‹ Histoire de la réformation de la SuisseChapitre 120 sur 257 · Les sacremens de l'Eglise romaine rejetés, etpour · texte numérisé non relu

Les sacremens de l'Eglise romaine rejetés, etpour

quoi.

III. Il y a des gens qui prétendent que les sacremetu du nouveau peuple sont au nombre de sept. Ils y comM tent la pénitence, les ordres, le mariage, la coQlirni#> tion et l'eslrême onction. Pour nous , nous regardons hl pénitence, l'ordination des ministres, non celle qui M pratique parmi les papistes mais celle qui se fait à l'inÙ! lalîon des apôtres , et le mariage comme des choses qaà Dieu a établies, mais non comme des sacremens. La confirmation et l'e.xtrcme onction sont des inventions humaines dont l'Eglise peut se passer sans y rien perdre. Aussi ne les avous-nous point dans nos EgMses ; car il t^ib fait certaines choses que nous ne pouvons nullcincid approuver. Nous détestons cnticremeul tout ce Irafii que le clergé romain exerce dans la dispcnsalion desl

HELvâtlQUE. SSH

sacrenieDs. L'auteur de tous les Eacremeus csl Dieu seul et QOo aucun homme. Les hommes n'ont pas le pouvoir d'ioslilucr des sacremcns; car ils font partie du culte religieux qu'on reud à Dieu. Or, il n'appartient point aux hommes d'instituer et de régler une forme de culte pour rendre a Dieu. Ils doivent uniquement recevoir et garder celui que Dieu leur a prescrit. D'ailleurs les symboles sont accompagnés de promesses qui exigent de la foi ; et la foi ne s'appuie que sur la seule Parole de Dieu. Et dans cette afTaire la Parole de Dieu est comme une patente ou un âiplôroe, elles sacremens en sont comme le sceau que Dieu seul attache à sa patente.

i. Le Seigneur opère dans les sacremens.

IV. Et comme Dieu est l'auteur des sacremens, aussi opèrc-t-il perpétuellement dans l'Eglise, dans laquelle les sacremens sont administres comme il faut ; en sorte que les fidèles , recevant les sacremens de la main du minislre, reconnaissent que Dieu opère dans ce rite qu'il a établi, et qu'ils reçoivent par conséquent les sacremens tout comme s'ils les recevaient de la main de Dieu même ; et que si les miaislres ont quelque défaut considérable, cela ne leur fait aucun tort à eux, puisqu'ils reconnaissent que la perfection et l'intégrité des sacremens dépend de l'institution de Dieu. Aussi saventils bien distinguer dans l'administration des sacremens entre le Seigneur lui-même et le ministre du Seigneur, confessant que c'est le Seigneur même qui donne les choses figurées par le sacrement, et que les ministres du Seigneur ne donnent que les symboles.

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