ACTION DU SADIEDI 7 OCTOBRE
Huitième thèse.
Vn. Le samedi? au matin, Vassemblce ctanl formée, Pierre f-'iret lut à haute voix la huitième thèse.
Pour la prouver il dit; 1° que comme Dieu a fait l'homme composé d'un corps et d'une ame, « il a aussi ordonné divers ministres, les uns pour servir à l'ame et ministrer les choses spirituelles, el les autres pour entretenir les corps el biens spirituels, et la police estcricurc. El combien que lous servent à l'Eglise el soient ministres de Dieu, louicfois les premiers sont appelés principalement ministres de l'Eglise, a cause qu'ils exercent l'office le plus excellent, plus ulile el nécessaire, sans lequel l'Eglise ne peut dire Eglise, el les autres magistrats wils, à cause que l'oflice concerne plus les choses civiles, ( tant que louche aux corps et aux biens, ) que l'ame ni la conscience, et usent non pas seulcmctit de paroles pour admonester, exhorter, etc., mais des ormes el du glaive pour refréner la licence et fureur des rebelles.... Cnr ils ne portent pas le glaive sans cause, etc. u 2" Que celle puissance civile est tellement ordonnée de Dieu, que ceux qui lui rcsistenl, rc- Gisteot à l'ordonnance de Dieu même, el recevront leur coodamnalioD, Rom. XIII. Pour cette cause Dieu a
jrammuniquc son nom aux magÎBtratG qui sodI appelés 1 4ieux dans l'Ecrilure, comme Exod. XXII. Ps. LXXXU. F Z" Qtie cela sert aussi à nous montrer que nous devons I leur obéir en toutes les choses qui ne sont pas contraires [ & la Parole de Dieu. 4" Que si nos rois sont méchans I ou inlidèles, nous devons pourtant leur cire soumis ea I tout ce qui peut se faire sans déplaire à Dieu ; car comme t Dieu dépouille quelquefois des princes mauvais comme Pharaon, Es. XIU, Sennacherih, II Chron. XXXI, etc., ainsi aussi quelquefois pour punir son peuple, il leurdonne de mauvais princes en sa colère, Esaïe III, et alors il n'y a point d'autre parti à prende que de prier Dieu pour eux. Ainsi quoique Kahuckodonosor fût payeo, Jércmic ordonne aux Juifs de lui obéir et menace cens qui le refuseront, Chap. X. XXV. XXVII. 5° Que l'Ecriture Sainte n'excepte personne de cette sujétion : mais que comme les bons rois ont toujours eu les prophclca avec eux, Cl ont obéi à leur doctrine, ainsi aussi les pro|ihèies et les sacrificateurs ont élc soumis aux rois et leur ont obéi dans tontes les choses qu'ils leur ont commandées selon Dieu , comme on le voit Il RoisXVI, cl XXIII. Il Chron. XIX. XXVIIl. XXIX. XXXI. Esdras V. 6" Que Jcsus-Chrisl connaissant combien cet ordre de Dieu son Père était aécessaire, l'a approuvé; ordonnant de rendre à César, ce qui appartient à César, Itlsllh. XXII, et en a même donné l'exemple en payant le tribut pour lui et pour St. Pierre, Malth. XVII. 7" Que Jésus-Christ n n'a point voulu confondre l'admimslralion des choses spirituelles avec celles dea choses chnrnrllcs et temporelles: ni régner en ce monde comme les prînceB terriens, témoignant ouvertement de {■aroles et d'œuvres, que son royaume o'ctaît pas de ce monde, Jean XVUI. Luc XII. XIV. Jean VI. XV. »
Aussi oe refusa-l-il point d'élre men(5 devant Pilale et de tut rcpondrc, témoignant que sa puissance lui élail donnée de Dieu quoiqu'il fût idolâtre. Jeaii XIX. 8° Que ses apôtres l'ont imité à cet égard, usant des princes et puissances, comme de bonnes créatures de Diea en son honneur el gloire, comme St. Paul appela à César, Acl. XXVI, pour se garantir de la fureur des Juifs- 9" Que si les princes sont méchans ou întidèleSj on no doit pas sous ce prétexte se rebeller contr'eux , mais leur obéir, afin que la doctrine de [Evangile ne soit blasphémée, 1 Pier. lï. t Tîm. VI, et les supporter jusf/ues à ce que Dieu y mette tordre qu'il lui plaira; ea quoi nous pouvons user des moyens
qu
[ donnera, sans tumulte ou «édition, d 10'' Nais
si le prince veut nous contraindre « à idol.'îtrie ei à la transgression des commandemeos de Dieu, en tel cas il faut obéir plutôt à Dieu qui est le prince souverain qu'aux hommes etc., u comme ont fait les apôtres, Acl. V, Daniol et ses trois compagnons, et les martyre. Il" Il faut bénir Dieu quand il nous donne de bons princes. l'i" Nous sommes obliges d'entretenir DOS magistrats, a et nous est commandé de leur pa^cr censés, tributs, péages, et autres choses qui leur appartiennent, Rom. XIII. 13° Par coDsé.iiueMt l'Eglise ne reconnaît pour vrais serviteurs de Dieu, cous qui veulent mrllrc la confusion dans l'Eglise, soutenant qu'il n'y doit avoir aucun magistrat, ou qu'il ne peut être chrétien. Car si St. Paul dit qu'en Jésus-Christ // n'y a plus, ni mule nifemelle, ni esclave, ni titre. Gai. III, cela s'entend à l'égard de l'Esprit, el du salut qui nous est donné par Jésus-Christ, sans aucune distinctioti de sexe et de condition: mais cela n'ôle point la dill'ércucc qu'il y a entre les deux sexes, et entre les diilé-
316 nVITIEMB THESE.
