‹ Histoire de la réformation de la Suisse (volume 2)Chapitre 18 sur 32 · I.ETTRH CE rARSt A tElB iGAnr. 5'J · texte numérisé non relu

I.ETTRH CE rARSt A tElB iGAnr. 5'J

s'en convaincre par une lellrc que Farel écrivait daas ce (eraps-là à son ami Fâbrî, mÎDÎGlre de Tbonon. o II faudrait faire dil-il, quelque allentton à ces tonsures si impies. On les appelle pourdcfcndre leur religion; ils sont plus muets que des poissons. On leur ordonne de vivre dans la piélé, de suivre l'Evangile, de renoncera l'impiclé dans leurs discours et dans leur conduite. Mais à cet égard ils se moulrcnt de vaillans champions de l'impiclé, mais en secret, par les discours qu'ils répandent. Bientôt dieent-îh, toute celte aOairo sera détruite. Cette lot s'en ira bientôt en fumée, car on voit que tous ceux qui la suivent deviennent fous. A Berne plusieurs sont devenus fous, il a fallu les mettre en prison, OÙ ils sont morts. On voit déjà plusieurs personnes qui se repentent Cl reviennent à leur première religion, voyant que tous ceux qui sont de cette faction sont misérablemenl tourmentés. M. Simon de Dellegardc a été averti en vision, par une demoiselle, qu'il y a une place qui lui est préparée dans les enfers, tout près del'abbé ' qui y est déjà aile. On dit qu'elle a bu et mangé avco lui, et que son valet ou quelque autre personne l'a vue. Voilà les bruits que répandent les tonsurés, qui s'appliquent à effrayer par des menaces de malheurs terribles ceux qui auront suivi l'Evangile, assurant qu'au mois de mai prochain tout ira en ruine; que ceus qui nous auront favorisés seront sévèrenîeat punis, et que les

Bernois se trouvant seuls périront Ces tonsurés

faisant tous leurs efforts pour engager le peuple à la rébellion, et résistant en toute manière à la piété, il me semble que LL. EE. ne devraient plus tes supporter, à (DOÎiiB qu'ils ne veuillent fomenter des guerres et des

Michel de Bloiiay, abbéxlc Thm.

vînJP

BW PLDsisi»! HiKiaTiias sb rstibent.

troubles Si la faveur c'avait pas Uni de pouvoir,

oa découvrirait plusieurs complots, tant du duc que dm gens à corne, * parliculiêremenl de celui de LaassoDe. Mais j'en laisse le soin à ceux qui sont obliges de le faire, ctc,

De Genève, le 1& décembre 1 536.

Fahel. »

Dans une apostille de cette lettre il parle d'u I de Chablaîs, nomiDc Villa, où un ministre avait 6t&- [ attaqué de nuit par des moines, soutenus par le chef diL l lieu. *

Les religieuses de Ste. Claire de Vcvey se retirèreiH à Evian en Savoie, où elles formèrent une communauté I religieuse, qui porte encore aujourd'hui le nom de Ste. Gaire de Vevey , ' dans l'espérance sans doute d'y retourner un jour en cas de révolution ; tout comme les cvêqucs et les chanoines d'Annecy, qui prennent le nom d'éeéques et de chanoines de Genève; et comme l'évèque de Fribourg s'appelle èvêque de Lausanne. Il n'y . a pas jusqu'au cure de Gcx, qui ne prenne aussi le nom de doyen d'Aubonne. Ces gens-là se sont fait une jurîs^ L prudence particulière, selon laquelle il n'y a point de L prescription contre les gens d'Iîglise. Je ne sais si les ieouverains de l'Europe voudront y souscrire. Je sais bien du muins, que les puissances caiboliques y sont inléressées, aussi bien que les protestantes. Riais je reviens à mon sujet.

Tous les mémoires que j'ai pu voir de ce temps-là me font juger que la réformalion de l'Eglise s'exécuta paisiblement dans loG trois petite pays dont j'ai parlé;

BIiniSTRE ASSASSINE A BOMASEt. 39li

sans qu'il s'élovàt aucun trouble, du moins qui éclatât, ou qui fût de durée. II n'y eut pas uno seule goulle de sang répandu, sïdod celui d'uu ministre qui fut assassiné à Romanel, près de Morges, vers la fin de l'an 1537. Comme les paj'saus de ce village étaient assembles seloa la coulumc du paj's, pour délibérer sur les affaires de leur communsulé, ils virent passer un ministre qui venait de Genève. Là-dessus, saisis du zèle qu'inspire la rcligiou roniaino à ses sectateurs, ils forraèrcnt le des- 6cin de le tuer, et choisirent deux d'eutr'eux pour faire le coup; ce qui fut fait. Quand on cul a|>pris à Berne la nouvelle de ce meurtre, Lti. EB. ordonnèrent au Seigneur du lieu, ( qui ôlail alors un gentilhomme de la maison do Montforl, Seigneur de Vuillerens, ) d'en faire une punition exemplaire. On sait<it tous les bommcs du village, (depuis l'âge de 18 ans el audessus, ) du moins tous ceux qu'on put trouver, ( car on prétend que les deux meurtriers s'enfuirent, ]elonles conduisit en prison à Vuillerens. On leur iit leur procc»; 1 d'eux fut condamne h être pendu avec son lils. ' I J'ai déjà insinué ci-dessus qu'à la tin de l'année 1 536, \ au commencement de la suivante, les Soigneurs de ï prirent en maio la disposition de tous les biens Eglise qui se trouvaient- «lans leur nouveau pays; a nculerocnl de ceux des monastères, mais aussi ccu^: S cures ou des Eglises paroissiales ; cependant sous la Htrictiou que j'ai delà remarquée; savoir qu'on en Issa la possession paisible a ceux des ecclésiastiques i voulurent dcmcurt:r daus lo pay^r *^^ promettre de -éfuruier; ou si ou leur àtail l'administration de leurs luclicos, ou leur duuuait des pensions viagères, uu dco

b* M». Iham. 71.b.

B96 irMeM DXS KiEss D seuil.

terres en échange. Et à mesure que ces ecclêaîastîquc* venaient À mourir, ou s quitter le pays, LL. EE. di»posnienidG leurs béDÔfices, do lo manière qu'ils jugesieal la plus convenable. Ils en firent ordinairement tro» parts. 1* Ils en donnèrent quelque portion aux TÎlles et aux Communautés pour l'etitreiien de leurs écoles et de leurs b^liiucns publics, et pour le soulagement de leoTï pauvres. 2^* Ils en appliquèrent une autre partie à rsire des pensions fixes aux ministres, à mesure qu'on en pouvait avoir; et 3° le redite ils l'appliquèrent à lean châteaux, ou biens ils te vendirent à divers parirculion. Ainsi la commandcric de la Chaux fui vendue l'an 1 540, le 25 août a messire Robert ào l'rcsneville dit du Ouard, pour 2.500 ccus au soleil, ' du coin du roi de France. Le prieure de Prrroy («l veudii à Claudf de Scnarclens l'an 1548, le 5 décembre pour 2,500 florins, ' monnaie du pavs. Le prieuré de Oivonne fut vendu au Seigneur du lieu, l'an Ibiî pour mille ccus d'or. * L'an 1-538, let deux villes de Berne et de Fribourg envoyèrent leurs députés à Moral, qui y parlagèrenl les orncmens et les trésors de l'Eglise du couvent; et chaque ville eut pour sa part environ S4 écus en étolTes, en vases et en argenterie. * Trois ans auparavant ils vendirent Villars le Moine et Clavelière, à Jean Jaques de Watteville, ,avoyer de Berne, pour 6,500 livres Bernoises. ^

Comme les ministres étaient encore rares dans ce temps-là, on en chargeait un seuidu soin de deux ou de

* WS Groois,

* Ibidem,

* Inïtr. B. 81 . du 13. Oclob. ISU.

