‹ Histoire de la réformation de la Suisse (volume 4)Chapitre 79 sur 112 · SUR L'ABOLITION DES YÂTES DE SHMAINE. LUE · texte numérisé non relu

SUR L'ABOLITION DES YÂTES DE SHMAINE. LUE

bien établi ; et si dans la suite on l'a rétabli, ilme sem ble qu'il n’y a pas là de quoi lant se scandaliser, Et cependant quand on aurait fait quelque faute, ceux-là ma font tort, qui me regardentcomme coupable du fait d'autrui. Adieu. » !

Calvin écrivit aussi les mêmes choses et à peu près dans les mêmes termes, (le 2 de janvier) à Jean Haller, ministre de Berne. El y dit de plas que, comme on demandait un jour à ce ministre N., qui avait pressé avec tant de force l'établissement de quatre fêtes : par quel droit la Circoncision du Seigneur avait plus d'honneur que sa mort ? il ne sut que répondre. Les gens, sjouteil, n'ont pas lieu de s’aigrir si fort, si nous nous servons de notre liberté selon que l'édification de l'Eglise le demande , comme aussi d’un autre côté il n'est pas jusie que notre üsage fasse nn préjugé contre les autres, ?

Calvin en écrivit aussi à Bullinger, qui lui avait des mandé la-raison de ce changement, Ce grand homme fut satisfait de la lettre de Calvin; et voïci ce qu'il lui répondit : (le 29 d'août) « Je n'altendais pas de vous, * mon cher frère, une autre réponse que celle que ous me faites ; car je sais que dans cos sortes de choses, qui ne servent guères à l'avancement de [a piété el qui cependaot alirent beaucoup de haine, vous n'avez Jamais été difficile. Pour moi, je souhaite qu'on observe dans ces sortes de choses celle liberté, que je vois qui a régné dans les Eglises depuis le temps des Apôtres. A1 y a doure ans, si je ne me Lrompe, que notre Eglise avait plusieurs fêtes, mais elle les abolit et ne retint que le dimanche

* Galv, Ep. 10%, 109 2 Abd 402.

Lu LERNE ET GENI HNOUYÉLLENT LES TRAITÉS.

et les fétes de Jésus-Christ, savoir : Noël, la Circoncision ot l'Asccnsion. Elle y ajouta l'Envoi du Saint-Es. prit à cause de la célébration de In Sainte-Cäno. Or, ln raison pourquoi elle abolit los autres fêtes , ce fut parce que nos voisins s'imaginaient que nous les célébrions à l'honneur des saints; afin done de faire voir publique mént que nous ne rendons point aux suints le culte qui

n'est dû qu’à Diou, nous les abolimes ! toutes ensemble. A la vérité il y eut uno grande allercalion au commen coment de ée changement, mais aujourd'hui nous sommes parfaitement tranquilles. * » |

Les deux villes de Borne et de Genève renouvelèrent leur traité de Combourgeoisio, le dimanche, 8 de mars;à mais ce renouvellement M pat me temens causés par la différence des usages ques. Los Genevois avaient le droit de collature! Cures des terres de Berne, Draillans et Arnoï vaient y établir des ministres et les déposer. En co quence de co droit ils voulaient que les ministres) t à leurs Colloques et se.

leur inspection et à leur correction, Mais les B le voulurent point soufirir et les députés y nève, le 20 février, pour le renouvellement dont je viens de parler, furent chargés de le, pas sans raison que Calvin

répugnance à quitter Strasbourg, pour ère, I prévoyait Lrès bien les peines et les qu'il ÿ aurait à essuyer, Îl en eut en effet de

l'elaient les fêtes des Aphtrus et de Jens Di

vion, Roset. V, 33, 2 fus, 126.

CALYIN ENTRASÉ DE TOUTES MANIÈRES. Lu ies : combats au-dehors, inquiétudes et insultes au-dedans, haï, maltraité et calomnié , lantôt par les adver-, saires de la vérité et tantôt par les ennemis de la vertu. Le dimanche, 8 mars, revenant de précher au temple de Si.-Gervais il fut rencontré sur le pont par quelques débauchés qui le heurtèrent insolemment. Il se contents de leur dire, que le pont était assez large pour passer. Ces insolens attaquèrent un potier français qui se trouve là et qui riait, le poursuivirent jusque dans sa boutique etle blessèrent. Il y eut là d'abord un grand concours de monde qui avaient les épées tirées, et l'un de: ces débauchés fut radoment bloscé à la téte; les autres criaient en pleine rue contre les étrangers : « tue! tue ! » et il se fit lh un grand tumule. On mit ces séditieux en prison avec le potier, Les députés de Berne qui se trouvaient à Genève, ayant renouvelé ce jour-là le traité d’Alliance, intercédèrent pour eux et obtinrent leur élargissement. Ils en furent quiuies pour, promettra de n'y retourner plus. H se commettait alors divers excès de cetté nature. Un jour Calvin allant faire sa leçon rencontra de ces libertins qui se moquèrent de lui tout ouverlement, Lune autre fois son valet aÏlant par la ville fot batin. "On méprisait les remontrances el les corrections du Cansistoire, et les magistrats châtiaient peu ceux qui lombaïont en faute, parce que les emploïs étaient occupés on partie par des gens de cé caractère. ! Leur insolence alla si loin, que lorsqu'il fallut élire des auditeurs ils brigusient tout ou vertement auprès de la bourgeoisie et parurent même devant le Conseil, menaçant de proposer au Conseil général plusieurs articles qui lui soraient désagréables. En on mot, ils se permettaient de traiter des affaires publi

1 Savion. = Rastt, V, 54

haë CALVIN CONSIDÈRE

ques, lout comme s'il: en oussont élé les maîtres. Ih avaient dans leur parti les magistrats les plus accrédités, de sorte qu’il n'y avait nulle autorité pour los réprimer, Voici encore un autre trait de la brotale fougue de cos gous. L'an 1546 on avait fait un édit qui défendait de donner aux enfans à leur baptômo, des noms qui pussent tendre à entrotenir l'idolftrie, et ordonnait do lourirsposer des noms tirés de l'Ecriture Sainte. El arriva dose | le 17 décembre 1551, que quelques-uns présentant/en enfant en baptême dans Le temple de St.-Gervais, le ministre refusa d'imposer à l'enfant le nom de Balihasat, que le parrain voulait lui donner. (La légende des trois rois, ou plutôt des mages qui vinrent adorer le Sauvesr, e que l'un d'eux s'appelait Baltbasar, l'autre Caspar, Fe Le parrain ot sa compagnie furent ndignés de ce rofas ot firont grand bruit dans, le temple, s'emportanl avec une fureur sage eu proférant ee mes. Et A vaot dre raisonnablement at tai:

nistre qui n'avait fait cd suivre la loï, ile s'6u pére | | la loi el so donnèrent tant do mouvemont ;\qu'enfinis bout d'une année ile la firent sbolir. Cela arriva énléser. soil ordinaire , le 11 de novembre 1552, * Parmi cos chagri la consolat on de

tholiques. El les dédia à Edouard VI, roi d'

Iles lui envoya par Nicolas Des Gallas, l'und

de Genève, et son présent fut parfaitement bien reçià

la cour. Voici ce que Calvin lui-même en pus ami Farel : « Lorsque (Des Gallas) eut préscnié malelire)

# Hoset.V: 8 et 40.

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