‹ Histoire de la réformation de la Suisse (volume 4)Chapitre 69 sur 112 · IMPOT SUR LE PAYS ROMAN · texte numérisé non relu

IMPOT SUR LE PAYS ROMAN

Sainte Gene de Notre Seigneur Jésus-Christ; pareille: ment les ordonnances et les lois civiles, faites pour l'ad: ininistration do la police et de la justice, dans la capitale et dans le canton; mais platôt qu'il approuve el agrée ces choses du fond de son cœur, et qu'il y sera sincèrement attaché, » Que si quelqu’un n'était pas de e6 senti ment, mais qu'il aimât mieux se priver des emplois, non seulement il no pourra point étre admis aux, digoités, maie de plus, on prendra sur son sujet lee résolutions qu'il conviendra. * »

Cette année la peste ft encore da rayage en quelques endroits de la Suisse et du pays des Grisons. À Coir enleva onze cent personnes dans neuf somines, Jean Comander, ou Dorffmann, ce bon et zélé réformatour du pays en fot attaqué, mais il en guérit. À Neschâtel elle se ft aussi sentir, et à cette occasion il fut ordonsé que‘l'un des ministres irait visiter lag { emploierait un diaere à ses dépens pour ceute for | La peste se fit sentir aussi dans le ae “eu et dans la capitale, eus end a; Romand, jusqu'à Avenches, et l'automne sainne, el y dura encore les deux années 1551 et 1552. ? "

Le pays Romand conquis par les Bersois or Je dpt) Savoie, avait été hypothéqué par ce prince el prédécesseurs pour de grosses sommes ne pruntées. Les Bornoïs se crurent obligés de pi dettes ; mais pour les payer sans qu'il leur ei ils mirent un impôt sur tout ce pays-h, qui était le con.

! Mouting. 795.

©? Calve Ep. 06 # Ms. T'hont, et Man. de Laus. 292. et 25% be

POUR PAYER LES HYPOEMÈQUES. 407 lième denier de tous les biens qu'on possédait. On taxait lesbiess de chacun ot l’on rabattaitses delles. Ceux-qui n'avaient rièn, paysient six sous par feu: Les Bernoïs exemptèrent le 13 de mars, les Lausannoïs de cet impôt, à cause de l'honneur qu'ils avaient cu d'étre leurs alliés et “bourgeois, et de ce qu'ils leur avaient aidé à conquérir ce pays là; seulement ils taxèrent le corps de ville à la somme de mille écus, À prendre sur les terres qu'ils lui avaient données, proméllant que ce serait sans conséquence et sans déroger à leurs Franchises. ! :

Cependant les Lausannois trouvèrent cotte taxe fort onéreuse, et ne la payèrent qu'avec beaucoup de peine. Et même l'année suivante 1551, (le 22 moi) les conscils résolurent d'offrir à LE. EE, 800 écus, an lieu de 1000: les priant de s'en contenter, parce qu'ils n’en pouvaient pes faire davantage ; n'ayant rien ramassé encore que 500 écus, et étant obligés d'en emprunter 300 pour faire le reste.

Bb. BE. traîtèrent la ville de Payerne avéc la même douceur que celle dé Lausanne, en considération de ce qu'ils avaient été leurs alliés d'ancienneté, et s'étaient soumis à eux de bonne grâce dans la dernière guerre. Ils ne les taxèrent point de leur autorité; mais leur donandérent amiablemont un don gratuit, leur lais= sant la liberté de se taxer eux-mêmes. *

Céue imposition fil naître un petit différend entre les deux villes de Berne et de Fribourg. Les Bernois exigeaient celte imposilion gévéralement de Lous ceux qui possédaient des biens dans leur pays Romand, de quelque condition qu'ils fussent ; ainsi ils la firent payer aux

4 M Thon. et YVelseh, Miss. pi 27.

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