* MS. GroOM.

' Bern.Iiiiitr. 1.169.

te

CBfcKCÉS. 397

pluBieurs Eglises, alin de gagner du tetaps et de ne pas laÎBEcr les peuples sans ioslruclioD. Et c'est ce qui a donne lieu à ces iniDistrca si onéreux qui se sont trouvés jusques a ce Eiecle dans le Pays-de-Vaud, où uu ministre était obligé de prêcher à trois Eglises différentes chaque dimanche. El ce sont des établisse m en s loul-à-fail dignes de la picié cl de l'cquilé des Seigneurs de Berne, que ceux qu'ils onl faits en divers temps depuis 120 ans eoça, et pitrttculièrenient ces dernières années, par de nouvelles fondations pour soulager les minisires qui étaient si e^tcossivemcnt chargés.

Il esl vrai que dans le temps de In réformalion, où l'on prêchait avec beaucoup de simplicité pour inslruirc des peuples élevés dans une religion dilTérenlc , les ministres n'ayant pas la peine d'étudier beaucoup leurs sermons, leur emploi ue leur paraissait pas tant à charge. Mais depuis qife ta prédication a été cultivée avec soin, et qu'on l'a portée à un tel point qu'aujourd'hui elle esl un art diflicile et fort pénible ; les ministres chargés de prêcher souvent, el ]iour le moins tous les dimanches et les fêtes de l'année, ( et cela dans deux ou trois Eglises chaque jour, ) ne pouvaient que trouvsr '«xcessivement pesant le fardeau dont ils étaient chargés.

IV. Au commenccmcul de l'an 1537, les Seigneurs Berne envoyèrent des dépulés ' dans leur nouveau pays pour y exécuter leur Edit de réformalion, et y régler conséquemment les affaires du gouveroemeat civil de l'Eglise.

^ Ces dépulés laissèrent h. diverses communanlés les

' Michel Augiboughcr , trésorier «lu PaysBoniiud; Criipiii Fischer, cotiieiHer; Pierre Cjro ou Gyroii. chïnrclier ; Jenn âchkiffel Jean Ilouberl ila graml tonspi!.

398 DtPUTis DANS I.II NOUVEAUX vkts

ornemcnsct les habillcmcns de leurs Eglises. Je Icjnge ainsi, parce que j'ai trouve qu'ils lirctit celle pelïte coa- ' cession aux villes de Hloudon, de Nyon cl de Lutrj, et qu'il n'y avait poinl de raison pour la faire à ces trois villes pliitâl qu'aux autres. Ils donnèrent à la ville de Itloudon les meubles et l'argenlcrie des deux Eglises qu'on y voyait; l'une qui clait l'Eglise paroissiale, comme clic l'est encore aujourd'hui, bâlie au quarlief d'embasà l'extrcmitcdelaville, etdédiceà St. Etienne; et l'autre qui était au quartier d'eahaul dédiée à Notre Dame. * <'.cs Seigneurs lui laissèrent aussi les biens des conFrairics, et lui donncrcol les fonds et les rentes de diverses chapelles fondées dons ces deux Eglises, et sur le pont de la Broyé pour tes posséder après la mort des prèlres et des chapelains qui en étaient en possessioo, et les employer à l'entretien de l'école et de l'hâpilal. L'an 1539, LL. £E. de Berne accordèrent encore & la ville do Moudoii, les cloches de l'Eglise de Notre Dame pour en disposer à son gré. Vers la lia d'aoïit le conseil lit rompre et enlever les cloches de celle Eglise, cl en fil vendre la maiière; cl il en laissa subsister une Iraisièmc pour servir dans le besoin. On prélcDdail .ivoir dans l'Eglise paroissiale ta léle de St. Etienne, qui était dans une caisse richement ornée. On la mit dans le caveau des archives l'an 1542 avec l'argentcnc de celte Eglise. Le premier ministre de lUoudon fut un moine converti, nomme F. I''rani;oîs du (lué, aulremenl dit du llivier. * J'en parlerai encore dans la suite. On voit dans les registres de lUoiidon, que vers la lin de

* Celte Jeroicre est [ombée en ruine il y a S à 9 ani. ' Ëxlraili àei Archives de MouJon, communiqués par M. JeaN' Daptists Clavel, pasteur eu chcl de cctlc ville-là.

l EXiCUTEK L'ÉDIT E

RErOKMATION.

mai do l'aa 1537, le conseil envoya le vin d'honneur à Farel, qui élait lo§^é chez ce ministre; ce qui mo fait conjecturer que Farci ctail venu pour l'installer.

De nioudon, les dcpulés de Berne passèrent à Vcvey, et donnèrent à celle ville le 10 février 1537 le couveot delaMadelaïnc; et celle donation futconiirmceà Berne le 5 mai suivant, à condition qu'on en appliquerait les rentes à l'eolretien des pauvres. ' D'autres dcputés de Berne envoyas à Bex vers la (în de l'année pour une conférence qu'on y avait marquée, afin de régler diverses aOaîres avec les Valaisaos, passant à Vevey, donnèrent encore il la bourgeoisie les rentes dos trois coofrairies de la ville, savoir du Saint-Espril, des Sonncy cl de St. Nicolas pour les appliquer à leur hùpitat ; et cette donation fut confirmée à Berne * le 5 janvier 1538. On sait que dans l'Eglise romaine on a diverses confrairies qui sont des sociclcs moitié civiles et moitié religieuses, formées pour faire des actes de cbarilc, suivant les idées de leur religion en faveur des confrères morts el vivans. Il y avait diverses confrairies de cette nature dans toutes les villes du Pays-de-Vaud ; et même il n'y avait pas peut-être un seul village tant soit peu considérable qui n'en eût une sous le litre du Saint-Esprit. Ces confrairies y tenaient lieu d'hôpitaux, et avaient leurs petits fonds el leurs rentes ; les Seigneurs do Berne les laissèrent toutes, si je ne me (rompe, chacune à sa communauté; ce qui fait qu'il s'y trouve quelques villages qui ont des rentes assez considérables, comme Arans» la Vaux, et Perroy à la Côte.

Pour revenir aux premiers dcputés, ils arrivèrent a

' 8. Injlr.I. Î70.

