‹ Histoire de la réformation de la Suisse (volume 4)Chapitre 14 sur 112 · DISPUTE À DENSE · texte numérisé non relu

DISPUTE À DENSE

exprossions, mais qu'il pourrait s'en servir en les expliquant ; et quant aux expressions du catéchisme dont il s'agissait que chacun pourrait les employer, pourvu que ce fût dans un sens conforme"à la réformation de V'E- -glise. ! » -

L'état de Berne fut aussi troublé cette année por les Anabaptistes, comme il l'avait déjà été l’année précé= dente. On avait défendu aux sujets du pays allemand, dé leur donner aucune retraite ; avec ordre même de déférer aux magistrats tous ceux qui abseuteraïent le service divin deux ou trois dimanches consécutifs. * Malgré ces soins ils ne laissaient pas de remuer et de se donner des mouvemens pour faire des prosélytes, Le ministre même de Hæchstelt alla prier de leur part LL. BE. de Berne, | de leur donner un sauf-conduit pour pouvoir se justifier sur les erreurs dont on les accusnit, dans quelque endroit convenable, et recevoir instruction s'ils étaient dans l'erreur, Le sénat leur accorda ( le 12 févier } leur demande, à condition que la dispute se fit dans la ca-

pitale. On marqua jour pour la dispute, au lundi 11 de mars, et Sultzer fat chargé de disputer contre eux. Les chefs des Anabaptistes étaient des étrangers : Jean Holtz du canton de Zurich, un Mathias de Bremgarten, Michel Quiz, d'Etschland, et un sellier de Bavière.

La dispute roula sur les questions suivantes : 1° si los livres du Vieux Testament sont d’un poids égal à ceux du nouveau , pour affirmer la foi et la charité? 2° de la vocation des Anabaptistes ; 3° du bapième des petits enfans; 4° du serment; 5° du magistrat chrétien; 6° de la censure ou discipline ecclésiastique. — Dans celte

* Instr. €. 100.

* Ibid, 144.

AVEC LES ANABAPTIATES. L dispute, on les réduisit à avouer, que les livros du Vieux Testament sont divinement inspirés aussi bien que ceux du Nouveau, et qu'ils sont d'une égale autorité. Maïs ils persévérèrent dans leurs autres erreurs. On les pris, on les conjure instamment de rentrer dans leur devoir ; mais ils demeurèrant obstinés. Les magistrats les rogardant comme des gens infectés d'erreurs dangereuses se crurent obligés de renouveler l'arrêt de bannissement perpéluel, qui avait été donné contre eux quatre ans auparavant, (le 8 norembre 1554) sous peine de mort pour ceux qui, après avoir été condamnés au bannissement, demeureraient dans le pays, ou qui, après en êtres sortis, y rentreraient ; 5

Mais comme celle secte se multipliait toujours, LL. EE. de Berne firent appeler Lous leurs officiers, et entre autre les quatre villes de l'Argovie, Brouck, Lentzbourg, Aarau et Zoffingen, pour leur demander quelle était ln cause de cet accroissement des anabaptistes ? à quoi il tenait que leurs chefs ne fussent pas pris, el comment où pouvait remédier à ce mal ? Après les avoir entendus, LL. BE, fireat publier le vendredi, 6 septembre, un édit contre les Anabaptistes, beaucoup plus sévère qu'auparrant : {* Que les docteurs, les prédicateurs et les chefs des Anabaptistes auraient la tête coupée sans miséricorde, el sans qu'on leur donnût le choix de quitter la secte on de perdre la tête, et même qu'avant l'exécution on les mettrait à la torture, pour leur faire avouer quelle était leur intention et leur dessein, et ce qu'ils feraient au cas qu'ils devinssent plus puissans que le Souverain. 2° Pour ce qui est des autres, savoir, les gens du commun, on devait les mettre en

On am. 66. Msc. Grooss.

so ÉDIT CONTRE LES ANABAPTIOTES

prison, et on devait charger quelques personnes d'aller four parler trois fois, une fois de trois en trois jours et faire tous leurs efforts pour les ramener. S'ils on vensñent à bout, les hommes devaiont être relichés après avoir prêté serment sur l'édit de 1534, et les fommes après avoir promis de bonne foi de l'observer ; mais s'ils persislaient, on devait appliquer les hommes à la tor- Lure, (mais non les femmes) ot lour faire les mêmos. questions qu'aux chofs, et ensuite les’punir suivant l'or-

… donnance précédente.

