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FORMULAIRE DE CONFESSION

«DE LES ENFAHS AURONT A FAIRE ET SOUSCRIBE ËMRE LES UAïaS DU BECTEUK DE l'aCADÈMIE DE GENÈVE. *

Je proteele de vouloir suivre el teoir la doclrine de foi, telle qu'elle esl contenue au caléchisme de cette Eglise, et de m'assujettir aussi à la discipline, laquelle y est établie, el de n'adhérer ou consentir à nulles sectes, qui soient pour troubler la paix et union que Dieu a ici mise, selon sa Parole.

Et alÎD de mieux spécifier el fermer la porte à tous subterfuges : 3e confesse qu'il y a un seul Dieu, auquel il nous faut tenir, pour le servir et adorer, et y avoir notre fiauce et refuge ; et combien qu'il soit d'une simple essence, toutefois il ne laisse pas d'être distingué en trois personnes. El déteste toutes les hérésies qui ont été condamnées, tant au premier concile de Nicée, qu'au premier aussi d'Ephèse, et en celui de CAalcédoine. Item, toutes les erreurs qui ont été renouvelées par Servet et ses complices ; me contentant de cette simplicité, qu'en l'essence unique de Dieu, il y a te Père, qui a engendré, de toute éternité, sa Parole, et a aussi toujours eu son Esprit ; et que chacune personne a tellement sa propriclé, que la divinité demeure toujours en BOQ entier.

Je confesse aussi, que Dieu a créé, Don-seolement le monde visible, à savoir le ciel et la terre et tout ce qui

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y est coDlenu ; mais aussi les esprils invisibles, dodl; les uns ont persisté en son obéissance, el les autres de leur propre malice sont trébuches ca perdition; mais que la persévéraoce qui a élé es Anfjes, est venue de l'élection gratuite de Dieu, qui a coolinué son amour et sa bonté envers eux, en leur donaanl fermeté immuable de persister toujours en bien. Pourquoi je déleste l'erreur des ManichéeDe, qui ont imtlgitté quAlftj Diable était mauvais de nature, et raêmd avaii 9<M pine et principe de soi-même.

Je confesse, que Dîca a lellemenl créé le fMwdc une fois, qu'il en est toujours gouverneur} t*rltemeT>l que rien ne se fait et ne peulad»enîr, que par soit conseit el providence. El quoique le Diable ei le* ré^ouvét machinent de mettre tout en confusion , même q»e let fidèles par les fautes qu'ils commettent p«rvèrlÎ9seiM l'ordre de droiture; toutefois que Dieu a^ant Is sapériorilé souveraine par dessus, convertit le ma) ea bien, et quoiqu'il en soit, qu'il dispose (oui el conduit d'âne bride secrète c*. d'une façon admirable, qu'il nous faut adorer en toute faumililé ; pour ce que nous ne la prenons point.

Je confesse anssi , qoe l'bomnte a été créé à l'iOu de Dieu, en pleine inlégnlédc son esprit, volonté, Bt' toutes les parlies, facultés et sens de son âme; qne loule la corruption et les vices qui son! en nous, sont pro> cédés do ce qu'Adam, notre père, s'est aliène de Dieo, par sa rébellion ; el en délaissant la source de vie el de tous biens, s'est asservi a toute misère. Ainsi que noua naissons en péché 6rigînel, et sommes tous maudits de Dieu cl damnes, dès le ventre de la mère; non pas seulement par la faute d'autrui ; mais à cause de la ma-

lice qui est en nous, encore qu'elle n'y apparaisse poinl* J

Je confesse aussi, que le pcchc oHgiuel cmporle avougleDienl d'esjirit et perversité de cœur; IcUemeiit, que nous sommes dépouillés de tout ce qui apparlienl à la vie celesle, et mèiii6 que touG les donii naturels sont dépravés et souillés en nous : qui cet cause que nous ne saurionsavoir nulle bonne pensée, ni mouvement à bien faire. £l déteste ceu>: qiû nous atlribuent quelque franc arbitre, pour aspirer à bien, pour nous préparer à être en la grâce de Dieu, ou co-opérer comme de nousmêmes à la vertu, qui nous est donnée par le Saint- Eepril.

Je confesse aussi, que par la bonté inestimable de Dieu, Jésus-Cbfist nous a clé donné pour remède, afin de nous ramener de mort à vie, et restaurer ce qui était déchu en Adam ; et que pour ce faire, Lui, qui était la sagesse éternctlc de Dieu son Père, et d'une même essence, a velu notre chair; tellement qu'il a clé fail Dieu et homme, en uae seule perjionne. Sur quoi je déleste toutes les hérésies contrevenantes à ce principe, comme de Itlarcion, Dlanichce, Nestor, Eutichc et de leurs semblables. Ilem , les rêveries que Scrvet et Sabwenti-feld ont voulu remettre au-dessus.

