‹ Histoire de la réformation de la Suisse (volume 2)Chapitre 20 sur 32 · L.tcrcmonies. S'^ Quelques baillifs du voisinage de Genève · texte numérisé non relu

L.tcrcmonies. S'^ Quelques baillifs du voisinage de Genève

Avaient interdit aux ministres de leur dépendance les

« colloques de ceux de Genève et leur avaient défendu de

' Mcevoir les ministres de Genève dans leurs colloques. '

I Us avaient fait cela de leur propre autorité. LL. ËE. le

trouvèrent mauvais et cbargèreni leurs députés de dire

■ux ministres, qu'ils ne trouvaient pas bon que dans leur

nIEpift. inédit.

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pays on refusât aux inînislres de Genève l'cDlrée de leurs colloques , ni que ceux de Genève rcfusasscm I'odtrée des leurs «u\- ministres sujets de Berne. Qu'ils voulaient donc que les deux parties se reçussent niuluellement jiour éviter la division ei la mésinlelligeocc. A" Enfin de faire donner une meilleure pension à Fromenl, ministre de Tbnnon,elau maître d'école de Lausanne. ' Comme j'ai recouvré une copie des actes de ce synode, je puis parler savemment do tout ce qui s'y

Le synode s'étant assemblé à Lausanne dans le tems marqué, les ministres y firenl le rapjiorl de l'clat de leurs Eglises qui n'était pas le meilleur du monde.

t " En plusieurs endroits les temples et les maisons de cure étaient mal cnlreienus.

2" En divers lieux les baîllifs et autres hauts ofJîàiers ne faisaient pas assez observer les lois de la rcforraation, nccliâtialcnlpas les contrcvcnans el en particulier toléraient les prêtres qu'on avait laisses chez eux dans l'espérance qu'ils se réformeraient.

3" Ces prêtres conservaient toujours leurs habits, leurs concubines et leur rcligiouj et disaient la messe ; ri même iU allaient de maison en maison, séduii-anl le peuple et particulièrement les femmes. On demanda qu'ils fussent obligés de faire publiquement confession de leur foi et que, persévérant dans le papisme, on leur 6tàt leurs prébendes couformémeul au règlement souverain.

i' Quelques baillifs et autres grands officiers étaient ro mauvais exemple, par leurs vices cl par leur négli-

^nce à l'égard du Krvice dîvio * tant eux que lean femmes.

6° Ed quelques Ueux an laîsâail subsister des assges publics et scandaleux , iolroduiu durant le papieme. A Gudreriu, par exemple, on lonait boucherie oaverle le dlioancba, pendant le service divin.

6° A ha Sarra , il n'y «vait encore poiBl de ministre.

' Le ministre de Maudon se plaignit d'être seul,

yàïBTgà du fardeau de ccrie Eglise et de celle des vil-

iges voisins, obligé de prêcher rous lesjourset d'assis*

ir aux consistoires. Il représenta qu'à la longue udû

I pesant fardeau lui deviendrait intupporiable et (irii

^^U'oa lui donnât un collègue.

J'ai déjli dît que ce ministre de Moudon s'appeMt t Frant^ois du Gné. Farci dans une de ses lettres l'appelle a saint homme, ' du moîas ce qu'il dit d'un ministre L appelé François , qu'il honore d'un aï bel éloge , ne peut I tonveolr, que 3e sache, â aucuD autre miuislre do ce L temps-là.

8° Ed divers lieux les particuliers conservaient eneOM chez eux leurs dieux pénates , je veux dire les imagefl et 1 les statues de leurs saints. Les femmes portaient toujours leurs chapelets.

9° Dans les consistoires les assesseurs, qui n'étaient I pts encore purgés du vieux levain du papisme, coani- \ Paient aux fautes des autres.

Le monde étaïl accablé d'une multitude étrange I de mendîans. On pria LL. EE. d*j mettre ordre, afin que les ennemis de la vérité n'eussent pas Heu de caïnm-

i Eglis,

, et de dir

qu 1

d'j avait pas d'eodr^

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