‹ Histoire de la réformation de la Suisse (volume 4)Chapitre 44 sur 112 · BROUILLLMUR ENTRE HERNE A GENEVE · texte numérisé non relu

BROUILLLMUR ENTRE HERNE A GENEVE

les obligea de recourir à des moyens extraordinaires pour y fournir; ce fat d'augmenter. les impbts ek les péages ; mais cetteaugmentation pensa les brouiller avec: Borno et avec les autres cantons. Les Beruoïs de leur cdté défoadirent à laurs sujets de porter des vivres à Go nève, et leurs baïllifs d'autour de Genève faisaient faire une garde exacte pour que l'édis ft obsorvé , roulant que les Genevois allassent eux-mêmes acheter dans: les marchés de leurs bailliages les. denrées dont ils-avaient besoin. Les Genevois s'en plaignirent comme, d'une, contravention à leur alliance de combourgeaisie, Mais les Bernois ne voulurent point révoquer leur éditque les Genevois n'eussent révoqué leur augmentation d'im pôts et de pésges, ce qu'ils firent dans unejournéetenue a Bâle on octobre par romplaisance pour les eantons dont ils souhaitaient fort l'alliance. Les cantons virent cela avec beaucoup de plaisir, el donnèrentaux Genevois des assurances, d'amitié et de bon voisinage. à Al y eut aussi quelques petits nuages dans l'Eglise de, Gonèvo. Un jeune Genovoiïs, nommé Trolliet, qui avait, éué quelque temps hermite en Bourgogne vint à Genève. et d'sbord s’adressa au conseil demandant d'être eme ployé dans le ministère. Ceue manière de PR contraire aux lois. Calvin qui avait un grandial pour. laconnaissancedu génie des hommes, sa bientôt de son hypocrisie (car il aPectait une grande sue de piété); il le‘censura d'abord AT rité et ensuite avec plus de vivacité; mais le J flaué et soutenu dans son ambition par los euaomis de Calvin, sollieita le conseil avec tant d'importunité, # comme il s'agissait de donner un successeur à un minis-

{ Noset, 19.75, Savion.

DÉSORORES DANS L'ÉGLISE DR CUNÈVE. 265

tré qui vonait de mourir, il'en obtint un ordre à la com paguie des ministres de le’ pourvoir. Calvin s'oppos à cela avec ses aollègues qui n'approuvaient pas non plus que lui la doctrine et la conduite de ce Trolliet, et représenta si vivement au conseil le mal qu'il y avait dans une telle conduite, qu'il ftrévoquer l'ordre elconfirmer l'abservalion des lois ccelésiastiques. Heureusement pour Calvin on découvrit que deux conseillers avaient reçu de ce jeune homme des présens de corruption, l'un un saphir et l'autre on rubis. Cela rendit mauvaise la cause du jeune hermile et couvrit ces conseillers de confusion. Le jeune homme sait qu'il désespérit. de rien obtenir dece côté-là soit qu'il se rendit justice, renonça à l'em ploi saerë dont il étai ed eme dé ev demanda d'être pourvu de quelque office civil.*

Al y avait alors à Genève deux outrois ministres d'une vie déréglée, qui fréquentaient les lavernes et les étaves, ce qui faisait une peine éxtrème à Calvin, comme on le peut voir dans une de ses lettres. * Cela donna lieu à quelques maavais railleurs, de dire que les ministres voulaient se faire chanoïnes. L'un de ces ministres débauchés, nommé Champereau, ayant été censuré, se plaignit qu'on lai faisait tort; et pour faire dépit aux autres ministres, il prenait contr'eux le parti de Chastillon et de Troilles. Il y'avait 7 aus qu'il servait en ville, où on le voyait ordinairement dépenser dans la taverne plus que ces gages ne monlaicn!, sans penser à sa fille. Pour dler ce scandale de devant l'Eglise de Genève, on l'eavoya dans un village; mais lui, offensé d'un tel traitement, dermaudason congé qu'on lui accorda de bon cœur. *

# Hoset. V.2 Savion. Calv. vita et Epist p. 307. 3,9, Page: 567. hosel. et Savion. |, €.

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