‹ Histoire de la réformation de la Suisse (volume 4)Chapitre 24 sur 112 · NOCYAAUX EFFORTS POUR AVOIR CALVIN · texte numérisé non relu

NOCYAAUX EFFORTS POUR AVOIR CALVIN

L'année 1541 les Genevois envoyèrent à Strasbourg uno nouvelle députation, qui fut appuyée par une lettre de recommandation des ministres de Zurich, adrossée à coux de Strasbourg. * Mais on ne put point avoir de ré= pouse positive, d'autant plus que les Seigneurs de Strass bourg voulueent que Calvin retourndt avec Bucer à la diète del'empire, qui s'assémblait à Rotisbonne, comme Calvia lui-même l'écrivait à Viret, étant en chemin, par mne lettre datée d'Ulm, et du 1 de mars. HN lui 1émoignait das la même leutre, qu'il était touché de l'état de l'Eglise de Genève, et qu'il se sentait désormais un peu plus de penchant à en aller prendre la conduite. * Il n'était gubres possible, qu'un bon cœur comme le sien ne fût touché par les leures pressantes qu'il recevait de Genève de diverses personnes. J'en meutrai ici pour échantillon, un6, qu'ilreçut dé Jacques Bernard, l'on des deux minis= tres de Genèvo, datée du 6 févrièr 1541. « Si je ne vous ai pas écrit juéqu'à présent, surtout par Louis Dufour, député de Genère, ne ponsez pas mon 1rès-vônérable père, que ee soit par mépris, ou par ehagrin pour votre rétüblissement. C'est pourquoi je vous ai adressé la prés sente, afin que vous sussiez en premier lie, que je n'étais pas alors à Gonève, (car j'étais allé à Lausonne, pour consuliér M, Pierre Virot sur quelques affaires qui rogardaient l'état de notre Eglise), mais surtout l'affection chrétienne que j'ai pour vous, et combion j'ai de ee de voir que nos gens vous reconnaissont une seconde fois pour un bon eL fidèle pasteur ; surlout parce que je sais, que cela s'est fait par le mouvement du St. Esprit. Car un dimanche, que je préchais à Rive, voyant notre Egliso

À Houing. 743, 2 Calv, Ep. pe #7

LETTRE BE JAQUES BERNARD, ac désolée, (otr ceux qui en avaient pris le soin, Morand ét Marcourts'en diaicut allés, es Î1 ne restait que Henry de la Mare avé mois mais qui somules-Hous, pour tenir era ordre ua si grand po jé n6 pus pos m' , voyänt le peuple qui Leu larmes, de l'exhôrier à recourir à Dieu par la conversion, ét avec une hunible prière, par Jésus-Clirist le pastént dés pasteurs, pour té prier dé donnbr Un prstéur qu'il féconnaitra devoir être utile à sou Eglise. Le peuple lé fit &ree une irbs-grénde dévotion. Dès lé lendémaiti où assémbla le conseil des déux cents, el 1oûs dernañdèrent Catein, Le jour suivant on isémbla lé conseil générul, et tous y étièreat de même: « Calvi, Calvin, nous souhaitons Calvin, de bon et savane hôtniié, ét vrai ministre dé Jésus-Christ: » — Venez donc, mon vénérable père en Jésus-Christ! Vous dtes assurément h nous, car le Seigueut Dieu vous à donné à nous, Tout le monde soupire après vous! Vons votrez, que je nesnis pudtel, qué vous m'avez éru jusqu'à présent, sut le rapport de cériainés gens, {Dieu le leur pardônne): mais un frère et un ami pieux, sincère où fidèle ; que dis-je? 1rès-aMactionné à vous faire plaisir en toutes choses. Ne diMférez dane pas à venir, pour voir Genève, d'est h dire un peuple nouveau, renouvelé par la grâce de Dieu, et parles soins de ML. Pierre Viret. ln

