‹ Histoire de la réformation de la Suisse (volume 4)Chapitre 68 sur 112 · MONT ON PAPE PAUL UE · texte numérisé non relu

MONT ON PAPE PAUL UE

tant que je puis, la curiosité de cet homme. » Cependant ilne voulut point passer pour hérétique, et pour dissiper le soupçon qu'on avait contre lui, il ne fit poñnt dif= ficulté de donner une espèce de confession de sa foi: mais elle était si obscure et si ambigue, qu'elle aug menla le soupçon plutôt que de le diminuer, et on n'en fat point satisfait. Il était logé à Zurich, chez Pellican; et ce fut dans celte ville qu'il mourut jeune, le 14 mai 1562, n'étant que dans sa trente- septième as et

D'abord qu'on eut avis de sa mort, s0n neveu Faisie Socin, fils de son frère Alexandre, courut à Zurich, el emporta tous ses papiers, de peur qu'on ne les traitât comme on avait traité David Gcorge à Béle, CoMLelio | demeura depuis douce ans à la cour de Florence, et | l'an 1574 il vint à Büle, où‘ deméars rot! en} AU

voyagen dans la Transylranie, et passh caf dans la Pologne, où il fit revivre la doctrine anciens Samosalenicns , qui était éteinte dopuis 1200 ans, et laissa plusieurs disciples dans ces den

1549 et le 10 de novembre vit mou

Trente, el qui prit le nom de Jules I, L'afl

ce pape à prendre le nom d'un usurpateur payen, que celui de quelque héros chrétien, pouvait. dé connaître de quel esprit il était moné, H ne micux que son prédécesseur, On l'accuse de erit

4 Houing. 700, 704.

3 Hotting. 70.

RÉGLEMENT À ZUNE. 40% minebles, et cnir'autres de péchés éontre nalure, ! Voilà de dignes vicaires de Jésus-Christ ! bien propres pour réformer l'Eglise! Ses émissaires sollicitèront les cantons, de bouche et par écrit, à lai envoyer une ambassade pour le féliciter sur son élévation au trône pontifical ; où du moins à lui écrire ; les députés à la diète prirent celle proposition « ad referendum » et l'on en resta là. *

TT. Dans ces covjoncturos dangereuses où les Eglises protostantes étaient menncées d'être aceablées par leurs ennemis, il était bien nécessaire à celles de Suisse d'être unies entr'elles, et d'avoir aussi chacune 1a paix dans sou sein. Comme donc à Zurich on craignait qu'il no survint à cette occasion quelque division dans la régence, si l'on ne faisait pas un bon choix de magistrats , il fat trouvé bon et nécessaire de faire un règlement qui servit à écarter des emplois tous les mal intententionnés, et gévéralement lous ceux qui conserveraient encore dans leur cœur quelque vieux levain de papisme, Ainsi le 10 décembre 1560, le conseil souverain de Zurich ordonna qu'à l'avenir, « pour établie une bonne union et pour conserver notre véritable foi chrétienne, qui était extrémement haïe, comme il était notoire, on ne recevra aucus homme dans le grand conseil qu'il ne déclare soleunellement, et avant que de prêter le serment, non seulement qu'il ne désapprouve point notre religion (comme nous l'avons apprise de Dieu notre créateur, par les Saintes Ecritures de l'Ancien et du Nouveau- Testament, ét comme nous l'avons pratiquée avec hon= eur depuis plusieurs années ) avec toutes les céréwonies chrétiennes, les sacremens, et enlr'autres la,

* Skcidan.

* L. Seller 103,

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