Après qu’on eut dressé cet édit, et qu'on en out fait le lecture dans l'assemblée du conseil souverain des deux cents ; afin qu'on put apporter à cette importante affaire toute la circonspection et l'unanimité nécessaire, le président de l’assemblée demanda s'il y avait quelqu'un à qui cette ordonnance ft de la peine, qu'il devait se lever et dire sos raisons ? — Personne n'ayant dit mot, l'édit fut ratifié solennellement. 1 fut défendu 'aux gens d'office de parler et d'agir contre cet édit, sous de grosses peines. On ordonna de prendre garde dans les hôtelleries et autres lieux publics, aux Anabaptistes ban= ais qui revennient au pays, afin de les saisir eL de les mettre incessamment en prison. On renouvéla la défense de leur donner retraîte où de travailler pour eux, sous l'amende de dix livres; et comme on en voulait parti= colièrement aux chefs, qu'on regardait comme les aus teurs du mal, on donna plein pouvoir aux baillifs de te nir des espions à leurs gages, et de n'épargner ni peine,

ï dépense, pour prendre ces chefs, el même de les saidans un aotre bailliage que le leur, en cas de néeossité, supposé que l'an d'eux s'y fur enfui ; que quand on tel homme aurait laissé quelques biens fonds, sans onfans, on devait les vendre, et les laods seraient au pro=

ET MÉFLEXIONS À CE SUJET, LL ft do baillif; que s'il laissait des enfans , on devañt leur donner un tuteur et n’en laisser parvénir aucune rente au père, sous de grosses peines. *

Jo m'assure qu'il y aura bien des lecteurs qui seront surpris do la sévérité de cot édit; mais dussai-je “encourif encre ane fois la critique, pourge pas dire la censure injuste de ces personnes, qui onkirouré que J'avais parlé trop rudement des Anabaptistes, dans mes livres précédens, je ne saurais m’empécher doffaire ici une remarque. On se tromperait très-fort, et l'on ferait tort à la mémoire dés Seigneurs de Berne, qui publiègent cet édit, si l'on s'imaginait, qu'ils ne les regardaïent que comme des errans, dont les erreurs n'avaiont rien, de dangereux pour Ja sociélé. Ils les, repardaient comme des fanaliques dangereux, qui sous prétexte de liberté chréticone, soufflaient le feu de la rebellion. El nes'agissait pas seulement da baptême des petits enfans et d'autres menus articles ; il s'agissait du magistrat dont ces gens-là no voulaiant point reconnaitre l'autorité, prétendant, qu'il n'est pas permis à un chrétien d'exorcer la magistrature, et que lo règne appartient à Jésus- Christ. Er sous le titre spécieux de ce règne, jls butaient réellement à secouer le joug de tous leurs supérieurs et à établir une parfaite avarchie. Onavaitvu, coqu'avaicnt su faire les Anabaplistes, là où ils s'étaient reodus les maitres, corame dans la W'estphalio, et particulièrement dans la ville de Munster, il n'y avait que trois ans; ot poar.ne pas sortir de la Suisse, on avait vu les paysans dueanton de Bâle se soulever net contre lour souverain et prendre les armes pour so meltre en pleine liberté. Tous ces exemples donnaient à penser aux états réfor-

1 Mand, B. p.68,

Éc] 7 RÉTLEXIONS SUR LES ANADAPTISTES.

