MAULER, MORT DE FRANÇOIS
9 mars 1549, ? Dans cet intervalle de temps l'Eglise de Berne avait été troublée par les disputes et los contestar tions de ses ministres, au sujet.des controverses luthé: riennes, comme je le rapporterai bientôt. On y avait donc besoin d'un homme de poids, savant eLxélé, mais sage et prudent, et modéréré, 'pour y diriger l'Eglise d'une manière convenable. Comme done Jean Hallerse faisait de plus en plus estimer dans Berne par ces/belles qualités, quoique dans une grande jeunesse, les Sci: gneurs de Berne ne voulurent rien, | conserver, Avant que la seconde année fut écoulée, ils députèrent à Zurich, le 2 janvier 1550, leur pieux ban: deret J, Rodolf de Graffenried, avec Jacob Thormann, conseiller, poursolliciterles Seigneurs de ceue ville à lens céder Jean Haller pour toujours, avec offredeleuraitee | honorablement lui et les siens, de manière qu'il aurait lieu d'être satisfait. Les Seigneurs de Zurich déférèrent
enfin à leur prière, le 8 février 1580, et leur cédèrent, À
soi de luï, ils auraient droit de le rappeler. 1 demeura donc dans Berne et, deux ans après, Jos étant mort, il fut établi doyen ou chef du
Jean Haller purement et pour toujours ;, vu condition que s'il arrivait que l'Eglise PA |
était ici le lieu. Je reviens maintenant
l'an 1547. | Celle année 1547 vit mourir deux puissans croiss
Henri VILLE, roi d'Angleterre. et d'Irlande, et Frans |
sois K“, roi de France. Le premier mourut le 28 février,
! Ibid. 906. 807.
2 Hd. S4 — 547.
ET DE NENRE VIN noi D'ANGLETENNE, 353
ét le second le 31 mars. Ces deux princes s'étaient ordinairement liés ensemble contre Charles V, pour empêcher son trop grand aggrandissement. Ils firent üne faute considérable en souffrant que les empereurs accablassent les protestans d'Allemagne, C'était le zèle de religion qui leur avait lié les mains : ils le reconnurent bientôt, et dès celte année François était résolu de secourir les protestans ; mais la mort le prévint, ce qui rondit Charles encore plus rodoutablo, ! Pour co qui est d'Henri, il avait secoué le joug da pape, et s'était fait déclarer chef suprême de l'Eglise dans son royaume; mais cependant il retensit tous les autres articles de la religion romaine, de sorte qu'il perséculait également Jusqu'à la mort, ct les partisans de l'autorité du papo, et les partisans de la doctrine évangélique : ce qui fut cause que déjà dès l'an 1537 on vit à Zurich des anglais qui s'y réfugiérent, Henri VIII eut pour successeur son fils Edousrd VE, jeune prince de grande espérance, qui avait de morvoilleux dons, mais que la mort faucha bientôt après qu'il eut travaillé à réformer l'Eglise de.son royaume. “
Entre les Anglais qu'on vit à Zurich, l'un des plus considérables fut Jean Hooper, qui y vint de Strasbourg cote année avec sa femme et safille: étant à la cour d'Henri, il y avait lu les écrits de Bullinger, et Dieu lai avait fait la grâce d'ouvrir les yeux à la lumière. Ses sentimens lui attirèrent la disgräce de son père. Après que le roi Edouard fut monté sur le trône, Hooper vou-
. lut encore attendre quelque temps, pour voir sans doute le train que prendraient les affaires en Angleterre; et il ne s'y rendit qu'au bout de deux ans, éfant parti de
% Mosersy V. B4S, BAT.