Quant au mo^cu de notre salut, je confesse que Jésus- Ghrial, en ga mort et en sa résurrection, a parfait et accompli tout ce qui élail requis à effacer nos oiTenses, alin de nous réconcilier à Dieu, son Père; et qu'il a surmonté la mort et le Dïablc, afin que nous jouissions du fruit de sa victoire ; et aussi il a reçu le Saint-Esprit en toute plénitude , afin d'en distribuer à chacun des siens, selon la mesure que bon lui semble.

Je confesse donc, que toute notre justice, par laquelle nous sommes agréables à Dieu, et en laquelle il nous (oui du tout reposer, gil en la rémission des péchés, la-

quelle il aous a acquise au laf emect que dous avons en son sang, et au sacriHcc unique par lequel il a apaisa; l'ire de Dieu envers nous ; et lieos pour une présomption ' détestable, que les hommes s'altribueat aucun mérite » pour y mettre nne"seule goutte de la déliance de leoT' salut.

Je confesse cepeDdaut, que Jésus-Cbrist non-seule» meut nous juslifiCr en couvrant toutes nos fautes et ini*, quités, mais nous renouvelle aussi par son Esprit; fit que ces deux choses sont inséparables , d'obtenir pardoB de nos péchés, et d'être réformés en sainte vie. Iftau pour ce que, jusqu'à ce que nous sortions du monde, il demeure toujours beaucoup de pauvretés et vices E nous-mêmes, ( tellement, que toutes les bonnes ceuvrei que nous faisons par l'aide du Saint-Esprit, sont enla* chées de quelque macule ) il nous faut toujours avcnr notre refuge à la justice gratuite, procédente de l'oboi» sance que Jésus-Christ a rendue pour nous ; d'autaal que nous gommes acceptés en son nom, et que Dieu n nous impute point nos péchés.

Je confesse que nous sommes faits participans de J^ sus-Christ et de tous ses biens, par la foi de l'Evangile^ quand nous sommes assurés d'une droite certitude à promesses qui sont là contenues. Et pour ce que ,ceb surmonte toutes nos facultés, que nous ne rapproavoiiB;< avoir sinon par l'Esprit de Dieu, même que c'est un dol^ spécial qui n'est communiqué si non aux élus , qui ODl été prédestinés devant la création du monde à l'héri* tage de salut, sans aucun égard de leur dignité, i^ vertu.

Je confesse aussi, que nous sommes justifiés par & foi, en tant que nous accceptons Jésus-Christ qui doO est donné du Père, pour Médiateur, et sommes fond^

sur les promesses de l'Evangile, par lesquelles Dieu nous tcstifie, qu'il nous tient et avoue comme ses cnfang^ pour justes et purs de toute macule , en laot que nos pêches sont eflacés par le sang de son Fils. Sur quoi je déteste les rêveries de ceux qui Teuleat faire accroire, que la justice essentielle de Dieu est eu nous, ne se contentant point de l'acceplaiioo gratuite, à laquelle seule TEcrilure nous commande de nous arrêter.

Je confesse, que la foi nous doane ouverture et accès pour invoquer Dieu , et que nous le devons invoquer arec certitude d'être exaucés selon qu'il nous a promis ; et que cet honneur lui doit être réservé à lui seul, comme le sacrifice souverain par lequel nous déclarons que nous tenons tout de lui. Et combien que nous ne fioyons pas dignes de nous présenter devant sa majesté , toutefois qu'ayant Jésus-Christ pour médiateur et avocat, nous avons bien de quoi nous contenter. Sur quoi je déteste la superstition qui a été controuvée de s'adresser aux saints et aux saintes, afin de les avoir pour patrons, qui intercèdent envers Dieu.

Je confesse, que tant la règle de bien vivre que l'instruction de la foi, sont contenues en l'Ecriture-Sainle , voire en toute perfection; tellement, qu'il n'est licite de rien ajouter ni diminuer. Surquoi je déteste tout ce que les hommes ont dressé de leur iovenlion propre, tant pour en faire article de foi, que pour obliger les consciences à leurs lois et statuts. Et en général, je rejette toutes les façons de faire qu'on a introduites pour le service do Dieu, sans t'autoritc de sa Parole; comme sont toutes les cérémonies de la papauté. Et déteste tout le joug lyrannique dont les pauvres Sracs ont été oppressées; comme esl la toi de se confesser, la défense du mariage, et choses semblables.