renies conditions des bommes à l'égard du corps. Bt celui qui voudrait confondre cela, ne scrail-îl pas hors du sens :' Comme font ces pauvres esprits transportés , voulant faire une république pUloniquc cl remplir tout de confusion. 14" Que li;s magistrats sont nécessaires pendant le présent siècle, parce que les raccbans y sont mêlés parmi Ic.'^ boas; afin de réprimer les niéchans, et les punir par la force etc. Ih" Quand les soldats et les publicaÎDs sont venus à Jean-Baptiste, il ne leur a pas commandé de quitter leur emploi, maïs de rc\ercer sans iniquité, Luc. III, non plus que l'eunuque de la reine d'Ëtbiopïe, Act. VIII, et iSerg-e /"a'-t/ proconsul deChy- [ pre pour les Romains, Aci. XIll. 16" Comme l'Eglise I n'approuve point les esprits séditieux qui mettent le I trouble et le desordre dans le monde, « aussi elle con- I damne ceux qui se feignant minisiips de l'Eglise ont usurpé lautorilc du glaive, s'atlribiionl puissance temporelle et spirituelle ; en quoi font grand tort aux droits et naturels princes, et montrent bien qu'ils ne tiennent rien ni de Jésus- Cbnst, ni de ses disciples; t> qui à ■ Fexemple de Jésus, n'ont point voulu confondre on- : semble ces deux emplois, ni même seulement se charger I de servir aux tables pour n'clre pas distraits de vaquer à [ la prédication cl a la prière. Ad. VI. 17" Il est vrai L que St. Paul censure les Corinthiens de ce qu'ils plai- I daient par devant des juges inlidèles, au grand doshon- [■«eur do la religion clirclienne, mais ce n'est pas pour f détruire l'autorité de ces mnijSsIrais. // nejaitpas venir I les Corinthiens plaitier devant lui, ou ses q^ciers, mais les admoneste à charité afin qu'ils s'accordent les uns m>ec les autres. Los catholiques ont défendu le mariage K prêtres alin qu'ils eussent moins de distractions dans l'exercice de leur emploi, Ils auraient dû plulilt leur de-
DU WAGISTKAT CIVIL. 3|T
fendre de se molcr de l'oflicc des [iriaccs pour miout vaquer à l'îuslruction; cnr il rsl bcaiicou|) plus aise do ^uveraer un ménage, qu'un pa^sou une ville, cic. ' Après ce discours cl la proclamaiion ordinaire, BiiAKCKEROSE se présenta el remit sur le tapis ses inia- ^natîons grotesques sur les trois monarchies du Père, du Fils et du St. Esprit. Il dit, qu'il faut que le myslère de la Ste. Trinité soit représenté parles trois monarctries; le Père, par le magistrat civil, savoir, par l'empereur qui est par-dessus tous, et qui domine par la force; le l'ih, par le pape dont la puissance est pour servir el enseigner le peuple. Dire que le pape soit Dieu en teiTe, c'est chose trop eihorùitanle, etii'y apoint de propos. La troisième iiionarcbie qu! ne fait que commencer est du St. Esprit, et appartient aux médecins, etc. Il voulut prouver sa pensée par les trios qu'il trouvait dans toutes les sciences ; dans ta mêtnphysiijue, ou il y a eksj, I/ntim, f'erum, Bonum, trois choses qu'il appliqua au Père, au Fils, et au St. Espril; par Vaslronomie, puisqu'il y a dans les corps célestes, mouvement, lumière, et influence, etc. •
Fahel aurait pu mépriser ces rêveries de Blancherose; ce[)endant pour l'instruction de l'assemblée, il jugea nécessaire de les réfuter sérieusement. Mais je ne m'y arrêterai pas. 11 railla aussi quelquefois le docteur sur ses idées cl ses preuves, cl lui dit qu'il était étonne que lui qui était médecin du roi, attribuât un souverain pouvoir à l'empereur qui n'a rien à commander que chez lui; qu'il avait tort de vouloir 6ter aux princes l'intendance des aiTaires de religion contre l'exemple de Da-
518 niTiTIÉMB THÏSE. ^^M
; ^d et des autreB bons rois de Jiida, qui avaient rég^ diverses choses dans la rcHgioD el reformé l'Eglise de leur royaume elc, et qu'il serait bien à souhaiter que les princes au lieu d'écouler des ilalleurs voului^seot lire avec altcnlion le Nouveau Tcstamcot, el s'employer à faire régner Jésus-Chrisl dans leurs états, etc. Il le railla eacore sur ce qu'il faisait de la médecine une monarchie naissante, au lieu que depuis plusieurs siècles il y a en des médecins, de qui Punk a dit, medicos esse, guihut licet impune occidere, en cela semblables aux monarques, (jii'il n'y a nulle ressemblance enirc JcsuS' I Christ et le pape, etc.
