‹ Histoire de la réformation de la Suisse (volume 2)Chapitre 22 sur 32 · MM I · texte numérisé non relu

MM I

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sioa,

DÉPUTÉS AU PAïS ROMAND, A'I

kCène à son Eglise, àlVocIde ccUoaDQcc-lu, il n'out que ■ 199 conimuniaDs , mais à Pâques de l'anaée suivanie, 7 4555,ilcrteul340.

XI. Au commencemeal de l'annco 1539, LL. EE. de Itcrne tircDl divers rcglemens de police, eDlr'aulres loucbnnt les aolaires. Ils leur défeadirent d'écrire plus ea lalia, mais eu romain, c'esL-à-dirc ea français, et dcl'oodireDl aux prèlrcs de faire aucune foaclion de uo-

Le même jour ils envoyèrCDl de nouveaux députes ])Oiir achever de régler les afTaircs de leur Pays Romand.

1°. Ils devaient dans tous les lieux, où il y a baîllif ou cliâtclaÏD, ( à la réserve de Lausanne, Payerne et Vevey , ) dira aux communautés de ces lieux : que LIi. EE. laissaient en possession le bas clergé ; mais que quand un homme de ce clergé viendrait à mourir, la communauté r<?cueitlerait son bénéfice pour l'entretien des pauvres. I>L. EE: se réservant toutefcMs , d'examiner, après l'extinction de tout ce clergé, ce que ses revenus pouvaient valoir. Quant à ces trois villes marquées ci-dessus , Lit. KE. ne voulaient plus rien leur donner , leur ayant déjà fait des concessions assez considérables. Ou reste ils ne voulaient pas qu'on touchât aux biens des cures et des chapelles.

2". Des'informcr doâ chanoines de La Sarrn , censurer la baronne du lieu , de ce ce que dans sa terre, par sa négligence ou par sa connivence on n'observait pas les loix de la rcforination, et que les ministres n'y élaieni pas entretenus.

3". De donoer à ferme les biens ecclésiastiques- Le ministre de Champ-vent olTrait 300 florins de ceux de sa cure.

i". Comme tes Genevois prélcudaieul que ceux du

hailliagedeTernier, qui demenlautrefoisdes cei chapitre de Genève , lear fussent sujeiB> sous préierii que les Bernois leur avaient cédé ces censés, LL. EE. ne Irouvaienl point leur prétention raisonnable , cl D'ctoioil pas disposes à la leur accorder.

b". Etablir à Itloudon un second ministre qui fûtmMÎ maître d'école, et lui assigner uoe pension sur lefr des chapelles.

€". Ordonner au baillif d'assister frcquemnienl at ^«sloirc.

. Enfin, annoncer aux sujets la rcsalution qui

Ë- avaient prise de fonder trois hôpitaux généi

adans l'abbaye de Uaut-Crêt, ' qui est près d'Oi

rpour les pauvres du paya, qui s'étend depuis le bois <h

I Jurai ^jusqu'à Avcnche; un autre à l'abbaye de Boninool

■ pour les pauvres de l'autre côté du Jurât, et un in»-

V«ièmc à Filly en Savoie pour ceux de Chablais, Il yavait

■déjà un quatrième hôpital général à Villeneuve, près d«

Chïllon, fondé l'an 1236, par Aymondde Savoie, Seï-

sneur de Chablais, fils de Thomas, ^ Comte de Savoie

I et de Marie. Il l'avait fondé , (commeporlcntles lermet

F de l'acte, ) pour l'amc de sou père et de sa mère, pour k

inne et pour les âmes de ses six frères, Amédoe comte

(de Savoie; Guillaume, élu cvêquc de Valence; Boui^

C]^rd, élu évêque do Belley; Pierre, prcvôtd'Aosle; Tho-

Tmas et Philippe. * Ces trois derniers furent dans lasoile

nmtes de Savoie.

p*ys de inonligtie

' lly a longtemps qu' * Jurât ou Jorsl, est 'Lausanne et Moud on.

