CHAPITRE IV
Que Jésus-Christ est le véritable fondement.
C'est ainsi que Jésus-Christ notre Seigneur est le fondement de tout TEdifice spirituel ; hors de lui il n'y a point de salut à attendre ; mais en lui il n'y a point de perte ni de condamnation à craindre. Il est la pierre angulaire, le rocher, le chemin, la vie et la vérité. Les apôtres et leurs disciples, dont les ministres doivent être les imitateurs^ comme ils sont leurs successeurs, n'ont prêché autre chose que ce Jésus-Christ. C'est pour cette cause que St. Paul a méprisé la justice qu'il avait
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par la loi, elTa entièremeot rejetce(PIul. III.), eln'a jamais voulu, non plus que tons les autres apôtres ^ avoir d'autre fondement de son salut que Jésus-Christ seul. C'est ce que nous voulons faire voir encore par les passages suivans , bien que toute l'Ecriture mène là : «c Par la grâce de Dieu , qui m'a été donnée , » dit ce St. Apô^ tre, « j'ai posé le fondement^ etc. Nul ne peut poser d'autre fondement que celui qui est déjà posé, savoir Jésus-Christ (1 Cof. III.) Vous êtes, » dit-il ailleurs, « les combourgeois des saints et les domestiques de Dieu, étant édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes ; Jésus-Christ étant la maîtresse pierre du coin (Bphés. il.) Si vous avez goûté, d dit St. Pierre, « combien le Seigneur est doux , auquel vous êtes venus comme à la pierre vivante (1 Pierre II. 3. 4.) Ce Jésus est la pierre élue , la précieuse pierre angulaire , » dont il est parlé Esaie XX. et Ps. CXVm.