Lolry, le 13 de fiJvrier; cl d'abord ih enirèrentea cornposilioD avec les moines àa prieuré, dont il y en eut sii qui embrassrrcnt la réformalion el quillèrenl Tordra. ' Un ou deux qui dcrocorpreot aliachés à leur religion, Turent obliges de sortir du pays au bout de quelques semaines. Les autres demeurèrent dans le lieu sossi bien que les prdtres qui s'y trouvèrent. °

Quelque dûcililéqoc les peuples de I.a Vous eussesl léraoi^née d'abord on recevant tranquillement, el san* lamulle, les ministres qu'on leur avait donnés ; cependant ils étaient toujours ealboliques dans te cœar. Ils ea donnèrent bientâl diverseii preuves. Dans le ternps qne les Seigneurs commis de Berne cluîcnl à Lutry, ' l0 députés des trois paroisses, de Lulry, de Villelle M Cuilly, et de St. Saphorin, leur jirésenlc'rent une requête tendante à faire iiiellre a néant les règlemens nouveaux qu'ils y avaient fait publier de la part de IiL. £E., disant quil leur semblait qu'ils étaient contraires à leure franchises et & leurs libertés ; ' mais ils c'en voulurent rien faire. Le même jour, desâépnlcsde la paroisse de Corsicf sur Vevey, furent à Lutry, se plaig^nant amèrement de 42 articles de nouveaux règlemens que CCS Seigneurs commis leur avaient donnes, qu'ils trouvaient insupportables à eux et ao pays; proposant que tes quatre paroisses devaient députer ensemble à Berne, pour en demander la révocation ; ceux de Lntry résolurent de se joindre auk trois autres paroisses pour cette députation. ^

Dans le même temps le Major de Lutry demanda au

< Mm. de Lutry f. 80.

■ Ibid. ISb.

> Ibid. 60. b.

I CATHOLIQUE. aOl

conseil du lieu, ua calice que ees pères avaient donné à l'Eglise, et où étaient les armes de sa maison. On {iromit de le lui rometlre, mais à condition que ei rEglieo retournait en ëou premier état, il serait obligé de le rendre. '

La coadition apposée par le conseil de Lulry à celte restitution est une bonne prouve de ce que j'ai dit, que quelque docilité qu'on eût témoignée jusqu'alors, la cccur . élait toujours catholique. Il; parut bientôt; car le dii manche suivant 18 février, le ministre Matthieu ayant [publié en chaire l'Edil général de la Réformation cdr *oyé de Ueroo, les chefs du conseil B'o|iposèreul à son I «xëculion, protestant en forme contre cette entreprise comme contraire à leurs privilèges. ^ Cependant les députés de Berne étant allés à Lausanne s'y Gront porter tous les habillemens et les ornemens d'Eglise, tant du prieuré que do la paroisse de Lutry, et les ayant vus, ils les rendirent à la bourgeoisie de Lutry. Ils ordonnèrent CD même temps qu'on rompît les croix, qu'on brûlât les livres, ^ qu'on rendit au Rlayor le calice donné par sca pères, et qu'on en gardât un autre pour faire la Sainte Cène. * Cet ordre ne fut exécuté qu'en partie; c'est pourquoi le conseil de Lutry ayant appris le lô mars, que le baîllif devait y venir pour examiner l'étal des affaires, on résolut qu'on lui ferait les excuses de la ville, de ce qu'on n'avait pas encore abattu les croix et le reste des autels, et qu'on l'assurerait qu'on avait rc- -solu de les abattre. ^

' Ibid.Tl.b. eieo.

■ Ibid.SO.b.

' ApptrcniiQrat lei MÎMcU-

' Ibid.Sl.b,

^ I bidon.

Les dé|)ulcs do Berne arrives à Lausanne, vouloreoi d'abord prendre possession de l'Eglise cathédrale et de son trésor qui était très-considérable, comoie oa en I peut juger par la li^te que j'en aï entre les mains. Lee I chanoines pour parer le coup, cachèrent ce trésor eilet I titres de l'Eglise, et ne voulurent pas les rf^metlre, diknt qu'ils les avaient donnés en garde à l'évêque. Ces Seigneurs ne pouvant les avoir de bonne grâce, employèrent la force pour en venir à bout, lis lireat saisir ces chanoinee, et les tirent conduire en prison au cbfr tesu, où ils furent retenus huit ou dix jours jusqu'à « qu'ils eussent remis le trésor el les titres qu'on leur demandail. ' Ce trésor fut mis dans des tonneaux, * eL conduit sûrement à Berne. Les Lausannois entrèrcnl dans [ cette querelle el demandèrent le trésor et les biens de leur ^lise cathédrale, prétendant qu'ils leur apparie- I Baient; mais les députés qui avaient leurs ordres, les renvoyèrent à Berne, Après l'élargissement des cha- I noinos, les dépulcs de Berne leur proposèrent d'embJirasser la reformation, leur offrant de leur laisser ■ I cette condilion, leurs prébendes, et gcnéraleraeat tous leurs bcnéllcos; faute de quoi on leur déclara qu'il fallait qu'ils sortissent du pays. On leur donna an certain terme pour délibérer et pour prendre leur parli- Deux ou Irois d'cntr'eui embrassèrent la réformalion , entr'autres Ami Ravier , * citoyen de Lausanne, qui dans la suite acheta la seigneurie de Nonl-

' MS. Thom. 65.

* MS. Pinaul.

* Il éliit (rcra de Braedicl Ravier, maître ca Artt «I doclet.

nëdcciiie, qui élanl syndk de Lausauiw, porta lj parole du peuple lut» la célèbre conlëreuce de l'an 1518. Voyei le Tome premier

L p. 69. Cfl chanoine mourut l'an 15SiJ.

DE LA CiTHÉORALÏ. *05

ricber. ' Les autres se retirèrent à EvUd, * où ils furent suivis par les religieuses de Vevej'. Avant leur départ, les Seigneurs de Berne leur donnèrent une quittance en forme de toutes les pièces du trésor de leur Eglise qu'ils leur avaient remises. ^ Je ne sais si CCS chanoines emportcreot à Evian avec eux les reliques de leur Eglise ; ou si les députés de Berne les saisirent et les dissipèrent. Je croirais plutôt le dernier; car depuis ce terops-là, je ne sache pas qu'on en ait plus bui parler. Dès l'an 1170 on prélcodait avoir à Lausanne diverses précieuses reliques de la sainte Vierge, a laquelle celte Eglise était dédiée. Et lorsque l'an 1232, ( après que celle Eglise eut été achevée de Mlir, ) on y porta ces reliques, qui avaient été environ soixante ans en dépôt, dans une petite chapelle de faoi,s on publia d'abord qu'elles y avaient opéré une inflnilé de miracles ; comme si la sainle Vierge eût voulu témoigner par là la satisfaction qu'elle avait de se voir logée dans ce magnilique édifice. * Et ce temple ayant été brûlé l'an 123i> avec une perte inestimable de matériaux, d'ornemens, de meubles et de monumens anciens, el n'ayant été réparé qu'au bout d'une cinquantaine d'années, le pape Grégoire X, (qui vint à Lausanne l'an 1275 pour s'y aboucher avec l'empereur Rodolphe de Habsbourg, 1 fit la dédicace de cette Eglise, le 20 d'octobre, en présence de l'empereur el de toute sa cour. En même temps il la dota de plusieurs belles reliques. Il lui donna enlr'autres du bois de la vraie crois, des cheveux de la

' MS.Tboin le. M.ii. Il de " MS. Thom. 6a, " B. Liiilr. I. îd'J.