més de Suisse, qui dans les circonstances où ils soni placés, comme chacun sait; ne pouvent 50 reposor après Dieu,'quesur la bravoure et la fidélité de leurs bourgeoïs | et de leurs sujels. Par conséquent ils se voyent engagés à prendre toutes les mesures nécessaires pour leur pro pre sûretée Cela paraît évidemment par l'édit mêmé dontil sagit; puisqu'on ÿ ordonna entr'autres, d'appliquer à la question les chefs des Anabaptistes, pour arracher détleur bouche quelque confession sur le but qu'ils se proposaient, et pour savoir d'eux, ce qu'ils feraient au cos qu'ils devinssent plus puisaans que lé souverain. Je sais qu'aujourd'hui les Anabaptistes de Hollande, à suivre leur confession de foi, sont dans d'autres principes, et que leur schisme est réduit uniquement à ces trois articles, savoir : à rejeter lo baptême des petits enfans, le jurement et le port des armes. Je sais aussi, qu'ils prétendent n’être point descendus des Anabaptistes de Munster, Dieu sait ce qui en est. Je n’ai point vu les œuvres de Menno; mais si je dois ajouter foi à la citation d’un passage tiré de son livre, publié l'an 1529 du fonde merd, ‘il les appelle ses chers frères, il les excuse même en quelque manière, se contentant de dire, qu'ils ont fait | mme pelite faute. Quoiqu'il ensoit, je mets une différence | infinie entreles Anabaptistes anciens etlesmodernes. Autant queje crois ceux-ci dignes de la tolérance qu'onleur | accorde, autant suis-je persuadé que ceux-là n’en méritaïentaucune, et qu’on ne pouvait lesregarder que comme, des perturbateurs du repos public. Cela soit dit en passant, pourrépondre à mes censeurs, une fois pour toutes.

# Ouii Annal. Anabapt. ditantur 6 Mennoïo Lib. de Fandamento, bac 'verba, pag. 97. $. 4. « Ego uullus dubito, quin dilecti fratres noëtri, qui sliquantum nuper deliquerunt quod srmis Édem suom, voluorint taeri, Dour habeant propitium. etc, »

PUÉNOMÈSE PRES DE SCHANTENACI. ® ,

Avant que de sortir du canton de Berne, n'oublions pas de remarquer un phénomène singulier qu'on y vit arriver on automne, Le dernier lundi de septembre, la foudre tomba de nuit à Schiatznach, au bailliage de Lentibourg, au bord de l’Aur, et brâla deux maisons. Neuf paysans de Muckeren, village voisin, ayant ra le feu, coururent au secours pouraïder à l'éteindre, Comine ils furent arrivés à la plaine d'Entfeld, il fit une grosse plaie, le temps s'obscurcit extraordinairement, et Le feu s'éteignit. Ce que voyant ils s'arrétèrent pour délibérer sur ce qu'ils feraient. Dans ce moment ils virent une grande lueur au-dessus d'eux, qui disparut dañs un instant, sens qu'ils passent savoir d'où elle venait. Comme ils se regardaient l'un l'autre, il parut sur leurs chapeaux à tous, de petites étincelles de feu qui brillaicnt comme le bois pourri, ou les vers luisans dans la nuit; et lorsqu'ils voulurent porter la main à leurs chapeaux pour secouer cela, ces bluettes de feu s’attachèreut à leurs mains, maïs sans Les brûler, ni leur faire aucun mal, ni laisser aucune marqué, ct elles disparurent. En même temps leurs habits se trouvèrent aussi couverts de ces bluettes, de la grosseur d’une lenlille, dans tous les eudroits où il y avait quelque filament gdté de l'étoffe. Mais cela ne dura pas longiemps. Ces neuf paysans effrayés s'en relournèrent au plus vite chez eux; et ropportèrent celte aventure au baillif de Lentzbourg, d'une manière juridique, entre les mains de son secrétaire, et en pré- #ence de témoins. Je ne suis point entété de prodiges et du merveilleux, d'autant moins que je suis pleinement persuadé que ce ne sont que des jeux de la nature qui ne signifient rien de particulier ; comme nous l'avons vu au mois d'octobre de l'an 1729, dans ce feu extraordinaire qui parut depuis huit heures jusqu'à dix heures du soir,

