‹ Histoire de la réformation de la Suisse (volume 4)Chapitre 26 sur 112 · TRAYAUS DE CALVIN À GENÈVE · texte numérisé non relu

TRAYAUS DE CALVIN À GENÈVE

en flamand , ca espagnol, ctméme en grec moderne, Les Genevois pensèrent, dans le même 1ems, à donner une forme fixe à leur constitution civile. Ils chargèrent quelques personnes habiles dans le droit, entre lesquelles était Colvin, de rédiger par écrit leurs lois civiles, arec ‘pouvoir d'y cn‘ajouter de nouvelles, et d'abroger celles qui étaient depuis longléms hors d'usage, où qui ne con veusient pas à la situation présente de la république. Cet ouvrage fot achevé au commencement-do l'an 1548, approuvé dans tous les conseils et suivi comme une loi fondamentale de l'état , jusqu'à l'an 1568 qu'on y ftquelques changemens: ! Calvin travaillait sans relâche 1 il préchait ordinairement de deux semaines l'une , tous les jours de la semaine. It donnait troi: leçons de théologie

<hnque semaine, le j jour établi pour cela. Fous les vendredis qui étaient les jours de congrégation, comme on parle , il faisait des remontrances et des discours sur quelque point de religion. 11 répondait à quantité de lettres qu'on lui écrivait de toutes parts, pour le consul- 1er sur divers articles de controverse ou de discipline, comme on peut le voir par le recueil de ses lettres, ins «primé à Genève, in-folio, l'an 1575, chez P. St. André, qui a 11 pages . I composait oncore divers pelits traités de théologie selon les occurences ; et des:commentaires de l’Ecriture ; il l'a commentée tout entière, à la réserve de l'apocalypse, à laquelle it n'a pas voulu toucher; de sorte qu'il est presque inconcevable ; commonta homme si occupé d'ailleurs a pu tant écrire;

ne négligeait aucune de ses fonctions pastorales , à visiter Les familles et les malades, ot à adresser dos

* Spon not. #34.

-. dé CHERCHE À X RETENIR VIRET. LOI)

rémontrances particulières. * Outre ces travaux ordinaires, il se donuait eacore de grands soins pour les réfor= més de France , soit en les fustruisant et les consolant par lettres, soit en intercédnnt pour eux, ou en pro curant l'intercession des puissances en leur faveur. Ainsi celle année même, étant à la diète de Ratisboune, il engngen les princes et élats protestans d'Allemagne à écrire à François 1°, roi de Frenco, cette belle lettre d'intercession en faveur des réformés de son royaume, qu'on voit à la page 283 du recueil de ses lettres. * Viret n'avait été que prdté pour un Lems à l'Eglise de Genève. Le tems pour lequel il avait 616 prêté, qui était six mois, était plus qu'écoulé. Calvin souhaitait passionné ment, de pouvoir le retenir avec lui, ot fit tous ses efforts pour cela, H écrivit à plusieurs personnes, et il alla luimême solliciter cette affaire dans un synode à Vorey. Mais ses soins furent inutiles. El n'était pas raisonnable, de priver une Eglise contidérable, comme est celle de Lavsanve, d'on bon pasteur, habile et z6lé, dont elle avait souverainemont bosoin, Tout ce qu'il put obtenir, ce fat, qu'on prolongeñt de quelques mois le congé do Virot. On s'adressa pour ce sujot aux magistrats do Strasbourg, qui à l'insiante prière des Genevois, écrivirent le 80 octobre aux Seigneurs de Berne, pour les conjurer do laisser Viret à Genève, encore pour quelque lempé, jusqu'à ce que toutes los affaires y fussent bien réglées, et la discipline bien établie. L'aonde suivante les Gencvois revinrent encore à la charge. Calvin, non content des sollicitations qu'il avait faites au synode do Vevey, convoqué au commencement de mars, engagea le con-

! Béw lc.

2 Savion 249. Bête vie de Calv.

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