* Cliarlulnr l.aniaii

UB LlCiABIIB KicLUIB.

ttUnle Vierge, une cSte de Ste. fllarie'iUadelaine, uat côté de St. Laurent, une jâèce du Sépulcre du Seigneur, une pièce du Sépulcre de la Ste. f-'ierge, ' aa peu de laCrcche du Seigneur, etc. * A loules ces belles reliques qui faisaient l'ornemeat de l'Eglise cathédrale de Lausanne,' et l'objet du la vénération des peuplée, OD peut encore joindre la Sainte Raiie, dont il « clé parle cï-des^us. ^

J'ai dit que lesLausannois avaient demandé aux députéB de Berne le trésor et les autres biens de l'Eglise cathédrale de leur ville. Ils envoyèrent des dcpulés à Beras, proposer a LL. ËE. divers articles de demandes qu'îli formaient, n'étant pas conlens des concessions qui leui ^ avaient été faîtes. Ils demandèrent cnlr'autrcs le trésor [ elles autres biens dont je viens de parler, représcatanl que ce temple étant l'Eglise de Lausanne, devait appartenir à la ville de Lausanne. Les Seigneurs de Berae I qDt ne goûtaient pas celle jurisprudence, répondirent ) avec hauteur à leur représentation le 18 avril, cl leur . refusèrent toutes leurs demandes ; et de plus leur ordonnèrent de renoncer à l'alliaDce de Fribour^; * pen de jours après, ils ordonnèrent aussi la même chose à \ )a ville d'Avcnchc. ^ Les Lausannois mal contons de la résolution de LL. EE. retournèrent encore à la chargée par une nouvelle députation à Berne, ° mais toutes leurs

* La Sic Vjkhcb a donc été enaevolie, leloD le pape Grégoire X. CflUclanI, it en faut cou dure qu'elle n'a pai élcenlevde an ciel.

touto viranlc, en corpi et en amo ; el quo ll^lisi célébrer la fête de celle AisoniplioD. te IS d'aoûl.

* El Inilriuneiilo Dedicst.

' pBRe 879.

" Inilr. 1Ï3.

' Ibid. 129 ° Uan. deLausan.USS.

iso Gomaino TtiÏQ

DÉPUTÉS DB MORGBS 40X

sollicilatione furcut inutiles. Dca-là ils se soumirent si bien à la volonté du souverain, que, le 18 octobre suivaot, le conseil chargea deux conseillers d'aller de maison en maison exhorter tous ceux qui avaieut dû des censés à l'évéque , au chapitre et au clergé de Lausanne, do les payer paisiblement aux commis de Uerne. '

De Lausanne les députés de Oerne furent à IVorges, et de là jusqu'à Tbonon, pour exécuter les ordres do»t ils claicnt chargés.

L'Eglise paroissiale de Morgcs était hora de la ville, au-dessus du vignoble, sur une haulour, nommée Joulens, à l'endroit où est aujourd'hui le signal. Il y avait dans la ville un couvent de cordeliers, à l'endroit où est aujourd'hui le cimetière, oulre cinq ou six chapelles. Le mardi 24 janvier précédent on avait déjà ôté des Eglises, les chandeliers, les lampes, les reliquaires, etc. Les dépulcâ de Iterne firent encore abattre les croix qui étaient au couvent des cordeliers, cl accommoder le temple pour y faire le service divin suivant les règles de la rcformatioo. On lit faire un chapiteau a la chaire de l'Eglise et accommoder les bancs pour que l'assemblée ■ pût y être d'une mnière convenable. Les choses se paËScreot partout à peu près de la même manière. Le premier minisire de IQorgcs fut Jaques le Coq. Après lui ou y eut Jean Plaleanus, ou de la Place. On laissa cependant en paix pendaultroisnns, Iccurcdo Morgcs nommé Dom Jean Poucet. Ce ne fut que le 13 oclobre 1539 qu'il remit au conseil de la ville les litres qui concernaient sou bénéfice. Dans la suite des temps on quitta l'Eglise des cordeliers, et l'on bàlit un tcuiple d'une grandeur

sufEisante pour y faire les assemblées religieuses, à l'eztrcmîlé orientale de la tiUc dans un endroit où il y avait eu auparavant one chapelle. '

Jean lU, comte de Gruyère était demeuré en paisible possessioa des terres qu'il avait dans le Pay&-dc-Vaud, après en avoir prêté bommsgc à LL. EE. de Bcroe, et on particulier de U baronnie d'Anbonnc et de la Beî' gneurie d'Oron; deux terres qui out été dans la suite érigées eu bailliages. ' Les députés de Berne après avoir exécute leur commission à Morges et dans le voisinage, allèrent de là à Auboniie pour le même sujet- Us y trouvèrent François Martine, mattre d'b6tcl du comte, qui traita avec eux au nom de son maître. Ils loi donnèrent pour lui et les barons ses successeurs, tous les liicns ecclésiastiques qui étaient dans l'étendue de sa terre, (qui comprenait une ville avec dix à douze n^• lages paroissiaux ; ) sous les conditions suivantes. l*) a Qu'il pourvoirait les Eglises de bons ministres à qiù il assignerait des pensions bonncies, afin que les Eglises fussent édifiées ; qu'il en entretiendrait au moins deux dans toute la terre s'il était possible; 2* qu'il ferait des pensions viagères à tous les ecclésiastiques de cette terre qui embrasseraient la réformalion; 3" qu'il ea emplojerait quelque reste au soulagement des pauvres; i" que conformément à l'Edit général de R cformation, i-bacun pourrait retirer les legs, meubles et immeubles qu'il aurait donnés a l'Eglise, ou lui, ou les siens jusqu'à la troisième génération en remontant ; 5** que des meubles, joyaux et argenterie qui resteraient, le comte en ferait faire des calices pour célébrer avec bienséance la

rch. Ho Morgci,

ron l'an ISiiS, et Aubonnc 1 ai

TOCCHAIJT tA aAKONKIB D'AU^OITWI, U)

Sainte Cène; 6** que loua les sujets de la baronoîe seconfornicraient à la rôformatïoa de LL. EE. de Berne; et que 7" on établirait deux survcillans dans chaque paroisse pour observer et rapporter ceux qui ne vivraîenl pas selon celte rérormation. u Cette concession fut faite a Aubonne le 7 mars 1537, ' Le comte formait aussi des prctentions^ur le prieure d'Etoj, nais les députés de Berne s'en défendirent hooDclement, en disant qu'ils renvoyaient ceile affaire à l'examen des commissaires. ' En conséquence de cette donation, le comte quoique zélé catholique, mit incessamment la main sur les biens ecclésiastiques de celle baionuie ; ol non content de cela, il s'empara encore des biens et des rentes des petites confrairies qu'il y avait dans les villages, comme si c'eussent été des biens d'Eglise ; sous prétexte que leurs rentes étaient employées eu partie à un usage superstitieux, savoir à faire dire des messes pour les âmes des confrères. Pendantquej'aiétéministreà Aubonne, j'ai vu les petites archives de quelques- uns de ces villages ; par où il paratt qu'ils étaient autrefois riches -, mais ayant été dépouillés des biens de leurs confrairies, par un baron catholique et de bon appétit, ils sont aujourd'hui pauvres. Au reste le comte observa exactement le traité. Pour une terre de l'étendue que j'ai déjà marquée, il établît deux ministres. Mais ce nombre ne suftisanl pas, LL. EE . eurent la bonté d'entretenir un troisième ministre, à leurs dépens, dans cette baroonie ; et l'an 1542 ils firent solliciter le comte k faire une pension à un quatrième ministre. ^ Ainsi, en partie par la piété des Seigneurs

Conci?siioi

WS UN MIMaTRI 4 AVBONHC.

de Berne, ea partie aus dépens des barons ses soeties-

eeurs qui furent obliges de temps en temps par LL, ER.

d'en établir encore deux ou trois, le nombre des miais-

tres de celte baronnie se trouva augmcnlc jasqu'à six.