Li AFFAIRES DE MÉTONMATION

et qui effraya tellemont coux qui le virent, que dan chaque quartier de la ville de Lausanne, on crut que‘le fou était dans le quartier opposé. Cependant j'ai cru devoir rapporter celui-ci, tant parce qu'il y a quelque chose de singulier, que parce qu'il fat attesté d'une manière solennelle, eb qu'ainsi l'on peut y ajouter foi, 1— AL était acrivé à Hilterfingen, villago du bailliage de Thoun un autre accident bien plus terrible. Lo 1% juia un nuage crova sur les environs du lieu, et le déluge d'eauqu'il produisit, enlova une maison, noya quelques personnes, hommes et femmes, en blessa d'autres dan- ” gereusement, ot y fit de grandi ravages. *

X. Les Seigneurs de Berne se donnèrent encore divers soins pour afformir la réformation, tant à Lansanne que dans le reste du Pays-de-Vaud; outre ceux dont j'ai parlé ailleurs. Le 31 janvier des députés de Berne présontèrent au conseil de Lausanne pour mimistre, à la place de Caroli, Béat Comte, qui fut agréé. Vers la fin du mois do mars LL. EE. do Berne convoquèrent un eynode à Lausanne, pour y'inelire la dernière main aux règlemens de la réforation, comme d'en ai déjà fait l'histoire ailleurs; * je ne la répétorai pas ici. Quelques jours après le synodo, ce Comle se plaignit au conseil de ce qu'il y avait des gens qui jouient le dimanche pendant les sermons du matin et du soir, le priant d'y mottro ordre. Le conseil défendit ces jeux, # sous l'amende de trois sols. Mais on n'obsorvait guères cos sortes de défonses, non plus que los lois de

Mis, Grooss.

2 id

#4 Part Tous IV: pag A9 et suiv.

+ Man. de L. 586 o! 506,

A EACSANRE, LL la réformalion ; du moins on ne punissait pas ceux qui les violaient. Les Seigneurs de Berne écrivirent là dessus, le 2 avril, aux conscils de Lausanne, pour les en censurer et les exhorter a y prendre mieux garde à l'avenir. Îls leur roprochèrent entr’autres leur connirence pour une dame de qualité, nommée de Granges, qui était allée à Orbe, pour y entendre la messe, | — Le jeudi 31 octobre, le conseil de Lausanne fit appeler les sages-femmes, pour leur défendre de baptisor les enfans secrètement, et leur ordonner de nommer le père et la mére des onfans aux ministres qui les bapliseraient. On leur fit promettre par serment, * d'observer ces règlemens. Cependant le consoil de Lausanne n'avait pas pris soin d'exécuter ponctuellement les conditions, sous lesquelles les Scigneurs de Berne lour avaient remis une

ion considérable des ions d'Eglise, particulièrement à l'égard des pauvres. C'est pourquoi ces Scigneurs leur ordonnèrent (par une lelre du 9 novemb. } de venir leur readre compte de l'administration de tons ces biens. ?

