BERNE DEMANDE OU SBCOU&S AUX CANTONS
Cependant tous les sujels d'Inlerlaken ne se laissèrent pas entraîner au mouvement de cette rébellion. Ceux d'Unspunnen et d'Unterséén et une centaine d^autres demeurèrent fidèles à leurs seigneurs. Les Bernois prirent enfin les armes ^ et (dans une diète. assemblée le 19 novembre) demandèrent du secours aux autres Cantons. Ils en demandèrent aussi à toii;^ leurs autres alliés. Les Zuricoîs l'accordèrent de fort bonne grâce ^ disant , que le tort qu'on faisidt a leurs alliés de Berne, on .le faisait à eux-mêmes^ et que l'affaire des Bernois était la leur propre. ^ Mais il n'en fut pas de même des autres Cantons ; Fribourg et'Soleure le refusèrent tout net 9 parce qu'il s'agissiait de religion. Les cinq Cantons et Fribourg firent plus ; non-seulement les premiers refusèrent du secours aux Bernois ^ mais même ils envoyèrent ordre à Bremgarten et à Mellinguen de ne point laisser passer les troupes de Zurich qui iraient joindre celles de Berne.
Les Fribourgeois aussi pensèrent tout de bon a faire la guerre aux Bernois , et à Joindre leurs troupes à celles des rebelles ; et ils l'auraient fait y si les Bernois n'eussent pas bientôt triomphé de leurs ennemis. Dans ce dessein y ils demandèrent du secours à leurs alliés de Genève * et de Lausanne, ^ aussi bien que les Bernois. Les Genevois donnèrent du secours aux Bernois et aux Fribourgeois. Lausanne donna aussi soixantesix arquebusiers aux Bernois ; ^ je n'ai pas pu découvrir
* HoUing. p. &5&.
' Spon. 1. 303.
' Arch. Laus. voyez leur leltre enire les Pièces justificatives ,
* Msc. Pinaut. Msc. Laus. 331. b.