On trouve dans un vieux registre d'Aubonne, que le

' jour doSl. Walhîas, 24 fcvrierl537, le conseil général

j de la bourgeoisie y fut assemblé a pour délibérer sur le

I Bojet des ministres,»' Cela donne lieu déjuger qn'onleot

1 «vail envoyé ordre de la part de LL. EE, de Berne, de

r recevoir des minisires et de les écouter. Et le hindi de

' Pâques, 2 avril, le maître d'hôtel du comte de Griiyèn

apporta les rJ>g)cnicns de réformation, et les présenta

[ au conseil général do la bourgeoisie qui s'y Eourail.

[ Quelques semaines après on construisit des fonds de

r liaptéme au-devant du cbœurde l'Eglise, '

L'Eglise paroissiale d'Aubonne claît à tin petit qaart

delicucde la ville à l'occcidenl, prèsdugrand chemin

de Rolle, parmi les vignes, dans un lieu nommé 7V^

pelin ou Trivillht. On continua d'y faire le service divin

' josqiics à l'année 1551, que cette Eglise étant tombée

en ruine, ^ on fît des lors les assemblées religieuses daat

1 autre temple, de grandeur médiocre, bdli à l'extfê-

I mité orientale de la ville, au bord d*ua précipice.

On n'établit d'abord qu'nn ministre à Aubonne, mais «ministre se trouvant trop chargé, demanda un diacre. I Xie conseil conféra sur ce sujet le 6 avril 1538 avec le r inaUrc d'hôtel du comte de Grnyère, et après bien des f renvois, ils convinrent le 27 août 1539, que le eorole I ferait uneparlie do la pension du diacre, et que la

' Arch. d'inbonnc.

Ari'h, d'Auboiiiic.

PCTÊi A MTON.

ferait le resle, ' à condition qae !e diacre ferait aussi Ift ! fonclion de rcgent, cL enseîgnerail aux cnTans tes [irîncïpes de la graiumaîro lalinc avec ceos de la religion. '

Le premier niinistrc d'Auboone fut JaqucB Valier, nalif de Brlançon dans le Dauphiné. II demeura environ ncLif ans à Aubonoe; après quoi il fut appelé à Laueannc l'an 1546 en janvier, pour y ^Ire ministre avec P. Virel, à la place de Beat Comte. * II y demeura jusqu'à l'an 1559 qu'il quitta celte Eglise, de compagnie avec Virel, et alla mourir à Genève. Sa postérité subsiste aujourd'hui à Aubonneet à Rollc. Son successeur à Aubonnc fui Thomas Malingre, qui avait clé premier ministre d'Yverdon. Lo premier diacre â'Auboaoe fui Gilles Michaulx. *

D'Aubonnc les députés de Berne allèrent à Nyon le 9 de mars. II y avait à Nyon une Eglise paroissiale, dédiée à St. Jean, ei deux couvcns, l'un d'hommes, et l'autre de filles. L'Eglise paroissiale était k l'entréo de ta ville à l'orient. Le couvent qui appartenait à des Frères mineurs était au bas, dans le quartier de Rive ; cl celui des religieuses éiail au quartier d'cnhaut, dans l'endroit le plus élevé de la ville, à restrémité occidentale, avec une jolie Eglise dédiée à Notre-Dame. La croix de Savoie qui paraît en pierre cl en demi relief sur un coin de la muraille de cette Eglise en dehors, donne lieu de croire que ce couvent avait été ou bâti ou réparc par un prince de Savoie. Il y avait aussi diverses chapelles dans ces

' E I te le chargea r]c payrr .

pension.

iclk-incnt SOécu

Eglises. Les députés de Berne conrirmèrcnl à la ville d( Nyon, le 9 de mars, ( lo jour nièine qu'ils y ciaicnl nnivé&oulclendemain, ' ) certainsprivilégcsdontelle avait joui, el lui Tirent encore des coacessioas honorables. Outre les biens des coaridiries qu'ils lui laissèrent, ils lui donnèrent encore le couvent des Frères Mineurs pour en faire un liâpiial, et les vigne» qui on dépondaient. Le i mai lo ccmseil lil distribuer aux pauvres les habillemeiii d'Eglise, comme il avait clé ordonné. Le palroa de l'Eglise peroihsiale était en très-grande vénération dans 11 ville et aux environs; de sorte que quand oo voulaù faire prêter «'quelqu'un les sermens les plus solenaeb. on les faisait faire par St. Jean de Nyon ; LL. E.E. de Berne, sans doute pour arrêter incessamment le coun de celle superstition et coopcr le mal par la racine, ordonnèrent de démolir cetLc Eglise, cl de lui subslilucr pour l'usage des assemblées religieuses le temple de Notre-Dame. Les regisircs de Nyon nous apprcnnenl que celle ville envoya deux députés à Bernç, au mois d'août sans nous rien dire du sujet de la dcputatioa. mais la truite fait présumer que c'était pour demander la révocation de cet arrêt. La députalion fut inutile. Les députés furent de retour à Nyon, le 22 d'aoïït, et déjii dès le 24 on commença à démolir l'Eglise de St. Jean. On accommoda proprement l'Ëglise de Noire-Dame pour en faire le temple paroissial, comme elle l'est encore aujourd'hui. Dans le mois d'octobre on y St des baocs, et dans le mois de novembre on y posa des fonts de baptême et une chaire pour le ministre.

Le premier ministre de Nyon fut un Parisien, nommé

' Cela )iariit, pirce qu'ils ftrciil à Aubonne, te Tniars, le traite qu'on a vu avec le comte de Gruyère.

le doclcur DIorSDd, parce-cju'il ciail docteur de Sorbonae. Il fut toge dans le nouvel bôpiial, 11 ne demeura pas loDg-tempa à Nyon. Antoine Marcouri son successeur y éla!t déjà l'an 1 540, comme on le verra dans la suite à celte onncc-là. * Quelque temps après on établit à Nyon oo diacre, qui clail maître d'école et eu même temps chargé des Eglises de Crans et de Seligny. Mais l'an 1553 il fut déchargé du soin de cette dernière. *

A Lasarraz les députes de Berue (trcat avec la baronne un traité tout semblable à celui qu'ils avaient fait à Aubonne avec le comte de Griijcre. Ils lui ccdèrenl les biens d'Eglise de la baronnic, ^ sous la condition qu'elle paieraîl les pensions des mînislres ; ce qui se pratique encore aujourd'hui. Au reste ces députés firent une très-grande diligence, puisqu'ils repassèrent a nioudon le 16 mars. *

