AUX TOMES VI ET VII
LETTRES PATENTES DE VOS TRES- REDOUTES SEIGNEURS DE BERNE; SUR LA DIFFAOïnATlON FAITE PAR CERTAINS LEURS MINISTRES CONTRE LES ffllNISTRES DE LA CITÉ DE GENEVE.
L'advoyer et conseil ; etc. Ils nous ont^ nobles^ sages et prudens , nos chers amis et comboargeois syndiques et consçil de Genève, par lettres fait entendre , comioae par leurs prêcheurs soient avertis pource qu'avec grand scandale de l'Evangile , leur doctrine par aucuns de nos prêcheurs et autres sujets soit été blâmée. Donc pour remédier à tel mal , ils avaient délibéré de recourir vers nous, pour en faire plaintif , et nous prier d'y mettre ordre. Or pour ce que le bruit de telles diffamations est
grand et mauvais, et qu'il redonde à grand opprobre par toute la chrélienlc, leur a semble bon que lesdils mtnislres eussent recours vers nous. Sur ce nous ont lesdils ministres de Genève écrit au coctenu des doubles de leurs lettres cî-sous closes. Or ayant lesdites lettres bien enlendiies, cl la chose bien considérée, principalemeot les difîamaiions et blâmes en icelles nienlionnées, el y avons reçu Irès-graod déplaisir et regret, vu que par icelles leurs Eglises non-seulement sont troublées, mais aussi offensées cl scandalisées. Et comme par union el Iranquillilé chrélicnne, amiiiéet fralernîlc ruinée, et tout enseutble grands el pclils merveilleusement scandalisés ; donc eussions bien pense cl nOD» confié que les personnages nommés es dites lettres se fussent de cela déportés, et bien considéré la conséquence. Pour obvier es [roubles, fâcheries, divisions, discussions , noises et plusieurs autres maux provenant de ce es Eglises; aussi ces do'^tcursinstruils en la Sainte- Ecriture, pareillement au simple peuple ; voire fussent été records des remonlrances cl admonitions es derniers chapitres par nos commis faites ; pareillement à nos ordonnances , statuts , mandemcns , édils et exhortations , pour enlrclcueroenl de paix, union, Iranquillilé , concorde es Eglises ; aussi fraternelle dileciioa par ci-devant émanées. Dont par justes raisons lesdils trsiu gresseurs auraient bien inérïlé vive griéve punition, mcmemcnt bannissement hors de nos terres et pavi comme ils en ont élé menaces. Toutefois pour ce coM leur voulons de singulière grâce pardonner, espéra que cî-aprcs ils ne coramellronl de telles ou semblablet' fautes. A vous tous généralement, et à un chacun particulièrement expressément mnndnna el commandans, on tant que désirez éviter notre mâle grâce , griève piM*!
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nilion cl susdit bannissemenl , que dorénavanl vous ayez à déporter de têts ou semblables outrages , blâmes , injures, difTamaiions, offensions, scandales, conccrlations , vaines el frivoles disputnlions , soit publiqtieinenl ou secrètcmenl de fait, de paroles et écrit; ains avec vos frères chrétiens , serviteurs et mînisircs de la Sainte Parole de Dieu, vivre, entretenir paisiblement el unanimémeut en Jcsus-Cbrist, noire seul Sauvevr, etc. Lequel prions à ce noas donner sa grâce. Datiim , ce 1 7 novembre 1554.
AUTRES PATENTES CORSBCIJTIVES AU7 LE HtÊIIE FAIT.