BOURSES FOUR LES ÉTHANGENS À GENÈVE
leur ministre, natif de Montauban, seréfugièrentau mois demai à Genève, où on les recueillit avec benueoup de charité. Du Perrier fut employé dans le ministère de V'Eglise et servit très-fidèlement, Lies autres qui étaient gêns du commun furent employés à travailler aux rer parts de lx ville pour gogaër leur vie. ! Peu de temps après un homme dé bien el craignant Dieu, nommé David De Busanton, qui s'était réfugié à Genève pour cause de religion y mourut, et légua mille écus aux paovres de Strasbourg ef autant à ceux de Genève. Cela donna occasion à divers étrangers, réfugiée à Genbre de diverses nations à cause do l'Evangile, de faire entr'eux dés con tributions charitablés, chacun pour les pauvres de 88 na tion, afin de subvenir à leurs besoïas, et d'établir un certan ordre pour l'administration de ces deniers. ? Ce fut à l'origine de trois dowrses, comme on les appelle à Genève (outre l'hôpital général qui est destiné aux botrgoois el habitans originaires du pays), savoir la bourse française, l'italienne et l'allemande, On subvient aux besoins des pauvres etdes malades de chaeune de ces nations, ét l'on fait apprendre des métiers aux jeunes gens qui n'ont pas de quoi vivré. Plusiours bonx chrétièné do France y envoyèrent des sommes considérables, ? ét ces fondations picuses furent alors, ét ont été encore depuis, d'un merveilleux secours pour les pauvres fidèles que la violence de la persécutiôn a contraints de quitter leur patrie pour sorvir Dieu en liberté de conscience.
Lex dépenses extraordinaires que les Genevois étaient obligés de soutenir pour la conservation dé leur liberté,
4 Hoset, LV, 72. Savion.
3 Roset, 1V. 23. Sarion.
? Hoset. IV, 74. Savion.