Le comte de Gruyère ne parut pas avoir beaucoup de reconnaissance pour la manière gracieuse dont les Seigneurs de Berne l'avaîenl traité. Ce Seigneur voulait paraître zélé catholique, mais son zèle ne l'empèchaît pas de chercher à s'enrichir aux dépens de l'Eglise. Il ne fut pas content de la cession qni lui avait été faîte dans sa baronnic d'Aubonnc. On vient de voir qu'il forma des prétentions sur le prieuré d'Eloy, qui était au voisinage de celle Icrro. Il en forma aussi sur l'abbaye de Haut- Crêl, ancien monastère do l'ordre des Citcaux, situé dans le voisinage d'Oron. Les Seigneurs de Berne lui refusèrent l'un cl l'autre; et se conlcnlèrenl de lui as-

riagire de 400 Ootibs sur l'i^ t ^ mm^rt^ •pria la mort de l'abbé, le li ws^^àar ■ |an« ptai piqué coatre les Bernoiidu n- «MWii» ■ aMântfak, qoe coDlent deUgrfeeqa'ib M j:>^mhI iùBM4tr- El Cuunt le zélé pour U religion j«a«. THPOH i *it|iM u» oavertement s la réfomimm 9^ Mk. ■■■ «««iMcal inirodirire dans les terra u«Xl«^ •î'aHià iàatihomiiia^; et tedoDoaolie -'«Mfii iM* te MaPHH^ 3 fit dire «ooe habiuos de U >«^wwi*à'*lraa ^i ««ifailqaeiouscetuquiêtaial •qw». i» jniiiiÉM. am^m h mime foi que lui, »iW>ia««MM>«ralii^dBiailflrTCs. Depmsce lemps- AJWMaàllMi B^M pJas aller M friche a ChaiiOen, ^Mâ tiiaM - I^*e jawawiiwW : foigac dans leur cœur la jtufhin '■»> ^MK^ 4*>i— Hir amaanat ainu U prédics- 4-JM i« ll^«ikrie pai m atasae. ' Xm la aort qui l'oH «t.* m jiuMw .ABaêe IÂ5I.iiTztai7npétDanlé detw aoB. Wi Sàraeonde Demc jaM^Mitppm ta nouvelle, •■rea& i^ boaté décrire le "> junnaare lâ39, une leUre ifa caùûaacc i U i faiiiiiiii m anc> * Q 'iiÎTiii deux & tt SK Oa. Le £a paaè. amnan Fraa^-aM> ««t pour WK ^^aa^ U haroaeie d'AjÂunn»; Kdiei qui cUÎt r^îM, <■■ tout Le rea*. La fia ul niiî)peu&e, et mise ^■t ^ cooteat à btatnw jâ. «Ue «liai afabene r^ Im4- * Frao^DÛ aiocrzmaainiiue-lû «uuenbiis et laÛH MM hérib^ a loa finse- * Kù» w Kcbd n'en ^e^ pas beaacoap. B firt biwi a"ii SKaa^nr, et dans I& aaf U dkcipakM» ms làens de «rte qu'il blcoo-

* Tir* d'BBc kttre de Germais ItatuA , ^«Turaciir da H«Bt- Crit. èaiu â LL. FE. <!e Bcr«e

* Webcfa. Miu. I3«. b

itlrainldcraircdiscussioD pour payer SCS dcllcs l'an 15îf5;

y après quoi il se trouva réduit à la Irisle nccessilc d'aller

^ chercher forlunc dans les pays étrangers, comme un mi*

u «érab'eaveaturicr. '

j V. Les députés de Berne avaient réglé dans leur tournée, ce qui tegaidaïl reslcrieur et pour ainsi dire l'ccorce de la religion. Pour pourvoir aussi à Tin- Icrieur, autant du moins qu'il était possible, ïiL. £Ë. convoquèrent à Lausanne un sjnode de tous les ministres de leur Pays Romand, tant ancien que nouveau, et l'indiquèrent au 13 mai. Leur ministre, Caspar Grossman composa un écrit qui contenait le serment qui devait être prêté par les ministres, et les règlemens des doyens et des classes, et l'ordre qu'on devait observer djiDS le synode. Ils envoyèrent deux députés pour y présider, Jean Rodolfde GrafTenricd Jlanderet, et Nicolas Zurkinden secrétaire d'état, avec ordre de suivre l'écrit de Caspar Grossmann, et d'eshorter tous les ecclésiastiques de Lausanne a se laisser instruire cl à embrasser la réformation; avec déclarailon expresse, que s'ils ne voulaient pas le faire, ils devaient quitter le pays, LL. EE. n'en voulant souffrir aucun qui fût catholique. ' Le pays fut partagé en sept dcpartemens ccclcsiasliquCB, nommes classes : t. La classe de Lausanne et de Vevcy, qui comprend les bailliages de Lausanne, de Vevey , d'Orou, de Rougcmonl et le gouvernement d'Aigle. 2. Celle do Payerne, qui comprend les bailliages de nioratj d'Avenchc et de Ifloudon, cl le gouvernement de Payerne. 3. Celle d'Yverdoo, qui comprend les bailliages d'Yvcrdon et de Romainmolier. 4, Celle de

Moiges, qui <:oin[ii'end tes bailliages de Morges, d'Aubonne, de Nyoa cl de Boomool. 5. Celle d'Orbe, qui compread les bailliages d'Orbe el de Grandson. 6 Celle de Gex. qui comprenait le bailliage de ce nota. 7. Enfin celle de ThoDon, qui comprennit les bailliages de Tbonon cl de Ternicr. Mais ces doux dernières furent dolacfaées des autres, lorsque l'an 1567, les Seigneurs de Berne rendirent à Emnianucl-Pbilibert, duc de Savoie, les bailliages de Thouon, de Ternicr et de Gex.

J'ajouterai ici par occasioa que LL. EE. ayanl ftùtll ce prince la restitution de ces terres sous la rc^^erve expresse qu'il y laisserait subsister la rcformatioa qu'ili j avaient établie et tous les réglemeaa qu'ils y avaieut foitt en conséquence, celle condition fut asssez bien obse^ vce pendant sa vie. Mais après sa mon , qui arriva l'an 1580, Charles Emanuel sou tils ne se croyant pasapp»^ remtneot lié par le traite fait avec son père, se mit 1 bientôt à le violer, el des l'an 1589, il commença par ' interdire quelques Eglises de village, après quoi il . chassa tous les ministres l'an 1598. Nonobstant une promesse solennelle qu'il avait faite l'an 1589 aux réformes de Tbonon, de les tolérer et de leur laisser enfe rière liberté de conscience, on leur avait déjà rogné [ une partie de cette liberté en ne leur permeltant l< I prêche dès cette annce-là que dans trois villages voisins. ' Un des ministres de Tbonon nommé Jean Clerc , de I qui je suis issu par les femmes, fut obligé de se retirar F précipitamment avec sept petits enfans sans pouvoir etO' L porter quoi que ce soit , qu'une pièce de 1 5 sous qui se r trouva sur lui ; l'autre qui se nommait Louis Viret, se

i-dcMous aux Ciii^u Juslifica

fGUSBS DIJ FkTJ DB r.tX. tIS

retira au Pays de Vaud el fui établi minislre a Dompierre ensuite à Luccas, où il mourutlaQ 1614. '

