‹ Histoire de la réformation de la Suisse (volume 4)Chapitre 9 sur 112 · POUR LA RÉUNION AVEC LUTHER · texte numérisé non relu

POUR LA RÉUNION AVEC LUTHER

Yous, » Après quelques légères contestations ils convinrent; 1°; qu'il faut admettre un irope dans ces paroles, etque ce lrope est une métaphore et non une synec doque ; et Bucer protesta qu'il s'en tenait à ceiqui était contenu là-dessus dans l’éclaircissement de la confossion de Bâle” a le mot ceci dans celle sentence, ceci est mon corps montre, non seulement le pain œux yeux du corps, mais aussi le corps même de Jésus-Christ aux yeux de l'Esprit. »

… Cela posé ot reconnu de partotd'antre, que le pain n’est point le corps même du Scignour, ct qu'il y a ainsi deux choses distinctes dans le sacrement ; (le pain et le vin d'un côté, le corps et le sang du Seigneur de l'autre : en telle sorte qu'en voit les premiers corporellement par les yeux, et qu'on les louche des mains, et que ceux-ci sonk reçus par da foi seule; ) on demandait, quelle est cette union sacramentale ? Car en toute union il faut nécessairement un lien qui lieules deux sujets. Bucer répondit, que le le lien est ici la sigoification, suivant l'institution et l’alliance de Dieu; que l'union est, du eôté de Dieu son inslitution el sa promesse, el du edté de l'homme la foi; tout comme dans la Parole de Dieu il y a deux choses à considérer : la Parole méme, et la chose qu'elle signifie, étque ces choses ne sont joinles que par la signification. Comme la chose siguiféo par la Parole n'est pas attachéecorporellementà la Parole, mais seulement annoncéc par la Parole, ct que la Parole n'est pos la chose même qu'elle annonce, on conviat de part et d'autre qu'il en était de méme des sacremeons ; que les signes ne sont pas lachoseméême qu'ils signifient, ét que les choses signifiécs demeuraient dans leur rang propre sans mélange. *

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