‹ Histoire de la réformation de la Suisse (volume 4)Chapitre 31 sur 112 · MORT DAME PORNAL. ELU · texte numérisé non relu

MORT DAME PORNAL. ELU

croiro; qui prennent àtâche de prônerses vorlus, non pas tant par admiration pour lui que plutôt pour ternir lamémoire de Calvin et de Bèze, comme s'ils avaient méchamrent perséeulé un saint homme jusqu'à la mort: quoi que dureste le puisse nier qu'ils n'ayent écrit contre lui avec trop d'oigreur. Cependant on ne peut pas nier non plus, qu'ilnesesoit rendu suspeel de diverseserreurs, particulièrement d'anabaptisme, Ballinger lui reprocha un jour on fnco, en présence dediversespersonnes, qu'un cerlaïn homme s'était vanité de l'avoir rebaptisé. * Pour revenir à Genèvo, In république perdit un exeellent magistrat, nommé Ami Porral, premier syndic denée-lè, qui y mourut dans dé grands sentiments . Et comme Calvin qui assista à sa mort avec P. Viret, à fait un récit de ses dernières heures dans une Ietire à Farel, datée du 46 juin, J'ai jugé qu'un extrait de co qu'il on dit, ne pouvait qu'étre d'anc trés-grande édification. « Le lendemain du jour qu'il tomba malade, dit Calvin, comme nous étions auprès de lui, Viret et moi, 31 nous ditqu'ilétait en danger de mort parceque la maladio qu'il avait était fatale à sa familles — Les doux jours qui suivirent, il fat fort pressé} cependantil avait Vosprit et la parole plus libre qu'il ne l'eût eu de sa vie. Quiconque venait.le voir, recevait do lui quelque belle exhortalion ; ot afin que vous no vous imaginiez pas que <'était un vain flux de bouche, il dis chacun le mieux qu'il était possible co qui lui convenait, — Le jour qu'il mourut nous allämos le voir, Viret et moi, vers les neuf heures du matin, Commoj 5 parlé en poude mols dé la croix, de la grâce de Jésus-Christ, de l'espérance de la vie éternelle, (car nous ne le voulions pas fatiguer

A Holting, 750.

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par de longs discours), il répondit, qu'ilrecovait ce message de Dieu comme il Le devait, sachant quelle était la vertu du ministère de Christ pour calmer les consciences. Alors il parla du ministère et de tout son usage d'une manière si belle, que nous en fümes lous deux dans le dernier étonnement, et j'en suis encorc dans l'adimiration, toutes les fois que je me le rappelle; car il parlait d'one telle force, qu'on aurait dit qu'il récitait un discours que quelqu'un de nous aurait composé avec beau= coup de soiv. Il conclut cette partie de son discours en disaut qu'il recevait celte promesse du pardon des péchés, que nous lui annoncions de la part de Jésus-Christ, tout comme si un ange du ciel lui fut appara, El vint ensuite à l'unité de l'Eglise qu'il recommanda extrêmement, “déclarant, qu'il n'avait point de meilleure et de plus sûre consolation dens le cômbat de la mort, que d'étre bien affermi dans celle unité, Il avait fait venir peu auparaant nos collègues, et s'était réconcilié avec eux, de peur que s'il mourait brouillé* avec eux, d'autres n'abusassent de cet exemple. Il nous avait dit: puisque l'édification publique nous engage à les supporter comme des frères, pourquoi ne les seconnaitrais-je pas de méme pour pas= teurs? Cependant it leur avai fait de sérieuses remons trances, et leur avait représenté les fautes qu'ils avaient faites; mais je reviens à ce dernier discours qu'ilfit. Se tournant vers ceux qui étsicot présens, il les exhorta tous à avoir en recommandation ls communion de l'E glise. A avertit ceux qui sont superstitieux à l'égard des

AN avai eu deux sus auparavant une dispute de roligion 34462 vives avec Henri-de-ln-Maro, spparemment Bernard avait sontésts son collègue; et cette dispuie dégénérant en querelle, avait brouillé ces deux ministres avuc co magistrat,

DU SYNDIE AMI FORRAL. 4187 cérémonies et des jours, de renoncer à leur | opiniâtreté et de suivre notre seutiment, puisque nous voyons mieux et avoc plus de prudence ee qui est expédient qu'euxmêmes; ajoutant qu'il avait aussi été entété à l'égard de ces choses, mais qu'enfin il avait reçu des yeux pour voir combien la contestation était pernicieuse. Ensuite il Gt une confession courte, grave et excellente, Puis il nous exhorta on général à toutes les parties de notre devoir, er en particulier à la fermeté, et parla comme un prophète des difficultés qui survicadrons. Il parla avec une sagesse admirable de ce qui regardait l'état. En particulier il nous recommanda de continuer nos soins el nos efforts pour rétabli l'union entre les villes alliées, n Laissez crior certains criailleurs, disait-il, il ne faut pas que vous vous découragiez; je n'ai pas assez de temps pour tout dire.» Après que nous lui eùmes répondu on peu de mots nous fimes la prière, et nous nous en allèmes, — A deux heures après midi, il dit qu'il allait pordre la parole, mis que cependant il consereait dans l'âme la con Cossion qu'il arait faite auparavant, et qu'il y xoulaitmouxér. Alors ayant récité Dsantiquo de Epie et s'étant appliqué l'explication qu'on en ayaitfaito: «j'ai su, ditil, et j'ai touché de la main ce snlut.s — Vers les quatre heures j'y allai aroc des syndics. Comme il faisait des efforts pour parler ; — je leipriai do ne plus s'incommoder, qu'on était suffisamment satisfait de sa confession. Enfin 30 commenqui à parler comme je pus; il m'écouta avoc un air fort éranquille. A peine élions-nous sortis, qu'il rendit son âme sainte au Soigneur.

La peste fil encore périr celle nnoûe diverses person nes de mérite dns la Suisec allemande. Elle onlova, le

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