ibid
FOUR LA RÉUXION AVEC EUTRER. Li]
savoïe comment et de quelle manière le corps eu le sang du Seïgneur dans la Cène nous ost offert, — c'est ce qu'il faut laissor à la toute puissance de Diou, » — Bucer prétendait qu'il y a là effectivement du miracle. Mais los doctesrs de Zurich répondirent a que quant à eux ils n'instruisaient jamais leurs peuples on ces Lermes: que l'on peut sans poine expliquer aulcoment par la Parole de Dies, la manière de la présence du Seigneur dans la Cène, ot qu'on ne se devait pas servir de ces sortes d'expressions, puisqu'il était reconnu que les paroles du Seigoeur où il appelle Le pain son corps, sont figurées, olc. !
Lo troisième jour de la conférence, qui était le morcredi 1°. de mai, l'on se rassembla après-midi, et l’on demanda à Bucer, s'il avait fait un petit mémoire des articles dont on était convenu; là-dessus il produisit un gros éerit composé en forme de dialogues, et lo lut. Les Zuricois en furent très-mal contens, et se plaignirent qu'il avait où absolument omis où proposé lrop sèchement leurs principales raisons, 61 que même en quelques endroits ilavait pris leurs paroles à contre-sens, qu'il ÿ avait mis aussi trop de chosesambigues, équivoques et propres à faire naître de nouvelles contestations. Et ils en nppelèrent au témoignage des soigneurs députés qui avaient été présons à toutes les actions ! Bucer soutint qu'il avait écrit fidèlement, et il en appela aussi nu Lémoïgnsgne des dépuiés. Les députés ayant délibéré sur cetineident, décidèrent que cet-écrit de Bucer serait remis au chancelier de Zurich, sous La condition que cela ne porterait point préjudice à aucune des parties. ?
2 Horpin. 283. b.