Je remarquerai ici en passant, qu'en parcourant les registres du conseil de Lausanne, jyai remarqué qu'on y abandonna dans ce temps-là l'ancion usage, de com mencer l'année à l’Annonciation, qui est le 25 mars, (usage qui s'y était apparemment établi à l'honneur de In Sainte Vierge, patronne de la ville, ) et qu'on suivit ‘lui des allemands, établi depois le temps de Charte-

de commencer l'année à Noël. Ainsi à Noël de 1538, on commença à compter 1639. Cet usage dura

# Anstr, c: 178.

# Man. de L, 48, b.

5 WVelsch, Miss, En.

96 nÉSONONES À GENÈVE.

jusqu'en l'an 1544, qu'on commença l'année par Le 1 dé janvier. {

XI. À Genève les affüires de l'Eglise allaient de mal en pis. Pendant que les gens de biens gémissaient de V'expolsion detroisexcellens pasteurs, les libert phaient, insullaient à leur mémoire, continu insolences etse moquaient des autres, el méme les mal: traitaient. Cependant l'Eglise était destituée de pasteurs. I ne s'y en trouvait que deux, et ce nombre était de beaucoup trop petit pour une telle ville, Ainsi quand il fallut faire la Cène de Pentecôte, qui 1omba cette année sur Le 2 juin, le conseil fut embarrassé, comment pourvoir ou service divin qui devait se faire tout à la fois, et aux mêmes heures, dans les deux temples de St. Pierre et do St. Gervais. Il prit le parti d'envoyer un conseiller àchaque temple, pour y suppléer au défaut des ministres et servir aux tables. D'ailleurs n'y ayant point de discipline dans la ville, les désordres s’y commetiaient tout ouvertement, parce qu'on pouvait los commeltre impnnément. Sous ombre des cérémonies bernoises, ( dit Roset dans sa chronique, © } les citoyens se donnaient toute licence et liberté de dansor, jouer, ivrogner, paillarder. De ce temps un adultère n'eut autre panition que la prison {rois jours, au pain où à l’eau, Les divisions continuaiont dans la ville, et plusieuts regardsient les ministres nouveaux avoc mépris, commo des loups, où des mercenaires, intrus à la place des vraie pasteurs, et me voulaient point prendre la communion de leurs mains. D'autres refusaient de communier, parce qu'on faisait la Cène avec du pain sans levain, ce qui leur sem

+ © Man. de L. 80 et 490, # Liv. IV, e, 22.

LETTRE DE CALVIN. 97 blait être un reste de papisme. Au commencement d'octobre, les nouveaux ministres de Genève s'étant plaints au conseil de ces prétendus zélateurs, qui médisaient d'eux et des magistrats, le conseil trouva à propos que deuxd'entr’eux allassent à Berne, pour se justifier etcon= férer sur les cérémonies de cette ville-lh. Ils furent bien reçus à Berne, et dans le même mois les Seigneurs de Berne envoyècent des députés. à Gouève, pu leur recommander la pratique de ces cérémonies. ‘

Farel et Calvin ayant appris cés désordres, comme ils prensient toujours à cœur le bien et le salut de leurs anciennes ouailles de Genève, ils leur écrivirent, pour les consoler et leur montrer la conduite qu'ils devaïent tenir dans la silustion où ils se trouvaient, Nous avons encore la leure de Calvin, dans le recueil de ses leures, datée de Strasbourg , et du 1° octobre 1538; elle est adressée à ses très-chers frères de la dissipation de l'Eglise de Genève. Ils leur dit d'abord : que s'il ne leur avait pas encore écrit, c'avait été parce qu'il avait cru que la lettre que Farel s'était chargé de leur écrire au nom de l'un et de l'autre, leur suffirait; comme aussi pour no pas donner prélexte à leurs ennemis de médire de lui, comme si, en tâchant de les attirer à lui, il excitait des brouilleries parmi eux. Il proteste qu'il st infiniment éloigné d'une telle disposition, et qu'il ne donnera jamais matière de division qu'à ceux, qui se seront tellement roïidis contre le Seigneur, qu'ils ne voudront avoir aucune liaison avec ses serviteurs, etc. 11 les exhorte à supporter paliemment les avanies et

- les injures qu'on leur fait, et à surmonter le mal par le bien. Il leur représente, que celte afliction leur a &lé

# Roset. IV, 24.

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