De là Farel prit occasion de relever l'effronlerie des J prêtres, qui gardaient dans l'assemblée un profond si- I lence pour ne pas découvrir leur ig'norance; cl hors de tè se plaignaient qu'on n'avail pas voulu les écouler, el qu'on leuravait imposé silence; chose qui était contraire I è loule noioriété publique, cemme il en prenait à témoin loule l'assemblée etc., au lieu que là où les prêtres élaiont maiireg, ils ne voulaient jamais ni écouler les ministres, nî conférer avec eux en présence du peuple. h' Université de Paris comment a-t-ellefait au docteur Maigret, qui voulait maintenir ce qu'il avait dit en Sor^ bonne, et lui et autres sans aller plus loin, jamais ils ne les ont voulu ouïr : ceux qui par leur conseil ontjaii mettre les bâillons et couper les langues, savent comment telles gens veulent permettre qu'on parle. Il invita de nouveau les prélres à la dispute. ISous n'avons garde, dit-il, déparier comme ce raby qui disait qu'il voudrait avoir coûté à t Eglise un million d'or, et que l'on n'eût Jamais laissé parler Jaques Pavanl devant le peuplef'otrefoi est-elle si bien fondée qu'unjeune fils, qui encore ri avait point de barbe voua ait fait tant de dom-
DV MAeUTKAT CtTlL. EI9
mag», sans avoir tant étudié, ne veu sans aeoir aucun degré, et vous é liez tant?l\ ceosura vivcmeal les prêtres de ce que ni le commandement de LL. ËE. ni les invitalions gracieuses et rcilcrces qui se faisaient à cri public, ni la Parole de Dieu, qui veut </ii'on rende raison de safoi, I. Fier. III. 15, ne les [louvaicnl engager à disputer pour soutenir leur doctrine, el pria les Seîgneurij de mettre ordre en cette affaire pour le salut du peuple, etc. '
B1.AN cil B ROSE objecta que puisqu'il faut rendre raison^ 1 de sa foi, cela établit la confession auriculaire imi*] laquelle on rend raison aux prêtres; et puisqu'il faiib.1 faire pénitence, il faut bien que les prêtres riraipo^enh'l Jésus- Christ ne viendra pas du ciel en terre pourl cela.
ViRET. a Dire sans prouver n'est rien. Rendre r de sa (bi n'est pas confesser ses pécliés. Pour donnafi I pénitence nous n'avons besoin de prêtres, fors que pour.a prêcher la l'arolc de Dieu... Prêcher l'Evangile c'esl prêcher pénitence... Ces pénitences que les prêtres baillent en leurs confessions ne doivent pas être appelées pénitences, mais satisfaction qui sont moqueries grosses. Car nul ne peut satisfaire que Jésus envers Dieu. Envers le prochain nous devons satisfaire s'il est possible.... Jésus-Christ parle à nous du ciel, et nou.-i enseigne par SCS ministres la vraie pénitence et satisfaction, et n'a besoin de descendre du ciel. ' »
BLAHciiEnosE. a Jcsus-Chrisl a commandé aux dix ladres qu'ils s'allassent montrer aux prètr.es. II faut que nous nous moutriona aussi aux prélres, savoir, que nous
voua confessione a eux, afin qu'ils [niisscnt discerner enlre péché cl (tccbc. a
Virex. Un raisonnement fondé sur anc allégorie n'esl point concluant; Jcsus-Cbriël ayant guéri dix léprcuE, les envoya aux sacriiicalcurs, non pas pour ca- «ignor par là la confession auriculaire dont il ne dit pas mol, mois pour se montrer à eux alin d'accomplir ce qui élait réglé sur leur sujcl par la loi de Moïse, Lévît. XIV, laquelle subjiistait encore du temps de Jésus- Christ. Il finit en raillant sur ce qu'un médecin disputait toujours pour les prêtres, qu'il fallait que les prêtres crussent leur cause bien malade, puisqu'ils l'avaient remise entre les mains d'un mddccia.
