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n'avaient point été éclairés jasqu'alors. D'aatrea dirent qu'ils né pouvaient pas passer sitôt d'anc extrémité à l'autre^ et qu'ils souhaitaient de rester dans la ville et de smslruire, mais qu'ils priaient qu'on leur donnât quelque temps pour cela. On leur répondit : Qu'on leur ordonnait donc de changer d'habits et de fréquenter les sermons. EnGn les autres déclarèrent qu'ils sortiraient de la ville > mais qu'on leur accordât quelque terme pour mettre ordre à leurs affiiires. On leur donna huit jours. *
Après leur retraite ^ les magistrats prirent a eux Tadroinistration des biens ecclésiastiques et en firent ^nsage qu'on a déjà indiqué. On fit sortir de la ville après eux , (le 10 décembre) une troupe nombreuse de femmes de mauvaise vie qu'ils entretenaient y avec leurs enfans On ferma aussi toutes les maisons de débauche. *
Pendant que les conseils travaillaient ainsi au dedans a affermir la reformations ils ne manquaient pas d'occupations par rapport au dehors. Ceux des bourgeois et des habilans qui s'étaient rangés dès l'année 1534^ au parti de l'évéque et qui s'étaient jetés dans le château de Peney et même dans celui de Jussi , ne cessèrent pendant tout le cours de Tan 1535 d'inquiéter la ville d'une cruelle manière ^ par leurs courses continuelles^ par leurs pillages , par leurs meurtres , par leurs embra* semens, et par mille autres brigandages. On les entreprenait quelquefois à force ouverte , mais les Savoyards les secouraient. On leur faisait leur procès, comme à des traîtres. On en exécuta quelques-uns à mort, ^ on en elBgia plus dç quarante. On chassa leurs femmes et
' Mfl. Ghouet ibid. Roset 1. c. met le B décembre au lieu du S5. > BcB TarreUÎB 1. 1. 476. Spanh«im. Roset lll. G. 49.