‹ Histoire de la réformation de la Suisse (volume 5)Chapitre 50 sur 60 · LA BATAILLE · texte numérisé non relu

LA BATAILLE

Cappel esl 2i trois Ueaes de. Zaricb. Le chemin va toujours en montant^ parce qn'il faut traverser nne montagne assez rade. Comme donc les troupes des cinq Cantons parurent à la vue de ceux qui étaient a Cappel , ceux-ci envoyèrent incessamment divers exprès les uns après les autres^ pour faire hâter la marche du gros de Tarmée ^ afin qu'elle vint à leur secours. La rudesse da chemin et la précipitation de la marche fatiguèrent plusieurs personnes d'entre les soldais, qui étaient avancés en âge , et particulièrement ceux qui étaient cuirassés , de sorte que quand ils furent arrivés k Cappel ils ne purent pas beaucoup agir. Les ennemis de leur côté étaient friâs. Ik s'étaient reposés^ et n'avaient eu qu'une petite lieue à faire pour arriver à Cappel. H en était tout autrement a l'armée de Zurich. Les vieux soldats et les cuirassiers demeurèrent en chemin^ et ne apurent point se trouver au combat; et l'artillerie^ nécessaire pour cette armée, demeura aussi en arrière. La cavalerie voulut s'avancer pour attaquer. Hais quelques-uns , ou par lâcheté ou (comme on l'a soupçonné) par trahison^ disaient : « Qu'il était trop tard pour aller au combat , et qu'il valait mieux > aller joindre leurs gens tous ensemble; » Zwingli leur dit : a Pour mqi je yeux aller, au nom du Seigneur^ vers ces honnêtes gens^ prêt a mourir avec eux et parmi eux, ou aider à les délivrer. 3» Ce fut dé cette manière que la grande armée arriva vers les trois heures du soir^ avec la iuinnière ( tandis que les deux armées se canoiuiaient), mais toute en désordre et en petit nombre ; car il n'y avait pas plus de dix-huit cents à deux mille hommes. ^ Comme quatre heure sdu soir approchaient et que le

* Hotting. 889.

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