^B Blanciierosr ne répliqua rien. On invita de nouveau
^H lesassistansàdisputcr; on appela en particulier le doyen
^H de Vcvey, Jean Itttchod, qui avait voulu auparavant
^H proposer quelques dirTicultés sur la seigneurie cl le ma-
^^k gistrat.
^f MicnoD se leva, et dit qu'il ne venait pas pour con-
tredire, mais pour s'instruire de la vérité qu'il Bouhaïuit d'entendre. Il ovoua ingénument qu'il avait entendu de la puissance spirituelle de l'Eglise cl des prélats, les pas-
I sages que Vircl avait allégués pour prouver l'autoritc de
la puissance civile, en quoi, (dit-il modestement,) si j'ai mal enseigné et offensé nos seigneuries, it vous plaira me pardonner.... Je cotifesse que j'ai grandement erré, je ne l'ai pasj'ail malicieusement, mais par ignorance, etc. Apres ce petit préambule, il entra en matière et objecU, Malib. XXIII; Quœ dicunlfacile, cl 1 Pier, U. Obedite Prœpositis eestris, non lantùm
■ ibid.ass.
iâf-^y
AUTOKITi DBS PRÎrRRS. 3fl
liiet modestis, sed etiam dyscotis.... Il conclaait de In î le glorieux Si. Pierre commande d'obéir à sesprèt, non-seulement aux bons, mais aux mauvais ; que
consèqucnlsi les mêmes geas d'Eglise ont de grands auls, il na faal pas à celte occasion rejeter leur emî cl leur docErioe; ils sont des hommes et non des [CB, il faut les supporter, et non haïr le bien qui est eux.
V^tRET répondit qu'on ne s'attachait pas à la pie mause des prêtres pour refuser de les suivre, mais à leur ;/r/ne qui est pernicieuse. Que l'évèqoe ou le prêtre l avoir deux choses, une doctrine pare, et une i-ie nte car ils doivent èirc la lumière du monde et la
de la terre, Malth. V, mais les prélres n'ont ni l'un l'aulre comme il a été montré. Quand avec la mauto vie, ils auraient au moins une doctrine pure, ce eet véritablement un grand scandale auquel devrait tire ordre qui pourrait; mais pour ce qui cri de la :trine, il nous est dit que quant un an^e du ciel nous wgéliserait autrement, nous devons lui dire ana- •me. ( Gai I. 8' ) « El puisqu'ils sont hommes comm« js dites, ( ajouta-t-il ) et non anges, qu'ils se tiennent Dc aux ordres des hommes et honorent le Si. Itlngc, non pas le défendre et donner une loi do pcrpcille continence, laquelle ne peuvent observer que les ces, et bien peu d'autres auxquels estdonné; Gai. III. i* 'il fallait doue qu'il prouvât que la doctrine dos ■Ires était bonne, pour prouver qu'on doit fa suivre. lin îl lui lit voir que le passage qu'il avait cité de Si, irre ne regardait point les prélats, et que le leste la-
ne porte point, prœposilis cestris, comme il avait
mais />omfni.ï vestris; que St. Pierre y exhorte les 'Jtwes à être soumis à leurs maîtres selon le Sei-
gneur; ce qui ne fail rien cd faveur des prélaU et des prêtres^ puisque leurs troupeaux ne sont paa leurs esclaves. '
MicBOD cila le passage des Hébreux XtlI. Obéissez à t/es conducteurs, et nous soumettez à eux, etc.
VinET répoodll que ce passage s'enlcnd bien des pasleurs de l'Eglise, cl que les ministres l'ont toujours ainsi lotendu; mais que cependant il ne prouve point qu'on I doive être soumis aux prêtres; parce que l'apôtre parle \ Ui des conducteurs qui ont annoncé la Parole de Dieu, ' doDl il veut qu'on imito ta foi; or les prêtres n'annoncent poinl la Parole de Dieu. 2° Il n'exige pas une ■ujélion semblable à celle des esclaves à l'égard de leurs maîtres, mais une sujétion volontaire qui ail pour priocipe la ctiarité comme celle que St. Pierre demande des jeunes gens a l'égard des anciens de l'Eglise, I. EpUre V. Ajoutons I.Thess. V.S" Que les ministres de l'Eglise n'oni que des armes spirituelles, 11. Cor. X. « Ils ne peuvent faire justice, sinon exhorter, reprendre, corriger, menacer du jugement cl de Vir^de Dieu, et excommunier les rebelles Cl scandaleux, non pas de leur propre autorité el seuls, mais eux ensemble avec la congrégation comme Jésus enseigne, Itlatlh. XVIII, el St. Paul 1. Cor. V. La pratique de celte puissance n'esl pas à mépriser ; car ce que le ministre reprend et menace etc., selon la Parole de Dieu, cela esl autant comme si on oyl Dieu parler, etc. * »
niicHOD cita encore, Act. XX. Prenez garde à vous el à tout le troupeau où le St. Esprit vous a établis éeégues pour gouverner F Eglise, d'où il concluait que
' ibld. 98d.