Pour ce qui eal du pays de Gex, les Eglises de ce pays - là furent tranquilles pendant la vie du duc Enianuel Philibert; après sa mort, l'an th99, dacs la guerre que les Genevois eurent à soutenir contre le duc Charles Eiuanuel, la ville et le pays de Gex passa au pouvoir de la France, par une capitulation faite le 19 avril de cette année , avec Nicolas du Harlay, sieur de Sancy, gênerai de l'armée de France, dans laquelle il fui exprc.-^ sèment réserve que ce pays-là demeurerait dans la paisible possession de ses droits, privilèges, eic. Le pays de Gex fut encore assure à la France par le irailé de Lyon de l'an 1601 , par lequel le duc de Savoyo lit un échange avec le roi Henri IV, el lui céda la Bresse, le Bugey, le Val-Romoy el le pays de Gex, pour conserver le marquisat de Saluces. Dans ce traité il fui encore expressémenl réservé qu'on laisserait le pays do Gex en possession de tous ses droits. Henri IV mil aussi ce pays sous le hénéfice de l'édil de Nantes , par sa réponse au 65' article du cahier de ce pays-là , le 18 septembre 1601, et après sa mort Louis XIII y envoya des commissaires (l'an 1611) qui en lîrent jurer l'observation aux officiers el aux principaux habilans dn pays. ]>Iais nonobstant tous ces traités , dès l'année suivante 1612, les Eglises de ce pays-là furent dépouillées des fonds qu'elles possédaient et que les Seigneurs de Berne leur avaient laissés pour l'entretien de leurs ministres et de leurs maîtres d'école. L'an 1636 , on commença à les veser en diverses manières et sous divers prétextes ; mais ce fut encore pis l'an 1662 , par un nr-

' El. actii Oifs

rcl du 23 aoAl, to roi ordonna que tous les lemplesd* V la rclîgioa réformée , (qui ctaieal au nombre de 35) te- I raient démolie , que les reformes seraicnl déchus du bé- L Bclicc de l'édit de Nantes, et que tous leurs lieux d'exercice public de religion Géraient rcduils à deux , l'uo à , Fcruex et l'autre à Sergy , deux lieux les plus iocom- I modes du pays pour les assemblées religieuses. Par iw \ arrêt Buivani du 30 septembre 166-i, il leur fut dcfcoda [d'aller su prêelie dans les Eglises Toisioes des terres Ide Berne el dcGeuèvc, sous peine d'clic poursuivis ï «riminellemcnt. Les cantons réformés interccdèrenl goih f vent en faveur de ces pauvres Eglises, el par lettres ci par ambassades, maïs toujours inDulilcmenl, malgré kt heWcs promesses qu'on leur faisait. Pour rebâtir la deux temples de Fernex et de Seryy , ces Eglises fireal faire une collecte en Hollande et en Suisse, par las I Boinsde Ht. l'avocat Du Val. La collecte fut si abondante qn'après que les deux temples purent clc rchùits , on enl I flDcorc 2400 cous de reste, que tes Eglises Irouvèrenl k propos l'an 1670 demellrc eu renie, alîo de servir à l'eo- F Ireticn d'un ministre; mais la cour ayant pousse l'iabuintnîlc jusqu'à leur défendre d'avoir aucun fond pour ce l Bujet, elles furent obligées de recourir à quelques tm- [ bïos charitables qui s'en chargèrent; ' mais comnie I c'est un secret qui m'a été confié, il ne m'est pas permis de les nommer. Enfin l'an 1685, ces Eglises furent enveloppées dans la désolation générale, arrivée comme chacun sait par la révocation de l'cdit de Nantes. Après celte longue digression , je reprends le lil de DOtrfl histoire.

* Tiré do Mémoirei pnrticu]. commun iij ut ncur du Pays Je Gbi

BUITIS DU IIMODB D

Pour revenir aux actos du premier synode de Laiv J sannc, on y reçut les canons ou rcglcmcns ecclcsiasUijues, drcssca par Caspar Grosman, ou JHégander , mînîslrc de Berne. Cei règlemens contenaient ; l'IiC serment que tous les ministres devaient prêter. 2" Le» lois que les classes devaient observer dans leurs assem- 1 blées : 3" La distribution des offices des doyens et dea [ jurés et la nature et les fonctions de leurs emplois.

l'ar le serment proposé les ministres s'engageaient r I 1" A avancer de tout leur pouvoir la gloire de Die le bien de l'état de Berne ; Z" do rapporter do bonne foi dans l'assemblée co qu'ils verraient dans la doctrine ou dans la conduite d'un autre qui serait contraire à la réforiDation. 3" d'y garder le secret; 4° de dire librement leur sentiment en gens de bien; 5" enfin de déclarer comment les baillifs travaillaient à la gloire de Dieu et au bien del'Elat, et s'ils s'acquittaient bien de ^ leur emploi.

Les rcgleraens dos classes portaient : I . « Que chaque classe aurait le pouvoir de se choisir un doyen ou un modérateur, à qui les frères promettraient tous 'par attouchement de main d'être soumis , bien entendu qu'il ne sera permis de contraindre personne à faire des choses contraires à la volonté de Dieu. Que les frères auront le pouvoir d'en élire un autre à sa place, toutes les fois qu'ils le jugeront commode ou nécessaire.

n. » Qu'afiu de prévenir les élections frauduleuses des ministres , on n'en admettra aucun à l'assemblée de ] la classe qu'il n'ait montre que sa vocation a été légitime, etc. »

m. Que les ministres auront ensemble des confércnces toutes les semaines el s'entretiendront sur quel

Aïs luiTU Dv tinoDi

qufl arttcla de reUgioD et ci:|)lîquoroDl quelque pi

de l'Ecriture. '

IV. Que dutts les synodes oa examinera : 1° la doêtrinc des minislros, et 2° leur conduite. Qu'on fer» cfr «uilc l'examen de la conduite des baillifs et des olficiMl subaliernesdu pnj'S. ^

V. Le devoir du doyen était : 1° de prendre ^arde k la doctrine des frères el de ne permettre pas qu'on prê*

' chat aucune doclrîoe nouvelle, sans en avoir conféré ■ jLvec les ministres de Berne. 2° Comme les ministre* t qui soubaitaienl d'être re(;u6 dans une Eglise, devaient prendre une lettre de témoi§;Dage et de recomniandalion du doyen et dos qualre jurés de la classe, et avoir encore l'approbation des ministres do Berne gour y être omuile coollrmcs par LL. EE. du conseil élroît, le doyen ne devait admettre dans sa classe aucun o^ nislro qui n'eût élé établi par cette voie-là. ' 3" I*

* Cul ce qui a donné lîca à coi uiemblcci de Minïiire*, qt^on somme Collûqu» • et qui te ticimenl eu quelques Classe* S foi) pir an, cl en d'iulres t <mi.

* Ce reniement particulier, qui dans lus eomiuencFineiii de I Ja Rélnroiilion s'exécutait toale* le« aonécs, ne fut pitu ob-

vé dtni U suito qu« do loiu àr loin, selon quo I.I.. EE. le 1 logeaient à propos : On appelait celaffni'r le chapitre. Oa n'en n point tenu, que je sache, depuis l'an t6S3.

