‹ Histoire de la réformation de la Suisse (volume 4)Chapitre 35 sur 112 · NEUCHATEL OFFERTE À FRIBOURG · texte numérisé non relu

NEUCHATEL OFFERTE À FRIBOURG

- diètes de la nécessité de ronouveler leurs alliances. Plusieurs personnes sonsées croyaicnt, qu'il était à propos d'en jurer de nouveau l'observalion, particulièrementafin que leur jeunesse en fàl istruile, el que cela servit Lant mieux à entrotonir la fidélité et la cordialilé helvétique. Mais l'affaire fut accrochée par celte difliculté, que les rélormés ne voulaient point jurer suivant l'ancien forma lairg de sorment, où l'on réservait les intérêts da prétendu St, Siège de Rome, et demandaient qu'on en retranchât cet article ; au lieu que les catholiques prétendaient qu'on devait prêler ce serment sons aucun changement, puisque c'était sous co formulaire qu'on avait contracté les alliances. Ainsi l'on ne convint de rien sur ce sujet; il fut dit seulement que chaque canton pourrait faire lire à ses gens les traités d'alliances, afn que chaeun pütsavoir ce à quoi il était obligé, *

Quelques cantons eurent aussi de l'embarras et des difficultés à l'occasion du comté de Neuchâtel. Le prévôt de Valangin offrit aux Fribourgoois la ville et le comié de Neuchâtel à vendre, en vortu d'une procure qu'ildisait avoir reçue de Madamo de Eonguevillo. Les Nouchätelois de la ville et du pays, s’opposèrent de toute leur force à cote vonte; ils envoyeront pour ce dessein des députés à Berne et à Fribourg, avec Do Prangins leur gouverneur, qui se joignit à eux,

Les Berngis prirent la résolution d'entrer pour leur part dans cette affaire, si la procuration de celte vente était légitime, approuvée par Madame de Longucville, par ses fils, et par los autros * qui avaiont quelque droit

! Sietiler p. 133.

7 Andere, 0 darsu zu reden hand,

L'ANFAIRE N'A PAS DE SUFTRS, 27

sur ce comté, ! Ils envoybrent des députés à Fribourg, le 14 mai, pour ce sujet. — Il y eut une journée tenue à Lucerne au mois d'août sur cette affaire, où elle fut débattue entre les Neuchâtelois et les Fribourgeois. * Les Bernoïs ayant oui les demandes et les réponses des uns © des autres, conseillèrent le 7 septembre aux Nouchâtelois, de ne pas presser davantage les Fribourgeoïs ; mais de recourir à la dachosse, se tonant à la présentation du droit qu'ils leur avaient faite. ? Mais il ne fut pas nécessaire d'aller plus loin. La princesse elle-même désavoua le prévot de Valengin, et envoya uno députation honorable, pour prier les Seigneurs de Fribourg, de se désister du dessein d'acheter son comté, et pour sollicitér ceux de Berne à s’y opposer, puisque c'était une onreprise absolument mal fondée. +.

Jeanne, marquise de Hochberg, duchesse de Longucville, comtesse de Neuchâtel, mourut celte année dâns un âge avancé, après vingt-huit ans de veuvage. Elle était fille de Philippe, marquis de Hochberg et comte de Neuchâtel, et de Marie de Savoie, fille d'Amédée duc de Savoie et de Yolande de France. Elle avait épousé l'an 1604 (un an après la mort de son père) Louis d'Orléans, due de Longueville. Par ce mariage le comté de Neuchätel était entré dans la maison de Longueville qui l'a possédé l'espace de deux cent rois ans. Philippe mourut. l'en 1516, laissant trois fils ot une fillc. Clando et Louis les deux ninés moururent Lous deux avant leur: mère. Claude fut tué à la bataille de Pavie l'an 1324, et ne laissa

4 Ms. Amp. 175.

# Instes 105. 120

3 Wals. Miss. p. 26.

À Stettler. 138.

us PANEL PAÈGRE À LICNIRNES.

point de postérité. Louis épousa Marie de Lorraine, fille du due de Guise, dont il out le comte François quisuc= céda à sa grand-mère. Après la mort de Louis, arrivée l'an1536, Marie dé Lorraine, saveuve, épousa JacquesV, roi d'Écosse. Jeanne de Hochberg sept ans avant sa mort, savoir l'an 1536, avait donné à ferme aux quatre miniss traux de la ville de Neuchâtel toutes les rentes de la ville et du comté pour neuf ans, pour mille écus d'or par an, e+ sous la condition de payer toutes les charges. !

Dans ce temps-lù Farel, revenu de Metz, ne demeura pas longtemps en repos. Son zèle pour la propagation de la doctrine évangélique ne le lui permeutait pas: Pou dd! jours après la mort de la comtesse il alla préchor à Lignières, village à l'extrémité orientale du comté do Neue châtel. Les gens do Landeron l'ayant su, s'opposèrent à lui de toutes leurs forces, usant de menaces s'ilne sa retirait et en portèrent leurs plaintes aux Seigneurs de | Soleure, qui en écrivirent aux Neuchâtelois pour arrêter M le zèle de Farel, Celui-ci informa les Scigneurs de Berné de cequi s'était passé. Les Neuchâteloïs los eninformèrent aussi par un député, apparemment pour leur demander | avis, comment il fallait répondre aux Seignours do So> leure. Geux de Berne répondirent le 2 novembre aux Neuchâtelois: a que commo leur pays avait changé do maître par la mort de Madame, ot que l'on faisait diverses 1rames dangereuses contre lés Neuchâteloïs, il ne leur semblait pas expédient pour le coup de faire ançune innovation, pour ne pas donverliou à de nouveaux Lroëblos ; qu'on en devait avertir Farel pour s’en abstenir; que cependant ils devaient écriro à la Scigneurie de Soleure, que Karel n'avait rien fait que par un bon motif et par

À Miss, de Neuch

BENNE AT FRROURO, . 29 zèle de religion sans desscin d'offenser personne; que d'ailleurs ilavait agi avec douceuret modération et sans aueun tumulle, Enfin qu'il aurait eu lieu de se plaindre des menaces ot des manières insolontos 04 brulales dos gens da Landeron envers lui; mais qu'il les avait souffertes patiemment, et qu'on les priait d'en user de même, ! » .

VIT. Cette année les Fébourgeois demandèrent que le couvent des cordeliers de Grandson qui mennçait de ruine ft rebâti, et qua les Bernoïs y contribunssent leur part, comme eux les Fribourgeois contribuaient leur part pourrélablir les cures des ministres. Les Bernois répondirent le 22 aclobre: que les moines avaient assez de revenus pour rebâtir leur couvent, sans que les deux villes en fussent chargées ; que quaut aux ministres le cas était fort différent, puisqu'il n'avaient que des peusions fort modiques,

Pierre Viret et AndréZébédée, ministre d'Orbe, furent

dans une assemblée de ministres à Neuchâtel,

et conclut certains articles de doctrine, et l'on en

aux ministres de Montbeillard qui avaient été in-

terdits. Les Seigneurs de Berne l'ayant appris, le trou-

vèrent mauvais, et citèrent Le 30 novembre ces deux mi-

nistres par devant eux pour le jeudi, 8 décembre, pour

oùir ce qui avait été résolu dans leur censeil souverain ;

pour bonnes raisons et conséquences on leur ordonna en

méêmetemps, d'apporter à Berne des copies authentiques de ces leures écrites à Montbeillard, ?

Quoique LL. EE. entretinssent à Lausanne des gens

LWVels, Miss. p. 8.

% Instr. 428.

À Wols. Miss, 19.

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