le Si. Esprit attribuait aux prêtres et aux ûvcques ce qu'il attribue ailleurs aux princes ; savoir le pouvoir de gouverner. Recere, dit-il, convient aux rois qui sont dits llBcEs, à regendo. 2" Il cita Acl. XV, où il est dit que St. Paul recommandait aux Eglises d'ohsertfer les ordonnances Jailes par les Apôtres et les anciens à Jérusalem; d'où il concluait que l'Eglise assemblée ea conciles généraux a le pouvoir de faire des ordonnaoces et des loix, et d'ordoaocr aux Eglises de les observer.
V1B8T lui Gt voir ; i " que ce qu'il citait du XX des Actes faisait pour les miniâlres et uon pour les prctres- II fil une courte paraphrase de l'exbortation de St. Paul aux pasteurs d'Ephèse, et fit remarquer 1° que St. Paul appelle évéques ceux que St. Luc appelle prêtres ou anciens, ce qui moulre que ces deux noms signifient les mêmes personnes et le même emploi. 2" Qu'ils doivent être appelés de Dieu, établis par le St. Esprit, c'est-à-dire, avoir au moins une vocation légitime. 3° Qu'ils doivent veiller sur eux-mêmes les premiers , ot
'examiner s'ils ont les conditions requises. 4" Que leur office est à! èUc pasteurs, puisque St. Paul leur parle leur troupeau, et d'ailleurs il ne dit pas gouverner,
regere,) comme Jl/ic/iOii avait cité ce passage, mais
lascere, miijia{vi:v paître comme un pasteur fait à son troupeau, ce qui n'est pas un mot dautorité, mais de soin et de servitude. Il est vrui aussi que les rois sont appelés pasteurs, pour leur apprendre qu'ils doivent plus être pasteurs du peuple que tyrans. 5" 11 ne dit pas que c'est kur Eglise doul ils puissent disposer à leur gré; luais l'Eglise de Dieu, qu'il a acquise par son sang ; ce qui la leur doit rendre précieuse. 6" Il lit enlin remarquer
me St. Paul voulait que ces pasteurs veillassent sut le
' troupeau, parce qu'il devait Tenir des scducleurs qui
' feraient un grand ravage dans l'Ëglise. Viret demanda
I |{ les prélres avaient ces qualiica? Il pril de là occasion
de relever encore leur lâcheté, à ne vouloir point dis-
I pnter; puisqu'éiant paslours comme ils le prélcndaienl,
el accusant les ministres d'êlre des hérétiques, il était
de leur devoir de travailler à confondre l'hérésie, et par
conséquent à venir disputer contr'eux au péril même de
leur vie ; à quoi pourtant ils n'étaient pas exposés, pais-
qu'ils avaient un plein sauf-conduit. Si nous prêchons la
p^nte'dit-il, pourquoine la confessent'ils pas ? Si nous
séduisons le peuple, pourrjuoi ne le d^fendenl-its ,
comme Jésus et St. Paul le commandent? etc. '
Quant a ce qu'il avait cité du concile de Jérusalem tenu par les Apôtres; les autres conciles qui ont été te- Dus depuis que le pape a élevé son siège n'ont rien qui lui ressemble, sinon le nom el l'apparence extérieure. 1* Les Apftlres n'y ont pas perléeeuls, mais les anciens el raéme toute l'assemblée des (idcles, el non pas eeuleinenl ceux qu'on appelle gens d'Eglise. 2° Tout y a élé décidé par la Parole de Dieu sous la direction du St. Esprit. 3° La résolution qu'on y prît, fut prise d'un con- Genlement unanime. /Vre/ parcourut ici toute l'bistoir» de ce concile et la cause pourquoi il fut convoqué, et lit voir en quatrième lieu que le principe du décret qu'on y fit, avait été la charité, savoir, qu'on voulait éviter de donner du scandale aux Juifs, (ce qui serait arrivé si l'on avait aboli toutes les ordonnances mosaïques, ) et d'en donner aussi aux Gentils qui les avaienl en horreur; ( ce qui serait arrivé si l'on les eât toutes retenues; ) on se contenta donc d'en retenir deux ou trois
■ Ib. 93S. b. 253. i5it.