-Galvin fut à Ratisbônne, non seulement dé la part do la seigneurie de Strasbourg, mais autsi do la part des Privees de Eunebourg, pour ÿ soutenir les intéréts des protestans, et 8e8 soins he furent pas inutiles. 11 y fit connaissance avee Philippe Mélanchton et avec Caspar Crucigerquiluidonnèrentdiverses marques d'estime, evil

! Calvin Ep. 22 2

456 Guxkva pÉSNE CALVIN À TOUT PRIX.

convint avec eux de la doctrine qu'il fallait enscigner sur la présence du corps du Seigneur dans l'Eucharistie, Viret s'impatientait de voir revenir Calvin à Genère. IL en écrivit wrésfortement aux ministres de Zurich, aussi bienque les ministres de Genève. Farcl leur en parle aussi; afin qu'on. sollicitit Calvin à accepter la vacation qu'on lui adressait, et les Magistrats do Strasbourg à le laisser aller. Il en écrivit encore aux ministres de Bienne, le 21 février, et il leur disait eotr’autres : a Viret n'a jamais vo un peuple qui ait plus d'ardeur poux entendre la parole de Dieu, ni qui soit si assidu aux saintes assemblées, ni qui ait plus de désir dewivre selon les règles de cette parole; toutle monde admire le.cale et la tranquillité avec laqui est faite l'élection des nouveaux syndies; (elle se faisait alors à la Chandeleur); de sorté que, ceux-là même qui y ont été prée sens , disent que cela est incroyable, Hs souhaitent Cal xin avec tant d'ardeur qu'il ne se peut rien de plus, 2» À la fin il les prie de communiquer sa lettre aux miniswes de Zurich. — Le dimanche, 1‘ de mai, le conseil général deGenève révoqua par un acte solennel l'arrêt de bannissement prononcé l'an 1538 contre les ministres, et il fai dit qu’à l'avenir Farel, Calvin, Saunior.et tous les autres qui avaient été bannis à l'occasion des troubles de religion pourraient revenir librement à Ge: nève; ol pou de Lomps après, pour faire connaître qu'on pensait à établir de bons ordres pour laréformation.des mœurs on défendit les dansos et les chansons profanes,

<t on commonça à parler d'établir un consitoire, À Les

À Hoiting. AA.

2 Karel Ep. ined, Supplem. p. 5.

* Rosot. IV. 48, Savion 20.

FE se mÉsrenE ENvIX À RENE. ur magistrats de Genève sollicitèrent ceux de Zurich, de Berne et dé Bâle, à appuyer leurs désirs auprès de ceux de Surasboung ev auprès de Calvin, ls disnient dans leur lettre du 26 Mai «que les jugemens dé Dieu étaient tombés sur eux à cause de leur ingratitüde envers ses fidèles serviteurs ; que depuis plusieurs années ils ont eu bien des Aroubles et enr eee

que fer ne pe ere que ressemblait presque plus }

més tormes qu'il avait frivh Farel, à Virot eu d'autres, sur la peine infinie qu'il se fnisait de retourner k Genève, nelcroyant point de pouvoir ytravailler avec fruit. AI a qu'il prendrait courage si lés Bernois voulaient le soutenir ; mais il n'en eut pas besoin. Eufin, Bucer le déterminn à retourner à Genève, lui reprochant sa timidité et lui disant qu'il ressemblait à Jonns ; qui fuyaitla vocation du Seigaeur,— Les Seigneurs de Strasbourg ne voulurent d'abord point létaisser allérque pour quelques années; mais dans la saite, aux préftantos Fitness sir ci VON var dd dition; et, pour marquer à Calvin la satisfaction qu'ils avaient de ses travaux, et le cas particulier qu'ils faisaient de sn personne, ils lui donnèrent la bourgeoisie et lui offrirent la pension d’une année; mais il la rofusn "Calvin arriva enfin à Genève où il fat reçuà bras ouvertsall se présenta au conseil Le 13 s0pe tembre, où, après avoir rendu compte des raisons qui l'avaient empêché de revenir plutôt, il exborta la Sei-

1 Hôttiog 74: 743.

Page 1