' MortJ'in I9331si95anl I5eiitans ' Ex. Intlrum, tundat. in Arch. Bcrn.

■moiSlÊMS STHODE A

Le mois suivaDt , oa députa deux ministres de Ilcmc , Erasrae Ritter et Simon Suitzer pour aller au l*ays-dc- Vaud, présider à la tenue du chapitre. On avait écrit aux baillifsetordonnéauxseigaeurBvassauxde s'y rencontrer, afin que les censures s'y Hgsenl comme au pays allemand.

Les instructions qu'on leur donna furent que LL. EE. voulaient que celte assemblée s'abstint de faire aucun règlement pour les cérémonies contraires aux conclusions du dernier synode de Lausanne; que chaque assistant promît de tenir secret ce qui se ferait dans l'assemblée, à la réserve des cas , où le service ou le bicD du souverain pouvaient être intéressés. '

Celle année LL. EE. de Berne donnèrent en avril à la ville de Lutry, pour l'augmentation de son hâpital et Eous certaines conditions ; 1° les biens d'une grande confrairie qui y était établie depuis plus de 300 ans, et qui était composée de quatre ou cinq petites qni s'étaient jointes ensemble ; 2" les fonds et les rentes de l'hospice ou petit monasicro de Savïgny, silué sur le mont de Lu- Iry, dans le Jorat; enfin les biens de la chapelle de la Sainte-Trinité. '

L'année suivante, en novembre, ils ordonnèrent au conseil de Lutry d'établir une école, et de faire i l^ension pour un régent; cl ils s'engagèrent à faire de leur côléà peu près la moitié de celle pension. '

Les Seigneurs de Berne ayant examiné les actes du synode de Lausanne, rapportés ci-dessus, envoyèrent te 28 juillet 1539, les ordres suivans à Jean Frisching ,baîllif de lUoudon, et sans doute aussi aux autres :

474 ■■BPB III nprr atbg tu vaànBS.

V De Tisiter les templn de son bailliage.

2^. D'ordonoer à loos \e$ jeunet ebcléeîailicjaeft ïfktd Ton avait laissé leurs bénASces oo prébendes, d'élodifi J n à Lausanne, à Berne, à Thonon, ou ailleurs pour laninislëre ; faute de qum on leur Ôterail leurs prébendes. *

S"". D'eihorter les pires et mères à envoyer leurs esfans assidûment aux catéchismes el aux écoles, etc.

4^. De n*obserTer aucune autre fête, que celles qn

ont clé réglées.

5*. Que pour éviter la superstition. Ton ne bénirt plus de mariage à vêpres, mais le matin.

6^. On avait toléré jusqu'alors plusieurs prêtres qui n'avaient point embrassé ta réformation. Mms comme on vit que la tolérance qu'on avait pour eux n'aboutissait à rien , et que même ces geus-Ià travaillaient a séduire les peuples, on ne voulut plus les tolérer. II fui donc ordonne en sixième lieu aux baîllîfs de faire venir tous les prêtres de leur bailliage devant le peuple, et U de leur demander, oc s'ils voulaient tenir la messe et autres cérémonies papales pour bonnes ou non? » Tous ceux qui diraient qu'oui , devaient être incessamment bannis du pays ; on devait traiter de la même manière les prêtres qui avaient des prébendes, et qui ayant fair semblant d'embrasser la réformation, ne vivaient pas scion ses règles.

Cet ordre particulier ne fut pas exécuté partout a la rigueur. Il resta encore divers prêtres dans le pays qui continuèrent à séduire les peuples; c'est pourquoi LL. EE. renouvelèrent cette ordonnance l'an 1545.

* Cet ordre fut renouvelé l'an I5i:(» LL. EE. ne voulant pas que CCS ecclésiastiques vécussent dans l'oisivelé.

