‹ Histoire de la réformation de la Suisse (volume 4)Chapitre 42 sur 112 · BENNE AT SOLEURE · texte numérisé non relu

BENNE AT SOLEURE

avec eux sur les moyens de se défendre. Ils envoyecent aussi d'autres députés à Fribourg et dans le Vallais , pour le même sojet, el ils Brent une levée de 5000 hommes, pour être prêts à Lout événement. Les députés de Berne furent.reçus fort gracieusement à Fribourg, et dans le Puys-de-Valluis, eL défrayés à SL Maurice et à Sion, et on leur promit d'exécuter ponctuellement de contenus des alliances contractées avec Berne, Pour ce qui est des Genévois, il y eût quelques diflicultés et de la gars nison de 2000 horumes que Les Bernoïs leur offraient.# Nous en parlerons dans la suite,

L'état de Berne avait quelques différens avec coli de Sofeure au sujet de diverses petites prétentions réci proques, et entre autres à cause d'une difficulté que le ministre de Messon avait eue avec les chanoineg de Se- Jeure qui étaient collateurs de sa cura. Les deuxwilles lérmisèrent le 3 soplembre ensemble lours différens à l'amiable et il fut conclu à l'égard du ministre, qu'venuse de certaine démarche imprudente qu'il avait faite à Linsa desSoigneurs de Borne, ilserait condamné acinggouldes ea faveur des chanoines ; mais qu'à cause de sa prurrelé on prierait les chanoines de la lui relâcher ; qu'on l’exhor= terait à parler d'eux plus prudemment , et qu'enfin ces Messieurs nommeraient un autre ministre cUl'enverraient à Berne pour ÿ être examiné, © Par ce convention ln bonne harmonie fut rétablic entre ces deux cantons, de manière que l’année suivante, 1546 en juillet, le fou sé tant pris dans quelques maisons à Soleure, et y ayant causé beañcoup de dommage, LL, EE, de Berne y\députèrent leur avoyer Nxgueli et le banderet von Weiss

1 Stottler 142, 3 Ms amp.

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garten ou Des Vignes pour complimentér les conseils sûr ce rualheur, et leur firent présent de cent écus d'or pour les aider à rebâtir, leur offrirent du bois et dés voitures etleur envôyèrent un bateau chargé de tuiles. *

XVIE. La peste recommença celle année à faire du ravage en divers eudroits de la Suisse romande. Elle se fit sentir de nouveau Orbe dèsle mois de mai, et élle Y'dura jusqu’en octobre. Il'en mourüt ‘environ trois cents. personnes.

Elle fit aussi beaucoup de ravage à Genève, mais ce né fot pas tant par un coup du ciel que par la malice des hommes. Une troupe détestable de scélérats, hommes et femmes, l'hôpitalier del'hyital des pestiférés, sa femme, lechirürgien et plusieurs autres qui étañent appelés àservirleémulades, avaient fait une copjuration de faire pêrir la ville de Genève pour s'enrichir des dépouillés, où du moins d'en réduire les habitans à un si petit sombre, qu'on pôt les nourrir Lous d'une coupe de blé. On peut bien appéter leur fait une conjuration au pied de In lettre, ar ils étaient tous engagés par d'horribles sérments faits ant diable par deux fois à mains levées et de suit, à sonner tout ce que la peste avait laissé dans la ville, et à tenir leur dessein secret sans jomais le révéler quelque tourment qu'on leur fie souffrir, Al est inconcesable qu'one si horrible méchanceté ait pu entrer dans le cœur de tant de gens à la fois; mais de quoi n'est pas capable Favarice surlout quand elle est enflamméé par la vuo d'un gain présent et considérable ?-Fls composaïent une certaine graisse, dont ils oignañent Îles portes et les verrouils des maisons, e1 les balustrades des rués et des

# Stettier 450. b.

* Mas, Thom, 110, b.

262 LA PRSTE à GENÈVE.

places, où l'on avait accoutumé de s'appuyer, Mais comme ils ne bornaïent pas leuc industrie inferaale à la ville, et qu'ils allaient encore infecter los lieux voisins, ils furent déconvorts par le moyon de l’un d'entr'eux qui Sut saisi à Thonon et appliqué à la torture, où ilavoun Le baillit de Thonon envoya sa déclération à Alois uré de Genève, et par ce moyen ils décousrirent peu à peu une partie de cos abominables conjurés au nombre de sept hommes et de vingt-quatre femmes et leur firent porter la peine de leur crime, * Les autres se énuxènent <a çe ln, mais on en saisit quelques-uns à Lyon, à Sion ca Vallais et à Lausanne. Les Seigneurs de Berneaxaieas fait publier à Lausanne, le 28 avril, un édik rà contre les étrangers suspects pour los chasser Lous de la ville. 1 fut ordonné de dressor une potence au milieu | de la place de la Palud pour y Lorturer les coquins qui in: feçtaient de la poste les liqux où ils passaient, et Lous les mendians impics et les étrangers sans axeus ei l'on défendit même aux étrangersinfectés de paste d'ap cher de Lausanne sous peine d'être Lorlaréa à celte pe= tenç, À L

Après qu'on eut fait porter à toux ces malheureux la peine que méritaient lours crimes, la peste diminua peu | à peu à Genève, et à la fin elle y cessa entièrement vers le commencement de norembre après y avoit fois pérÿr deux mille persounes,

Dans le même temps quelquespauvres Vaudois, des lieux de Merndol et de, Cabrières dans les montagnes de la Provence, échappés du massacre horrible que les papistes avuient faitde leurs gens, avec Jean Da Perrier,

* Roset. IV. 74. Ssvion, ? Man, du Laus, 218.

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