' Dans la suite cet article a élâ changé en partie. On n'a plai besoin de l'approbation de* Minulres do Berne. On leur • aobl'tiLuô rAcadémie de Lausanne, qui n'était pas encore fondée dans le lems de ce S^'node. C'est elle qui nomme les jeunes Ministre*, F que leur ordre , ou quolquefois leur racrile appelle i te présenter ir remplir un emploi. Elle on adresse ordinairement deu aiti istrs, où s'est laïlc la vacance: et les Classes te* envoyant i ne pour être élu*. Mais s'il s'agit d'un emploi qu'ua ninîitre. qnï est déjà membre de cette Classe, demande; la Classe le nomme I nul «I renTo^c à Berne potnr j être conBrmé.

doyen devait encore pendre garde que les minietrcs «bscrvagscnt les nlos do l'Ëgliso de Berne, et lissent ^au moins tous les mois un calochisnie. 4" Knfîn, ils devaient veiller sur la conduite des ministreG; cl s'il apprenait que quelqu'un d'eux donufli du scandale, H flevnîl le censurer conjoinlcmeiil avec les quatre juri^s, pl s'il ne se corrigeait pas, il devait l'envoyer au consifiloire do Berne. '

VI. On devait élire en chaque classe quatre jurés qui jtariagoraicnt enlr'cuiE les niinisircs delà classe, et qui ciaicnt charges d'avoir l'œil chacun sur les ministres de Bon dèiiaricinent, de les visiter dans le temps convenable et do s'informer de loul ce qui les concerne, et bÏ le peuple e!>t conicnl de leur ministère cL s'il assiste fri^qu cm nient au service divin ; enfin travailler h raccommoder ceux qui sont en division, i

On fît dans ce synode le rapport de l'étal des Eglises et de la conduite des hauts cl bas oi^iclcrsdu pays. Il s'y lit aussi diverses propositions tant de la part des mînislres que do la part des villes et des commuDaulcs qui demandaient quelque portion dee biens de leurs Eglises. '

Un mois ou environ après ce synode, LL. £E. ayant examiné les rapports des Eglises et les propositions qui ^'y étaient faites, envoyèrent le 18 juin de nouveaux déjmlés dans leur pays Romand, poury régler les afTaires ecclésiastiques; savoir, IcBHnderctJeannodolphedeGraffenricdt et le trésorier Michel Augsboufgucr. On leur

Ce (Icniitr article a élé cliaoQc en partie., Lorj qu'il J ' âe» plainlc^s conirn «juclquci Aliiiislrc», [cUnycn l'en censure dam l'dMcmbléc gfioér»\e delà cbsaf , et li le f^itcit aitci ftravt, odci iJoilDO-ayis à LL, EE. du Berne, pour y pourvoir par leurBUloi'îlc

' Voycj; ni'duisouï.

doDoa quelques ordres, entr'aulrcs les suivans : 1" lia ville do Payomc avait demanda tous les biens do l'ab-

kbaye, sîlucs sur les terres. LL. EË. leur accordèrenl la

r vieille et la nouvelle abbaye, savoir, le logement des moines , divers prés, quelques dîmes et toutes Içs ceoses qui se trouvaient dans le ressort de cette ville ; à condition d'entretenir pcrpélucUcment deux ministres, un régent cl un marguillcr, et de faire pension à deox moines qui aTaicot embrassé la rôrormatîon à qui l'on avait promis 300 florins. * Cette donation leur fut con-

I firmce te 31 juillet, sous la condition qu'ils seraient encore charges de l'entretien de leurs murailles , de leur pont delà Broyé, de leurs chemins et deleurh<!>piial. * Ces députée eurent aussi ordre 2° de donner à la ville de Dloudon, ce qu'elle avait demandé pour l'enirelien d'un régent; 3" do vendre les terres qui appartenaient aux couvents et de garder les censés pour LL. EE. Enfin k° de dire aux suiels que LIi. EE. ne voulaient pIuE envoyer leur Ircsomer avec d'autres députés au pays,

[ pour y entendre les appellations , mais qu'ils voulaient que les appellations se portassent à Berne, devant des

' jflgcs ordonnés pour cela.

î dit ci-dessus que la prévention qu'on avait eiM

> dans ce pays eu faveur de Caroli ne dura pas longlems. En efl'et, après avoir demeuré? ou 8 mois dans le ministère de Lausanne, il abandonna son Eglise et sa femme pour retourner dans l'Eglise romaine. Il accusa Farci , Calvin et Virct d'arianismc et de quel-

[ qucs autres hérésies. Ces ministres demandèrent justice

' contre lui , la chose fut portée devant le synode de Lan-

* B.ln9tr.l35.

' Arch. do Paycroc, oi B, Inslr. J. 97-

CAEIOLI FAIT ABJURATIOtl. 4il

sanoc, ensuite dcvatil celui de Berne où Caroli fui coudnmnc. Après cela les trois réformateurs prièrent LI*. EE. d'arrctcr Caroli cl de le contraindre à leur faire réparation d'honneur pour ses injures cl ses accusations calomoieuacG, implorant leur justice. Le conseil de Berne, après avoir entendu les parties, les renvoya au consistoire comme s'agissant d'une affaire ecclcsiaslique. lie consistoire les entendit, mais n'ayant^pas pu. les mettre d'accord, parce que Caroli ne voulut pas se soumettre à sa décision, il les renvoya au conseil , pour prononcer sur cette affaire un jugement définitif. Caroli craîgnant'cc jugement, se retira Eccrètemeul sans l'attendre et s'en alla en France, où il fit abjuration cnlre les mains du cardinal de Tournon. Farel et ses deux collègues prièrent LL. £E. de Berne de leur donner uu acte de sa dcscrlion, ce qui fut fait le 29 juin 1 537. '

Après cetlc désertion, P. Vircl se trouva seul mims- Iro à Lausanne avec un diacre, el fut pendant sept moib chargé du pesant fardeau de cette Eglise. Les Seigneurs de licrno trouvèrent mauvais que le conseil de Lausanne n'y eût pas pourvu ; et le 18 janvier 1538 ils députèrent deux conseillers à Lausanne pour y établir dans le ministère un homme habile, afin que Vtrel cûl un collègue capable de le seconder. Ils ordonnèrent en iiicine temps aux conseils de Lausanne de donner à leurs ministres 300 Ûorins de pension. ' Cet ordre fui uxccuté le 31 janvier; cl ces députés présentèrent au conseil de Laosauue, pour second minisire, uu nommé beat Comte, ^ qu'il ne faut pas confondre avec Jeaule Comte ministre de G f an dsou.

■ MS Groou. B. Iiuu'. 310.

» Welscb. Mis», m.

* M», do Uns. U. 58. b.

tSi nïSORDHBS DIS HÉrnuHK» A clJinoscin.

Ce Bcal Comle fui pasteur de l'Eglko <le LaosuDDc environ buîl ans ; «près i]uoi, vers la fin de l'ao I S-iô il quitta le ministère jKiur sa tourner du ci'ilc de la ntê- ■|4ecine- I) {>nl ses degrés en celte science, et l'cxei\« [quelques années à Lausanne nvec succès- On trouve dans loa registres * de cette ville, que l'an I hi7, lo coo- Keil ordonoa qu'oa lui ferait uac gTattlicetion pour If» ^kwna services qu'il avait rendus pendant la peste. l*'wt 1559 il fui établi princiiMl du collège. *

Page 1