Pons de Polignac, seigneur des Roys, « gouverneur de Blaye et visiteur des navires anglais, » charge qu'il tenait de son père (').
Guy de Montferrand, baron de Langoiran.
De Pardaillan, beau-frère de M. de Vaillac, gouverneur du Château-Trompette.
Agrippa d'Aubigné, seigneur de Brie en Saintonge, l'un des plus beaux caractères du seizième siècle, le plus ferme assurément, sans excepter Goligny.
François de Pons, baron de Mirambeau, et ses frères MM. de La Gaze, de Verneuil et de Plassac.
Jehan de Lescours, sieur de Savignac en Fronsadais.
Gitons rapidement, pour abréger, MM. de Belleville, La Rochebeaucourt, de Montberon, de Ségur, de Beaumont, Bouchard-d'Aubeterre, de Gaumont-Laforce, etc., etc.
Tous ces capitaines, saisis d'indignation à la nouvelle des massacres de Cahors, de Grenade et de Vassy, et beaucoup d'autres dont les noms seront cités quand l'occasion s'en présentera, se levèrent et armèrent leurs vassaux, attendant le signal qui devait leur venir de Paris ou de Genève.
(!) Eu 1560, « Gaspard de Polignac, écuyer, sieur des Roys, capitaine de la ville et château de Blaye, résigne sa charge de visiteur des navires anglais en faveur de son fils Pons de Polignac, écuyer, sieur des Touches. » Ce dernier prit à la mort de son père le titre de sieur des Roys; il fut en 15G9 condamné à mort comme huguenot, ainsi que sa femme Jacquette de Pontieux. (Arch. départementales de la Gironde, série E, notaires : Minutes de J. Castaigne, 87-3.)