FBESEflCe eGELLB.
qui De pouvaient pas leur foire de la peine, etc. Ainsi celte afTaire fui rcglcc par la cbarilc qui veut qu'on s'accommode a son procbain pour son édiricalion , etc. îf" Enfin yiret rétorqua l'argument tiré de ce concile et dit, que si les chrétiens oui aboli les ordonnances de ce concile quoique dictées par le St. Esprit après que la cause du scandale a été ôtce ; à plus forte raison les cé< rcmonies et traditions humaines ordonnées par les papes en leurs conciles, et contraires à la Parole de Dieu,, doivenl-elles être aboHea, etc. '
Vin. niicnoD, battu de ce côlé-là, revint !t la question de ta présence réelle du corps du Seigneur dans l'Eucharistie, el témoigna bonnement être étrangement surpris du sens que les ministres donnent au mot est : ceci est mon corps; disant ne l'avoir jamais entendu, n! trouvé dans aucun docteur, etc.
Cardli prît ici la parole et lui dit qu'il a'y avait pas tant lieu de s'étonner. I" Qu'on lui avait fait voir clairement deux jours auparavant par plusieurs citations des pères que ces anciens docteurs avaient entendu ces mots tout comme les ministres. 3" Que dans ces paroles, ceci est mon corps, le mot est ne peut avoir que ces sens ici ! ou bien; cepain est le corps de Jésus-Chrisl; ou bien il représente el signifie le corps de Jésus-Chrisl ; ou bien U est converti au corps de Jésus-Chrisl ; ou enfin il est iransaufistan/îeau corps. Que lapremiêre signification ne peut avoir lieu, puisque le pain n'est pas le corps de Jésus-Christ, étant sans amc etc., sans vie etc., au lieu que le corps de Jésus a vie, ame, sentiment, et d'ailleurs est dèy» tellement parj'ait que rien n'y peut accroître ni être moulé. 3° Que ce sens là mémo fui rejeté par le concile
lt>.ï3ft b.S35. 336,
et i^eretài aaqacl {irâidnl HiidahroKd, qui coalraîgoil MèfTHgtr, arrkiiBacre tT^iiigrr*, qui sriUait commi noms, tthi finale autti. c<rmme en a écrit un étéçue ibt Maiu fnr lyrj. J oyt^ G«guia lur le i^jn/yt du roi Hnu, m imfiMt oà ii Mef sKitiu (wr« du dit ëpSqv*, ieritt à Is lommMgt dm dit Bereagwios, gui sont tels : PosI eèiùam râvm seeitm, tecum reguiacam : !fe€jîta meBer sors mua mrte muo.
4' Que si l'on coomIic l'histoire, <m Uomreni que Bércager Toi sobicbd de la Gaalc, «près le coodle de feretil, mais qae la jacabÎBS qoî Tiarent aprà, et qui disfnoknnicomtn la .Miigems et ToulomaâàmM qui Unaieta comme noiu, et les anleun des sentenn* firenl prévaloir le senlimeDl du pape. S' Qae le concile de Ferceil et les saivans ont donné au mot eil, une signification ôlran^ et inconnue à tous les écrivains anciens et mt^ demes. Toulani qu'il signifia ccnvertitar in. 6" D'oîi il s'ensuit qu*on ne peut prendre le mot est dans son scdb ■aturel : qu'il laul donc l'expliquer, et par conséquent loi donner un sens raisonnable : et quel est celui qui l'est le plus? ou de dire, tignificat, ou coiwertitur in? Le premier est fonde sur le style ordinaire des Orientaux de la langue béliraïqae et syriaque, ( qui était la langue du Seigneur), comme on a fait voir ci-devanl par divers passages de l'Ecriture où le mot est se prend dans uo sens de figure. 7* Que les schotastiques eux-mêmes sont embarrassés dans l'explication de leur connertHur in : 2. Okham, Dttilly et ^o/co< disaient qu'il y a trois ex- I^ications de ce mot : la première, que le pain signifie le corps de Jésus-Christ; la seconde que le paîo est anéanti, et que sous les accident, tans sujet, le corps est caché; et c'est le sens de conoertitur in, et disent
