‹ Histoire de la réformation de la Suisse (volume 4)Chapitre 15 sur 112 · ARTTRES DE CALVIN A GENÈVE · texte numérisé non relu

ARTTRES DE CALVIN A GENÈVE

dispensée par la volonté du Scignéur, qui a troüvé à propos d8 les châticr de celte manière, pour lour négligence et leur mépris pour sa Parole; ajoutant que s'ils sont innocens à l'égard des hommes ; ils doivent reconnnîtré qu'ils ne le sont pas à l'égard de Dieu ; que quant à lui, il se repose sur le témoignage de sa conscience, ’ayant rien à se reprocher dans celte affaire, ct s'étant offert de rendre raison de sa conduite, même devant ses adversaires ; ajoutant modestement : « Ce que j'ai dit dès le commencement, du jugement du Seigneur, je l'entends de telle manière , que je reconnais avec raison qu'il nous a aussi humiliés on cela, pour rappeler dans mon souvenir, mon ignorance, mon imprudonceeld'auteos infirmités, » 1 espère que Dieu mettra au jour son innocence contre les calomnies de ses adversaires, Il les console par la pensée que Dieu mettra fin à leurs aictions, d'ane telle manière qu'elles Lourneront à leur salot, Il ajoute côs paroles, que plusicurs personnes ont regardées comme une prédiction de la cotastrophe do sosddversnires qui arriva l'année suivante: «Si vous jetez les yeux sur vos adversaires, leur ditil, rous y verrez manifestement, comme ils se précipitent eux-mêmes dans la ruine, quoiqu'ils s'imaginent être bien eu sûreté ! me perdez dono pas courage ; le Seigneur, comme le dit V'Ecriture, élève le petit ct le méprisé, et tire les pauvres de la boue, il couronne de joie ceux qui gémissenls Espérez donc celte heureuse issue de la bonté du Seignour! —Soutener-vous par celle espérance pour souffrir sa verge, jusqu'à ce qu'enfin il vous fasse éprouver sa faveur, Cela même ne vous arrivera pas plus tard que vous ne le souhaitez, si vous remeltez tout à sa Pros vidence , qui seule connaît'le temps et les occasions , et qui sait mieux que nous ce qui est expédient.» Al

AT À ANTOINE SAUDSER. ” Guit par des exhortations à prier avec persévérance, etc. !

Dans le même Lemps Antoine Saunier, régent à Gemève, dont j'ai parlé ailleurs, consulia Capiton et Calvin sur la question, s'il était permis à lui et à ses semblables de recevoir la Cène du Seigneur de ces ministres de Genève et d'y participer axec une si grande cobue comme ils l'appelaient. Colvin écrivant à Farel (le 24 octobre } lui rendit compte de la réponse que Capiton et lui avaient faite à Saunier; après lui avoir marqué la cons- Lernabion que lai avaitcausée la nouvelle de la mort inopinée de Courauld, qu'il regrettait infiniment et qui était regreué de tous les gens de biens, il dit, que leur réponse 30 réduit à ceci : « que les chrétiens doivent avoir tant d'éloigaement pour Le schisme, qu'ils doivent toujours l'éviter autant qu'il leur est possible; qu'ils doiventaroir tant de respect pour le ministère ot pour les sacremens, qu'ils doivent regarder coaïme une Eglise 1out endroit où ces choses £e lrouvent; que quand le Soi gneur permet, que l'Eglise soit conduite par des gens tels qu'ils peuvent être, s'ils y voyent les marques de V'Egliso ils vaut mieux qu'ils ne rompent pas la communion. Et 4i même on 3 enseigne quelques erreurs, <e ne doit pas étre un obstucle, parce qu'il est à peine aucune Eglise qui te conserve absolumènt point de restes d'ignorance. A nous suffit que la doctrine sur laquelle l'Eglise de Christ est fondée , ait lieu ot soit pré chée. ne faut pas non plus s'arrêter à cette considération qu'on ne doit pas tenir pour vrai et légitime pasteur un homme, quisnon seulement s'est glissé frauduleusement en la place du vrai ministre, mais qui même s’y est in.

4 Cal. Ep. p.10.

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