Je confesse, que l'Eglise doil être goiivornce par laf 4 pasteurs, qui ont la cbarge d'aonoDccr la Parole de Dieu ei administrer les sacremens ; el que nul ne s'y doil ingérer de soi-même, sans cleclioa légitime, pour éviter confusion ; cl que si ceux qui ëodL appelés à ceUeJ charge, ne l' exercent iidclement, ils en doiveot élrofl dcposés, ei que toute leur ptiiâsaace et supériorité esl dal conduire ceux qui leur sont commis par la Parole d0 ^ Dieu ; lellemcat que Jésus-Cbrisi demeure toujours sovh J verain pasteur et seul mailre de son Eglise, et qu'oa I n'écoute que sa voîx. Sur quoi je déleste tout l'élsl de I la papauté, qu'ils appellent hiérarchie, confmc une cou- I fusion infernale, établie en dépit de Dieu, et en moque- ' rie et opprobre de la chrétienté.

Je confesse, qu'outre la prédicalion, à cause de notre rudesse etiDfirmilé; nous avons besoin des sacrenienBi comme de sceaux qui soient pour raiiiior les promesses de Dieu en nos cœurs; et qu'il y en a deux qui nous ont été ordonnés de Jé.-^us-Christ; h savoir te baptême et la Cène, et non plus. Le premier, pour nous donner entrée en l'Eglise ; le second, pour nous y entretenir. Et rejette les cinq sacreiDcns que les papisEea ont forges de leur lèle.

Et combien que les sacremens nous soient arrhes, pour nous assurer de la grâce de Dieu , toutefois je confesw qu'ils nous seraient inutiles, sinon d'autant que le Sain) Esprit les fait valoir comme instrumcns, afin que t liance ne soit nullement distraite de Dieu pour s'amuser 1 aux créatures. El même je confesse que les sacremeu J sont dépravés et corrompus quand on ne les rappurlÉ poiul à ce but, de chercher en Jésus-Christ tout ce qiq apparlicnl à notre sbIuI, et qu'on les applique à auU MSflgC que d'avoir notre foi du tout arrêtée eu lui.

d'autant que la promesse d'adaplion s'cIeDd à la ruce des fidèles, je confeEse que les petits eufans doivent cire reçus en l'Eglise par le bapléme, et déteste sur cela l'erreur des anabapltsles.

Quant h la Cène, je confesse que ce nous est un lémoignagc de l'unité que nous avons avec Jésus-Christ, d'anianl qu'il n'est pas seulement une fois mon cl résuscilo pour nous, mais aussi nous repaît vraiment et nourrit de sa chair et de son sang , à ce que nous soyons avec lui et que sa vie nous soil commune. Combien qu'il soîl au ciel jusqu'à ce qu'il vienne pour juger le monde, toutefois je crois que par la vertu secrète et incompréhensible de son Esprit, il vivifie nos âmes de la substance de son corps et de son sang.

Et en général je confesse que , tant en la Cène qu'au Baptême, Dieu nous donne réellement et accomplit par effet ce qu'il y figure ; mais que pour obtenir un tel bien, il nous faut conjolndre les paroles avec les signes. Sur quoijje déteste l'abus et corruption de la papauté, d'avoir Ole le principal des sacremens, assavoir la doctrine, pour nous enseigner du vrai usage et du fruit qui en procède, et en avoir fait comme des charmes et sorcelleries.

Aussi je confesse que l'eau étant un élément caduque, ne laisse pas de nous teslifier en vérité au baptême, la vraie présence du sang de Jésus-Christ et de son Esprit , et qu'en la Cène le pain et le viu nous sont vrais gages et infaillibles ; que nous sommes nourris spirituellement du corps et du sang de Jésus-ChrtsI ; et ainsi je conjoins avec les signes lu possession cl jouissance de ce qui nous y e^l présenté.

Et d'autant que la Sainte-Cène , selon qu'rlle a été

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élablie de Jésus-Christ , nous est un trésor inestimable et sacré, tant plus je déleste, comme un sacrilège ïd- BUpportable, cette maudite abomination de messe, laquelle ne sert qu'à renverser tout ce que Jésus-Cbrist nous a laissé, tant en ce qu'on en fait un sacriBce pour les vivans et pour les morts, qu'en tout le reste qm contrevient- à la pure institution du sacrement de U. Cène.

Je confesse que Dieu vent que le monde soit gouverné: par lois et police , aGn qu'il y ait quelques brides ponr réprimer les appétits désordonnés des hommes. Ainsi qu'il a établi les royaumes, principautés et seigneuries, et tout ce qui appartient à l'clat de justice, et en veut èlrc reconnu auteur , afin qu'à cause de lui , non-seulement on endure que les supérieurs dominent , mais aussi qu'on les honore et prise en toute révérence , les tenant pour ses lieuleuaus et orficiers, lesquels il a' commis pour exercer une charge légitime et sainte. Pour tant qu'il faut obéir à leurs lois et statuts , payer tributs el impôts et autres devoirs , et porter le joug de sujetlion d'une bonne volonté et franche, moyennant que l'empire souverain de Dieu demeure en son entier.

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