(]«ie c'est là la détermi nation de l'Eglise. La troisième est de tassislance sans transsubstantiation, laquelle leur semblait meilleure, alléguaDt les absurdités qui sont en la seconde opinion etc., el disent qu'elle leur semble bonne, si ce n'était la détermination de CEglise; qui est autant à dire en bon langage : je diroye, et ainsi le tîendroye, si n'estait pas le Jeu, car la rostisserie est preste, qui ne parle comme le pape veult. Encore cette o^\a\on An converUtur in, a besoin de nouveaux secours pour se soutenir; « car puisque le corps ( de Jésus ) est parfait, il ne lui accroît rïCD, il est parfait sans ce pain, et devant que ce pain y soit converti en la substance du corps ; et ainiii ont ajouté glose sur glose, et ont dit coneertitur in, id est, anni' kilalur, tellement que le pain est annibilc, et là est créé une autre matière : ces mots ceci est mon corps, signifient donc, ce pain est anéanti, et puis ici est le corps de Jésus-Christ caché sous les accidents qui n'ont point de sujet. Ainsi ce sens renfermant un las d'absurdités, il faut recourir a celui de ligure comme on l'a dit : -le corps de Jésus-Cbrist est donné spirituellement, cl n'est point mangé, brisé et rompu des dents, comme le porte le canon, Ego Berengarius, etc. ' »
Calvin prit encore ici la parole et dit qu'il était bon que le monde sût quel personnage avait été ce Hildebrand, qui avait établi la transubstantiation dans le concile de ferceil; il rapporta donc en peu de mots les crimes horribles, empoisonnemens, parjures, meurtres, encbantemens, volerics, violences etc., dont le cardinal Sennon l'accuse dans un traité inséré aux commentaires du concile de Bdle faits par Pie 11. Entr'aulrea
MfpportaqoaiMiMl wmmtoiêUuBwm 3 prii ce pam ^'il diiaii dtoe DiM» el le jeia Ml fev, «le. Mkm mêmmUêmamit coMhA Gahris, cf dOes foé le pain ni voirm Uimh afwevdli eéUÊifuiTairwUé p^mrwù* Remplir sm cmyerefteiu m^igifues. ^
Faekl «îoaui qM si Tod Teol sTea tenir ea déeral^ d'on concile tena sooi •flicolaM 11^ mais dirige par tBUehxmd, il faut croire que le corps de Jésos-Oirisl eti pmssibb; qu'on le pool mordre^ blesser el mâcher; qee pour preuve de cela on monire en Grère à Paris une sainte a hostie loele sanglante, qn'on joil^ qui Ta- «ait ncheiée d'une TÎeiye femme^ battit tant, que sa femme el sesenfans en avaient horreur, et enfin il prit un canif bien aigu, lequel les BUleUts fontbmser ans gens, et en frappa tellement ce <x>rps précieux, qu'une grosse effusion de sang en sortit ; et il était fait de ce paarre DieUy qui eût Isissé faire an joif, si une bonne femme ne fût Tenue prendre du feu ches ce juif, lequel cessa de frapper ce bon Dieu ; qui vojant le danger se retira à Is femme, sautani à une écuelle; laquelle le porta au curé de Grève qui le garde précieusement pour aider aux femmes grosses; et j est encore s'il n'a été changé, comme Ton dit qu'on fait sourent, comme de celui de Pfjfoity etc. » Il suil donc que le corps de Jésus-Cbrist peut souffrir encore des douleurs. Et si le juif a clé puni, les prêtres le doirenl encore plus, puisqu'ils le rompent, al qm'une rompmrt est plus quMne pijûre. Qull vaut donc mieux s'en tenir a la doctrine réformée, etc. a
il y eut là quelques canoéistes qui murmurèrent sourdwnent sur ce que les ministres venaient de dire do sentiment de TEglise romaine. On leur dit que s'ils
*Utttl.î3îil.
R ii£ei.LB. 390
avaienl quelque choee à objecter, ils pouvaienl le faire bardiment. Ils rirenientendte qu'il n'était pas écn't dans les décrets comme od les avait cités. On alla donc quérir le livre de décrets ; el on lui publiquement le chapitre £go Berengariuselc, ell'on y montra les mots propres, manibus sacerdotum traciari,frangi et dentibusfidelium atteri sensualiter, non solum Sacrament. etc.
Après avoir vu el tenu le livre, ces caaonistes furent tout étonnés qu'il y (Ht ainsi ccril.
niiciioB ol^ccta que le corps glorifié do Jésus-Christ D'occupant. point de lieu, el n'étant point en lieu selon dimensions corporelles, peut bien être après les parties aacramentalesy non- seulement sous les espèces, mais partout. '
ViHF.T dit qu'on avait déjà assez répondu à cet argument; qu'il fallait pour le soutenir, proaverque le corps de Jcsus-Chrisl n'occupe point de lieu; ce qui est contraire à l'Ecriture, qui dit de Jcsus-Christ ressuscilé, qu'il est allé, venu, monté, descendu etc., expressions qui marquent un corps qui occupe un lieu. EnHn il lui demanda s'il ne croyail pas que le corps de Jésus-Christ Boit à la Cène, ainsi qu'il élait quand il la lit avec ses disciples.
