‹ Histoire de la réformation de la Suisse (volume 4)Chapitre 61 sur 112 · FERDINAND ET LES CANTONS · texte numérisé non relu

FERDINAND ET LES CANTONS

ayant des occupations aillours, ne poussa pas plus loin scs conquêtes, Il envoya mémo un de 505 officiers aux cantons assemblés à Bade, vers la Gin de février pourles assurer : « que si méme il s'était emparé de la ville de Constance, ce n'était bulloment dans le dessein de leur faire du mat, ét qu'il était disposé à vivre ea bon voisin avec eux, et observer religieusement l'union béréditaire; qu'il était entièrement éloigné de faire ni querelle, ni attaque à aucun canton, ni pour les prétentions da prince de Piémont, ni pour les siennes propres. »En même temps il les priait de ne pas souffrir. chez eux los réfugiés de Constance. ? —— | Coute dernière représentation fat reçue avec plaisie par les cantons catholiques qui n'aïmaient” fugiés à cause de leur religion. Ces pauvres gens von Taïent s'établir dans les seigneurics communes ; los en 1holiques eurent la dureté de vouloir les en chasser es Bernois au contraire les soulinrent Mes | etintercédèrent vivement en leur faveur: a

Pour tout le reste de la roprérontalion! de L de Ferdinand, lous les cantons le reçurent c Cependant les villes de Bâle et de Schafo d de Coire, los abbés de St. Gall, de Croul:lingen, à! sidlen ot de Discotis; s0 plaignirent de nouvesu inquiétés par la chambre impériale de Spire, diète proviaciole de la Souabe, convoquée L'envoyé leur promit de faire cesser ces plaintes et les assure qu'il en avait déjà parlé u cureur fiscal de la chambre impériale de Spi

! Stettler 16L..b, 162. 3 Juste, b,

AK DUC DE SAVOIE. 507 qu'il lui avait déclaré l'intention de l'empereur sur ce sujet. !

Le duc de Savoie renouvela encore celle année ses sollicitations auprès de la diète par ses envoyés, pour se faire rendre les pays que les Suisses lui avaient pris. Ces envoyés osèrent méme dire qu'ils s’en rapportaient à ua écrit qu'on avait donné au duc pour cela, mais quand il s’agit de le montrer, ils n’en purent poiat trouver. *

Co prince voyant qu'il n'avançait rien par la voie de la négociation, entreprit d'en venie à bout far la voie des armes. L'empereur son beau-frère, ñe voulait pas rompre avec les Suisses pour l'amour de lui ; mais il le laissnit faire prêt à le désavouer, selon l’usage ordinaire dés princes, au cas qu'il ne réussit pas. Dans le mois de juin le Seigneur de Liancourt, ambassadeur de France, communiqua aux Soignours de Berne une loutre du prince de Melphi, qui lui apprenait que Fernand Gonzague, gouverneur de Milan pour l'empereur, était à la Val d'Aonte avec un corps de troupes pour surprendre Gonève. Ils en donnèrent d'abord avis'aux Genevois le 20 juin, et les gens du roi de France firent aussi la même chose promettant du secours de la part du roi leur maître. On eut aussi avis d'ané conspiration do quelques gentilshommes Savoyards, et l'on sut qu'il y avait dans la principauté do Montbeillard et dans lo comté de Bourgogne, des troupes prêtes à ontrer en Suisse. ? Mais les Bernois et les Genevois se tinrent si bien sur leurs gardes que ous ces complots s'en allèrent

4 Stettier 162.

? Id, 164.

5 W. Miss, 218. Rosot V. 24.

566 LATE D'ÉDOGANDM A NERNE.

en fumée. Los gentilhommes Savoyards quittèrent le

pays, et deux d'entr'eux qui avañent été arédeà Cham

bôry, étant venus à Genève y furent saisis, L s Goorge de Wartemberg, comte de

à cause de la guerre de Smalcalde, était tombé dans la |

disgräce de l'empereur Charles V, fut chassé de sa potite |

principauté, 1 0 retira dans le canton do Berne, et cb- |

tint de LL, EE. la permission de demeurer à Arna, |

Louis, comte d'OEtngen, qui était dans le même cas,

souhaita de demourer au Châtelard,, mais il be à

Lenir la pormission, Apparemment lasituation |

ton, entre Vevey et Chillon, parut suspecte (

reçu du ciel des talens extraordinaires qu'il. employs utilement à la gloire de Dieu en introduisant la réformes | Lion dans son royaume, Edouard, dis-je,

année un officier de sa cour à l'état de]

lettre de créance, Il était chargé de

que comme il avait appris que le canton d d'accord avec quelques aires cantons à religion ébrétienne, il les conjurait au cas vita un concile universel, de convenir ens ane conférence de la réponse qu'ils devaient suadé que suivantla bravoure et la fermeué

faite voir en d'autres occasions, ils ne se lui détourner de la vraie religion. » LL. BE. d

rent ce message du roi d'Angleterre avec beauc

À Rose Le.

3 Steuler 16h.

FASFEUNS OF AUMICN ET DE GENÈVE. 569 respect et de reconnaissance, el ÿ répondirent par une leure, du 14 décembre, où après avoir fait les complimens de félicitationet de vœux pour la prospérité de sa personne et de son règne, ils lui faisaient on subétance, au sujet du coneile, la même réponse qu'ils avaient faite aux cantons l'annéo précédente. #

XU. I ÿ avait plusieurs personnes de mérite et zéléos pour le bien de l'Eglise, qui s'imaginaient que les ministres de Zurich et de Genève ne tenaient pas la méme doctrine sur le sacrement de la Sainte Cène, à cause de quelque légère différence dans les expressions dont ils se servaient; et cela leur faisait de la peine. Ces gens-là avaient beaucoup de considération pour l'Eglise de Zurich, à cause dos excollons open.

son soin; mais ils faisaient aussi aux perte rm de Calvin: Comme donc ils souhaitaient de profiter des écrits des théologiens de Zuriek et de Genève, ils jugèrent nécessaire pour qu'aucune apparence de dissonsion ne mit obstacle à leurs progrès, qu'ils eussent ensemble une conférenee pour convenir de la manibre de s'exprimer, et faire voir ainsi à tout le monde qu'ils étnient parfaitement d'accord, Calvin plein de zèle pour l'édification de l'Eglise n& balança point. Aprbs avoir conféré par lettres avec Bullinger, il résolu d'aller conférer avec lui de boache, et pour cet elet il fit exprès au mois de mai le voyage de Zurich. H prit avec lui Guillaume Farel, pasteur de l'Eglise de Neuchâtel. Il conféra quelques jours avec Bullinger et les autres ministres do Zurich : et comme ils étaient tous d'accord pour Ie fond de In doctrine, ils convinrent sans peine du formulaire de

# Latin. Miss. 919. Stettler 464. b.

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