HOFITAt t>OUM LES PAUVRES A LAUSANNE. ^78

7°. Les fomnies élaîeaL les plus côtelées ei les plua «linées à oe pas vouloir écouter les prédications des Loislrcs; oo commanda au baîltif de publier de noucox ordres à chacun d'y aller, pour le moins, une foïa ' dimaiicbe et les jours de fêtes, sous peiae de leur ia- ' gaalioD. '

On a vu ci-dessus que les Seigneurs de Berne avaient sclaré qu'ils ne voulaient plus rien donner à la ville do nnc, croyant lui avoir déjà fait des gralilîca lions scz considérables. Itlais leur bon cœur ne leur permit de s'en tenir à cette résolution . Les conseils de Lauinne ayant pris la sage et c&réiicnnD résoluliou le 20 ', de pourvoir aux besoins d'une foulo de mcn" ans de la ville et de son tcrtnloire, afin qu'ils ne miso^ iasseot [>lus de porte en porle, ordonnèrent aux cinq i aàderets d'aller avec quatre conseillers visiter tous ici, 1 lavres habitânsj pour en prendre une liste, et que T fus tes pauvres de cette sorte, qui se trouveraient, tant â'Ia ville que de son ressort, qui vivraient en gens dd len et qui seraient do bonne réputation, seraient nouris des biens de la ville, oit de riiôpital, atin qu'on ne vU lus dcraeudiant à Lausanne; et qu'on cbasseraillous les utres. ' El comme on se churgcaîl par là d'un trèsrand fardeau, et qu'on jus;ca que les biens qu'on avait e suffisaient pas pour ce dessein, on députa quelques onseillers à Borne le 2/ février, pour prier LL. EE. de îur relâcher encore quelque chose des biens de l'Eglise

[B^LBusanni ^EE. Icu

poui

aider

lurrir tant de pauvres.

EE. leur accordèrent leur demande, et après a

* Tiré d'une vieille Copie.

■ Man II.dcUus.U3.

> [biJ. Sa, b.

ut LAt'SAMte.

examiné mûrement ce qu'on pouvait faire on leur C^ veur, île donnèrent un décret le 2t avril 1539, parU> qiiel ils assignèrent à l'hôpital de Lausanne ud don oonuel et perpétuel de trente muîds ' de rromcoi, aou» certaines conditions: enir 'autres ^ qu'on dielribueraii tous tes jours une certaine auinûue à tous les pauvres: Bon seulemonl aux bourgeois, mais aussi aux habiiaiu dont on ferait une liste exacte, alin qu'on n'y vit plw demendîans. '

Le 10 juilici, le conseil de Lausanne résolut de tnn démolir lesEglisesparoissialesdcSt-Pierre, dcSt. Pau), de Si. Etienne et de Si. Laurent , et d'en employer la pierres à rebâtir les murailles de la ville, et la maisoa dit halles de Ilive. ^ On en avait déjà dépendu les clocbei t ans auparavant, ciceplé une en St. Pierre, et l'autre es 8t. Laurent, qu'on laissa subsister pour sonner dans l<f cas d'accident. ' On jugea que deux temples suflisaiesl pour faire les assemblées religieuses, savoir l'Eglise catbédrale et l'Eglise du couvent des cordelicrs de St. Frant^ois. L'un des ministres précbaii le dimanche matin dans la prenrière, et l'autre le soir dans la seconde. Le diacre faisait les catéchismes et quelques fonctioni Bur semaine. Itlais dans la suite la ville s'ctanl fort peu- ' plée, si bien que ces trois ministres ne suflîsaienl pu, on y établit un second diacre ; et dès le commcncemcnl de ce siècle, Itlessicurs du conseil de Lausanne ont fail une nouvelle pension pour deux ministres d'un iroisièiDe

* C'est IMOBûiMcaux. ou360Coupe».

' Vusui Arch.duChilcau.

' nan<lcl.aii3.Il.ti6b.CcllGtlcSt. Laurent ne lut dûmoUcquM l'an iBSlk, encore consuiva-t-ou le cloclier qni subiîslc encor*. Man. 11.381.

' Ibiil. 51. h

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