‹ Histoire de la réformation de la Suisse (volume 3)Chapitre 71 sur 98 · CHAPITRE XXIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIX

C est de Dieu qitilfaut apprendre y quand on doit, employer la sépérité ou la douceur envers le pécheur.

Il arrive souvent des cas oii la sévérité est nécessaire; quelquefois, il faut exhorter en particulier et amiablement; tantôt on épargne, tantôt on attaque avec rudesse ; l'un et l'autre pour l'amour de Dieu. Samuel ne

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voulait pas déshonorer devanl le peuple le roi Saul^ que Dieu avait rejeté. Elie au contraire censura publiquement Izabel , avec tous les prêtres de Bahal , el le fit fort-âpreraent. Chacun d'eux faisait ce qui lui avait été •ordonné de Dieu ; cependant l'un est doux; et l'autre esl fort rude et sévère ; et Tun et l'autre avaient pour olqet des pécheurs rejetés de Dieu.

On ne peut pas bien donner des rëgies^ur ce qai convient à chacun dans chaque occasion; ni le mesurer sur rintelligence, ou la raison humaine. Il faut pour cela un jugem.ent spirituel; qui suivi»a aisément si nous avons véritablement à cœur défaire la volonté de. Dieu^ (Jean VU.) Dieu exauce ces sortes de désirs^ et donne cç qui est nécessaire en chaque occasion, quand même il devrait s'en ensuivre toutes sortes d'inconvéniens.

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