AIicHOD. « Je crois que le corps el le sang de Jésus- Christ élaicnl contenus sous les espèces du pain cl vin en la Cène, aprns que Jcsus-Christ eut proféré lea paroles sacramcntalea etc., aussi pareillcmcnl j'entends qu'il y soit, etc. * »
ViRET fit voir que, suivant la doctrine romaine il esl impossible que le corps de Jcsus-Chrisl soit dans le sa-
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BBB IDR LA PBiSENCR niELLI.
crement, comme il était quand il lit laC^ne; car alors ii éXAil passible et mortel ; it faudrait qu'il le fût encore à présent ce qu'on nie, ou bien qu'il eût eu deux corpe, l'un passible cl l'autre impassible et glorifié, pour être partout, et celui-ci ne seraitplus corps, et Jésus ne ferait plus homme, mais seulement Dieu. S'il est au sacrement en corps glorifié, il n'y ceI donc pas comme il était en la Gène; car en la Cène il était passible et mortel, n'ayant pas encore élé^/ori^e; il n'était pas en I plusieurs lieux, et par ainsi n'était pas au pain, mais \ occupant un lieu à la table. Et s'il n'y était pas en la Cène, que lui-même faisait, je ne crois pas que vous ayez, plus de puissance que lui, ne que nous puissions faire une Cène où il soit mieux qu'à celle-là. Ainsi de quelque côte qu'on se tourne il faut confesser, ou que le corps de Jésus n'était pas dans le pain, ni aeec le paio, ni le pain converti au corps, mais était à table avec ses disciples quand il fit la Cène; ou bien que le corps mortel n'occupe point de lieu, non plui; que le corps glorifié; ou bien enfin que le corps de Jésus-Christ est aujourd'hui dans le sacrement d'une autre manière qu'il n'y était quand Jésus-CbrîsL lit sa Cène, et qu'ainsi on n'a plus dans l'Eglise romaine ta Cène de Jcsus-Christ. II. Pour le convaincre que le corps glorifié n'est pas partout, il cita ces paroles que l'ange dît aux femmes : ii est ressuscité, il n'estpas ici, mais ilira devant vous en Galilée, Mallh. XXVIÏI. Luc XXIV. S'il élail partout, s'il n'occupait point de lieu, l'ange n'aurait pas pu parler de celte manière.
m. Et comme Michod tenait le livre des décrets entre les mains, yiret, pour achever de le convaincre • que la doctrine réformée sur ce sujet est conforme â celle de l'ancienne Eglise, lui fit remarquer un long
passage de ces décrets, ( De Consecrat. Distinct. 2 ) tire de St. AuguslÎD, de bod exposition du Psaume IV. lie canon commence par ces mois, prima kœresis: W le lut en latin Cl l'expliqua eu frani^ais ; il lui (il voir que St. Augustin a euseignc qu'on ne mangeait point le corps, ni ne buvait point le sang de Jésus-Christ réellement et proprement, mais que cela s'entend spirituellement. Item, un autre passage où il est dit, quejusgues à lajln dit monde, le Seigneur est en haut, mais cependant la vérité du Seigneur est toujours ici avec nous. Car le corps auquel il ressuscite, iljaut qu'il soit en un lieu, mais sa vérité est répandue partout. ' Après ce discours personne ne disputant plus, Fahel fît la conclusion de la VIII thèse, et fit remarquer combien était abominable la calomnie des ennemis de la vérité, qui pour la rendre odieuse au monde, enseignaient et écrivaient que les réformés avaient dessein de renverser toutes les puissances, d'établir l'anarchie dans le monde, et que pour cet effet ils commençaient par l'Eglise afin que quand elle serait détruite ils pussent détruire aussi les princes; ce qui était cause qu'on interdisait et brûlait oon-seulement les livres des ministres, mais même ceuv de l'Evangile traduits en langue vulgaire-, tandis qu'on permettait l'impression de divers livres impudiques et impies, etc. Il opposa à la doctrine des réformés celle de l'Eglise romaine, selon laquelle d'abord qu'un homme s'est fait d'Eglise, et est tonsuré, iln'estpluseouslajurisdictiondu prince; il faut que dans vingt- quatre heures on le rende à la cour ecclésiastique quelque crime qu'il ait commis; ainsi si tous lessujets d'un prince se faisaient d'Eglise, le prince n'aurait
)bid.2&D.Sitl :
plusdesojets. H a'; a si puisjant roi à qui la pape ctq
ofTiciers ne comtnaadenl quaad ils invoquent le bras se-
cnlier, comme on parle, et il faut qu'ils obéissent pour
exécuter ce qu'ils commandent ; de même quand il
l'agit d'alTaires de religion, les princes comme moa-
I daÎDs, séculiers el proranes, ne doivent point s'en
mêler; mais seulement les gens d'Eglise qui sont de
I leur côte soumis au pape, comme au chef universel.
I Parel tlnit son discours en cxbortant les Seigneurs à
f Ibannir l'idolâtrie de leur pays et à y faire prêcher la
{tire Parole de Dieu. Il exhorta aasst le peuple à rendre
grâces à Dieu de ce qu'il lui avait donné des magislrau
I chrétiens qui s'empressaient à leur faire connaître la voie
I du salul; à proliter de leurs soins cl a ouvrir les yeux
ila lumière. *
JVeuviè/ne thete.
< IX, Ii'a près- aînée, Farel lut la neuvième Thèss^^^
ipour la prouver il se servit des réflexions suivantes.